Les européens

L'essentiel en quelques mots
Synthèse des contributions

L'essentiel en quelques mots :

Le fonctionnement de l’Union européenne peut dérouter même les plus avertis des citoyens. Pour devenir acteurs de l’Europe, nous devons écrire ensemble un projet de refondation européenne et définir des modalités de conduite de ce projet qui soient adaptées aux exigences citoyennes du monde contemporain.

À l’issue d’une construction d’abord et avant tout économique, marquée par la création de la CECA en 1951, le Traité de Rome, l’Acte Unique européen de 1986 et le Traité de Maastricht de 1992, l’Union européenne a procédé à un élargissement spectaculaire, montant son nombre d’États membres à 27. Pour autant, aucune démocratisation substantielle des institutions communautaires n’a été conduite. C’est toujours le Conseil européen qui domine le triangle institutionnel, même si le Parlement européen gagne en légitimité dans le débat institutionnel et public.

Le Traité de Lisbonne établi le 13 décembre 2007 mais en attente de ratification à la suite du « non » irlandais peut apporter une nouvelle dimension, plus intégrée et plus démocratique. Les mécanismes de codécision avec le Parlement européen seraient alors immédiatement étendus à de nouveaux enjeux tels que la politique agricole et rurale, la politique de la mer, la justice, les affaires intérieures. En attendant, il est urgent de résorber le gigantesque fossé qui sépare les citoyens des institutions européennes.

Premiers éléments de réflexion sur la thématique «Fonctionnement de l'Union européenne»

Synthèse des travaux du groupe projet “Fonctionnement de l’Union européenne”

Le texte qui suit est proposé par des membres du Groupe de projet Europe “Fonctionnement de l’Union européenne”. Il n’engage pas la responsabilité du Mouvement Démocrate.

Une Europe sans les peuples ?

Les quinze dernières années ont vu la montée dans les opinions publiques européennes d’une forme « d’appétence démocratique », d’une volonté affirmée de mieux participer aux décisions politiques prises. Cette mutation est un des fruits de la mondialisation : plus les décisions semblent échapper aux circuits politiques traditionnels et proches et plus se fait sentir cette demande de proximité avec les politiques et la Politique.

L’espace communautaire n’a pas fait exception, bien au contraire au sentiment de plus en plus répandu de perte de contrôle des citoyens sur ce qui y était décidé. Mais peut-être plus qu’au niveau national, le niveau européen renvoie aux Européens un sentiment de perte du sens, d’absence d’identification des objectifs et des buts poursuivis. Les référendums populaires sur les questions européennes depuis le traité de Maastricht ont traduit cet éloignement croissant entre les citoyens et l’Europe : référendum négatif au Danemark en 1992, référendum disputé et victoire courte du oui en France sur Maastricht, référendum négatif irlandais en 2001 sur le traité de Nice, référendums négatifs sur la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas en 2005, référendum négatif irlandais en juin 2008. Bien sûr, d’autres référendums ont donné des résultats positifs : tous les nouveaux États membres d’Europe centrale et orientale ont validé leur entrée dans l’Union européenne par des référendums positifs, l’Espagne et le Luxembourg ont voté favorablement, par référendum, pour la Constitution européenne. Lire la suite »

Aller plus loin »