Les européens

L'essentiel en quelques mots
Synthèse des contributions

Synthèse des travaux du groupe projet “Fonctionnement de l’Union européenne”

Le texte qui suit est proposé par des membres du Groupe de projet Europe “Fonctionnement de l’Union européenne”. Il n’engage pas la responsabilité du Mouvement Démocrate.

Une Europe sans les peuples ?

Les quinze dernières années ont vu la montée dans les opinions publiques européennes d’une forme « d’appétence démocratique », d’une volonté affirmée de mieux participer aux décisions politiques prises. Cette mutation est un des fruits de la mondialisation : plus les décisions semblent échapper aux circuits politiques traditionnels et proches et plus se fait sentir cette demande de proximité avec les politiques et la Politique.

L’espace communautaire n’a pas fait exception, bien au contraire au sentiment de plus en plus répandu de perte de contrôle des citoyens sur ce qui y était décidé. Mais peut-être plus qu’au niveau national, le niveau européen renvoie aux Européens un sentiment de perte du sens, d’absence d’identification des objectifs et des buts poursuivis. Les référendums populaires sur les questions européennes depuis le traité de Maastricht ont traduit cet éloignement croissant entre les citoyens et l’Europe : référendum négatif au Danemark en 1992, référendum disputé et victoire courte du oui en France sur Maastricht, référendum négatif irlandais en 2001 sur le traité de Nice, référendums négatifs sur la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas en 2005, référendum négatif irlandais en juin 2008. Bien sûr, d’autres référendums ont donné des résultats positifs : tous les nouveaux États membres d’Europe centrale et orientale ont validé leur entrée dans l’Union européenne par des référendums positifs, l’Espagne et le Luxembourg ont voté favorablement, par référendum, pour la Constitution européenne.

Mais il n’empêche que s’installe peu à peu dans les esprits l’idée que les peuples ne veulent plus de l’Europe et qu’ils sont comme emmenés « contre leur gré » dans la poursuite d’une construction essentiellement bureaucratique et élitiste. Le « chantage » qui s’exerce sur les « mauvais » votants est ce qu’il peut paraître de plus difficile à accepter et de moins démocratique qu’il soit. Certes la France a ratifié le traité de Lisbonne, mais il reste parmi nos concitoyens cette idée qu’il s’agissait, par une ratification parlementaire, d’éviter de consulter à nouveau les Français.

Abraham Lincoln définissait la démocratie comme un « gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple ». Le MODEM doit rétablir cette continuité démocratique entre les citoyens et l’Europe, de telle façon que les Français puissent se reconnaître dans le projet européen. L’Europe n’est pas la “chose” de tel groupe de pressions sachant se faire écouter par les cabinets ministériels, elle est notre bien commun, notre res publica. Les élections de juin 2009 sont au commencement d’une révolution démocratique, prolongement d’une autre Révolution (celle de 1789) mais avec le même but : replacer le citoyen au centre des pouvoirs politiques.

Lire la synthèse des travaux dans son entier avec les propositions développées :

Synthèse des travaux du groupe projet “Fonctionnement de l’Union européenne”


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