Réactions aux résultats des élections européennes de François Bayrou
Dimanche 7 juin au siège du Mouvement Démocrate, François Bayrou a déclaré qu’il prenait “sa part de responsabilité” dans le résultat de son parti.
“Le résultat d’aujourd’hui est une déception. Il y a eu deux bons résultats électoraux, au moins apparents, le maintien de l’UMP et surtout le grand succès des écologistes.
De ce résultat, bien entendu, comme président de ce mouvement, je prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message auquel j’étais attaché. J’ai pensé que l’on ne pouvait pas séparer les enjeux nationaux et les enjeux européens. Je n’ai pas réussi à faire partager ce sentiment. Et je me suis laissé entraîner dans une polémique excessive qui a troublé.
La vie, c’est comme ça : ce sont des succès et des revers. Des revers, il faut tirer les leçons. Je le ferai.
Maintenant, les problèmes de la vie de tous les jours, qui n’ont pas été abordés dans cette campagne, vont revenir. La crise, ce n’est pas en l’air, c’est dans la vie de toutes les familles. D’ici l’automne, si les choses ne se redressent pas, les conséquences seront de plus en plus dures. Et les Français les subiront de plus en plus dans leur vie.
Ce qui m’a frappé aussi, c’est le regard dur que les électeurs portent sur les responsables politiques et leurs organisations. Le résultat en est à la fois une abstention très lourde et le vote écologiste, dans une ambiance de grande émotion sur l’état de la planète.
Au fond, nous avons donc deux impératifs : proposer une autre vision de l’avenir et autre chemin pour les problèmes concrets de la vie des gens. Et adopter une autre approche dans le comportement politique. Si cette élection européenne nous y oblige, elle n’aura pas été inutile.”
Mots clés: François Bayrou, résultats
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Nous avons été tous très choqués par les résultats. D’abord ceux de nos localités, puis de la France.
Il semble que localement nous n’ayons rien à nous reprocher, puisque le résultat est proche du résultat national.
Je serais tenté de dire que l’élection a pu basculer pendant l’émission de France2, que faire de la politique autrement ce n’est pas cela, qu’il ne faut pas s’attaquer aux personnes et aux idées, mais voilà après coup c’est facile, et il aurait félicité si le modem avait gagné les élections. Et rien ne dit que les sondeurs n’avaient pas alors sur-évalué les résultats du Modem. De la même façon, on pourrait accuser la campagne, tel ou tel candidat; on pourrait accuser les autres partis d’avoir fait une meilleure campagne et de meilleurs choix.
Quand on traverse le désert et que l’oasis se transforme en mirage, il faut continuer le chemin vers la suivante, et non chercher des raisons pour épancher sa frustration. La recherche des erreurs n’a de sens que dans un but constructif. Dans le but de ne pas refaire les mêmes erreurs. Mais encore faut-il identifier les bonnes erreurs, chacun pouvant accuser ce qu’il lui plaît, et personne ne sachant précisément quelles sont les raisons exactes du vote des électeurs.
Dans le cas présent, on devrait parler de l’abstention des électeurs, et non de leur vote. L’abstention qui a favorisé le pouvoir en place, dont les résultats ne reflètent pas les discussions que nous pouvons avoir avec la population. L’abstention qui a décimé les rangs de l’opposition présidentielle comme le PS ou le Modem. L’absentéisme enfin, qui a permis à l’Ecologie (et c’est tant mieux), d’être mieux représentée au Parlement européen.
On pourrait penser comme les commentateurs, que les électeurs ont fuit le modem. Ils auraient fuit le PS. Ils auraient rejoint l’UMP ou l’Ecologie. C’est simpliste et très probablement faux. La clé se trouve toujours dans l’abstention.
Les élections européennes ne mobilisent pas parce qu’elles n’ont qu’un faible impact immédiat sur la vie des citoyens. Ils ne s’y intéressent pas parce qu’on ne les y intéresse pas. La campagne en a encore été l’exemple, c’est dans le modèle européen que les citoyens n’ont pas leur place, et la difficulté de faire émerger une europe politique.
Nous pouvons adresser nos remerciements aux électeurs qui nous ont fait confiance; nos regrets, et notre soutien, aux candidats malheureux qui se sont battus pour nous représenter; nos regrets aux militants confiants dans le modem; nos encouragements à ceux qui vont nous représenter, et surtout représenter les électeurs ayant voté pour notre programme.
J’adresse ma confiance renouvellée et lucide à François Bayrou, les élections sont passées. Il faut maintenant construire avec nos élus, les espoirs des militants, et la représentation des électeurs. Construire les succès de demain avec le pouvoir qui nous est confié aujourd’hui.
Et si les combats politiciens ne semblent pas du goût des électeurs, épargnons leur les déchirements des retraites désordonnées, règlements et autres désertions. Construisons au contraire avec les autres formations, l’avenir dont ils pourraient rêver.
Merci donc aux électeurs qui nous ont fait confiance, prouvons-leur qu’ils ont eu raison.
“il ne faut pas s’attaquer aux personnes et aux idées”
Il fallait lire :
“il ne faut pas s’attaquer aux personnes mais aux idées”
Ce soir nous avons vécu une défaite INCONTESTABLE.
Le discours concis et responsable de François Bayrou a été la bonne réponse à cette défaite.
Il va falloir analyser mais comme à chaque fois, ce ne serons que des suppositions.
Je me permets ici quelques remarques:
1- Non l’abstention n’est pas en cause.
D’abord je ne vois pas pourquoi plus de gens du Modem se serait abstenu que de l’UMP.
En effet, le Modem se veut une formation européenne et donc les gens qui se retrouvent dans le Modem ont certainement plus tendance à voter aux élections européennes que le reste de la population;
Ensuite, je ne vois pas comment on pourrait dire statistiquement que les abstentionnistes ne répartiraient pas leur voix sensiblement comme les votants. L’écart entre l’objectif et la réalité est si important qu’il faut le trouver dans la campagne ou les racines du modem.
2- Il me semble certain que l’effet “Home” a joué si ce n’est à la marge.
Mais comme l’a dit Corinne Lepage sur France 2, le Modem n’a certainement pas assez mis en avant son programme DD… alors qu’il y avait quand même plus de la moitié des têtes de liste qui étaient à forte tendance “verte”.
3- L’émission de Jeudi a joué. Dans les proches que j’avais convaincus, cette émission a fait perdre 50% des voix!
Mais en fait, le doute s’était déjà instauré avant lors de précédente intervention de François Bayrou.
En quoi l’émission a-t-elle été perdue?
Voici quelques remarques:
- François Bayrou n’est pas tête de liste, pourquoi est-il présent à l’émission?
- Il y a 3 styles de communication qui apparaissent dans l’émission:
=> Le style direct, jeune, franc du collier (avec un très bon CB, Besancenot)
=> Le style sage, politique, précis et concis (Aubry, Bertrand, …)
=> Le style revendicateur, dénonciateur à tort et à travers (Lepen, et Bayrou!)
En sus, en comparaison des autres, j’ai vraiment eu l’impression que François Bayrou parlait vraiment de manière vieille France (très ampoulé)…
Or quelques jours avant, j’avais assisté à son discours à Lyon. Et là dans un style à la fois lyrique, proche et contemporain, il m’avait complètement convaincu et “bouleversé”.
Je pense qu’il faudra revoir le mode de communication télévisuel du modem.
4- Quand j’ai adhéré au modem, j’ai eu la chance d’échanger avec la déléguée départementale et le président de mon département… et plein de nouveaux adhérents.
J’ai pu constater la grande diversité des arrivants. J’ai aussi été un peu effrayé par certaines “attitudes” des cadres du parti.
François Bayrou était “l’homme de la situation”.
2012 était la date.
J’ai aussi pu constaté les grandes divergences entre ancien de l’UDF, nouveaux arrivants venus de la gauche, de la droite ou du centre… divergences qui n’étaient unifiées que par le leadership de FB.
Comment peut-on gagner aux européennes si le parti n’a qu’une élection en tête, la présidentielle?
Comment peut-on gagner tout repose sur le leader et que celui-ci a quelques faiblesses, même passagères?
Allons plus loin, que sera le parti si la présidentielle est perdue?
Et même si elle était gagné, aurions nous assez de cohérence, assez de cadres pour remporter les élections parlementaires et pouvoir construire un gouvernement efficace (avec ou sans alliance)?
Permettez-moi d’en douter.
5- J’ai adhéré au modem, la première fois que j’adhère à un parti depuis 20 ans que je m’intéresse à la politique.
Je me suis toujours senti centriste, “libéral social” pro européen et aussi très écologiste. (je reconnais que l’attelage est complexe).
Je me suis aussi toujours dit centriste car il y a des bonnes idées des 2 côtés.
Je me suis toujours dit centriste car dans tous les partis (même ceux des extrêmes), il y a une expression d’attente des citoyens (voire de mécompréhesion)… et que seul le centre pouvait faire la synthèse intelligente de cela.
A ce jour, dans ma ville le Modem s’associe à la droite la plus stupide pour détroner les socialistes. Au niveau de la région, le Modem semble faire course seul en s’associant intelligemment selon les dossiers avec les socialistes.
Au niveau national, on ne sait pas trop.
Au niveau européen, Mr benhamias n’a pas répondu à Bertrand qui lui demandait si il allait siégé avec les libéraux (comme si c’était une tare!).
Certes le modem est en construction. c’est un parti jeune.
Mais nous devons absolument le rendre plus lisible dans ces idées, le rendre plus lisible dans sa structure et dans sa dynamique… pour qu’aucun journaliste, ou opposant ne puisse dire que seul la présidentielle compte!
Nous avons encore du travail.
peus t’ on connaitre les élus du modem? merci.
NdM : les élus du Mouvement Démocrate sont au nombre de 6 avec Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, Jean-Luc Bennahmias, Jean-François Kahn, Robert Rochefort et Sylvie Goulard.
On ne fait pas une campagne contre quelqu’un mais pour un projet et surtout on reste correct avec ses “adversaires”, surtout quand ceux-ci représente les enjeux majeurs des 10 prochaines années, et qu’il obtient 16.6% des voix le soir du 7%.
Je pensais pourtant Mr Bayrou que vous n’alliez pas être de ces hommes là politiques et que vous alliez vraiment rassembler comme vous l’aviez si bien dit aux présidentielles….
Ne pleure pas François,ces Français sont fous…Les grands vainqueurs sont les 60% qui ne se sont pas déplacés aux urnes sous entendu NON A L EUROPE,c’est incroyable que dans ce pays avec autant de légéreté, on efface tout et on recommence allégrement en passant au fonds baptismaux de Lisbonne de Barcelone ou d’aileurs ou le peuple Français devient “charlot”…Ces grandes gueules de la politique se gargarisent et cri Houra avec 40% x 29% = 11.6% de l’Electorat (un peu plus d’1 électeur/10), décidement, ils n’y a pas de quoi pavoiser…ils ne savent plus compter. Les médias en font tout un plat,forcément les petits boufons planqués du pouvoir à l’abri de la crise même si ils ont le culot d’en parler tous les jours.Croyez vous que la crise existe chez des gens qui disposent de revenu à faire rougir, ils n’ont même pas honte tellement ils sont bien élevés…TRISTE TRISTE CETTE EUROPE DE PLANQUéS….
Je partage l’analyse de BL, à quelques nuances près. Je pense que l’électorat de base UMP, fait de personnes âgées, ne s’est pas embarrassé de programme ou de campagne, il a voté pour SON parti. C’est pourquoi, selon moi, il a moins souffert de l’abstention que le MoDem dont les électeurs, plus récents sont plus volatiles. Baudis n’a pas fait campagne à Toulouse mais il a retrouvé l’électorat traditionnel des retraités à qui il manque tant depuis son départ de la mairie de Toulouse, ville de gauche.
Il me paraît qu’aujourd’hui, l’électorat ne connaît plus la fidélité. Il consomme l’offre politique comme il consomme des téléphones portables. C’est le plus branché, le plus séduisant qui le convainc, provisoirement, jusqu’à la sortie du nouveau modèle. Comme les supporters de foot français, ils sont là quand tout va bien, ils désertent dés qu’ils sentent un problème. Nous aimerions avoir des électeurs qui ont la même trempe que les supporters de Manchester United mais ce n’est pas le cas. Les autres partis à l’exclusion de l’UMP, ont le même souci. Dans ce contexte, une base de 8,5% d’électeurs, au vu des circonstances, ce n’est pas si mal.
Il semble malheureusement que de la même façon, la loyauté entre partenaires politiques soit démodée. Et là ça devient plus problématique pour la démocratie. Je déduirais facilement de l’attitude de Corinne Lepage sur les ondes depuis l’annonce des résultats, que son avenir personnel (un ministère?) a plus de poids que l’avenir du MoDem. Et ça m’afflige car on ne peut pas construire, greffer le combat écologique sur des centristes, libéraux, démocrates, si on se comporte en mercenaire politique. Elle a dit ne pas avoir voulu rejoindre CB pendant les élections parce qu’il n’avait rien prévu pour après; que ne l’a-t-elle mis en avant pendant la campagne pour prévenir les électeurs écologistes que leur choix serait sans lendemains. De ce point de vue, je suis heureuse et fière de l’attitude de Bennahmias qui aurait pourtant eu toutes les raisons d’avoir quelques regrets. J’espère que Yan Werlhing, qui lui n’a malheureusement pas été élu aura la même attitude. Je compte sur lui, pour aller en estive avec Jean Lassale et partager avec lui la crainte de l’ours pour le troupeau, et pourtant le convaincre qu’il est malgré tout indispensable et salutaire pour son beau territoire des Pyrénées. Car le risque de l’attitude de Corinne Lepage depuis hier, c’est que le MoDem ne se replie sur ses vieilles structures UDF déjà particulièrement mises à mal par les désertions successives et qui ont eu beaucoup de courage pour rester derrière François Bayrou quand toutes les pressions ont été faites pour qu’elles l’abandonnent. Le risque est précisément que la greffe écolo ne soit rejetée par les cadres de l’UDF et ses électeurs traditionnels et que le MoDem n’implose. Ce qui serait un gâchis sans nom.
Du premier problème, je tirerais la leçon, qu’il nous faut un spécialiste de la stratégie marketing pour aborder les échéances électorales. C’est trés triste à dire mais ça paraît indispensable aujourd’hui avec un électorat dont la culture n’est plus le livre mais la pub et télé Sarko.
Du deuxième problème, je dirais qu’il faut travailler tout au long de l’année au plus près des gens, sur le terrain et en dehors des échéances poliques. Ce sont les réseaux des associations de terrain, associées aux alter mondialistes et aux mouvements écologistes qui ont fait la publicité de la liste Europe écologie, (plus trés probablement plus ou moins souterrainement des fonds et des structures liés au pouvoir). Sans oublier l’opération “Home” qui n’a bénéficié nulle part ailleurs en Europe d’une telle couverture médiatique, contrairement à ce que suggéraient nos rigoureux journalistes du service public.
Enfin comme BL, je crois que François Bayrou a une communication médiatique, toujours sur un seul registre. Une certaine solennité, une gravité, une distance vis à vis du journaliste, compatible avec la fonction qu’il souhaiterait occuper et incarner, mais qui, hors du contexte élyséen, peut paraître arrogante, rigide, à l’ancienne. Ce registre s’impose dans certaines circonstances mais avec des auditeurs télespectateurs biberonnés au zapping, ça passe difficilement dans les formats d’interwiews trés courts. De ce point de vue, JL Bennahmias ou Sylvie Goulard sont beaucoup plus performants. D’autre part, on ne peut pas toujours rester dans les concepts ponctués d’anecdotes, qui font de merveilleux discours de tribune. Il faut aussi parfois, être trés concret au niveau des propositions, et trés précis dans les analyses pour apparaître comme pertinent. C’est le changement de rythme selon le type d’émission auquel on participe, que doit apprendre François Bayrou. Par ailleurs, il faut parfois savoir se préserver des médias, se rendre désirable, se faire attendre et faire confiance à ses compères d’aventure pour le représenter. Marielle de Sarnez n’a pas toujours été parfaite dans le rôle, elle non plus, car trop prudente, elle pouvait apparaître trés langue de bois, mais hier soir, elle a été remarquable de courage et de fair play et je suis certaine qu’elle a gagné le respect et la sympathie de nombreux télespectateurs. Hier soir, Jean Luc et Marielle ont construit pour l’avenir et l’avenir du MoDem. Ils l’ont parfaitement et dignement incarné. Il va falloir que Corinne Lepage choisisse son combat: Cap 21 et sa trajectoire personnelle ou le MoDem et une trajectoire d’élaboration collective. Je pense que son attitude ne fera pas que blesser François Bayrou, elle va aussi laisser des traces dans sa région. Et on aurait pu se passer de ça.
MODEM : Qui sont nos 6 élus ?
Corinne LEPAGE-Nord-Ouest 215′430 voix, 8,67%
Sylvie GOULARD-Ouest 212′471 voix, 8,48%
Jean-François KAHN-Est 205′009 voix, 9,43%
Robert ROCHEFORT-Sud-Ouest 225′767 voix, 8,60%
Jean-Luc BENNAHMIAS-Sud-Est 216′628 voix, 7,35%
Marielle de SARNEZ-Ile-de-France 238′334 voix, 8,56%
NON ELU
Jean-Marie BEAUPUY 109′256 voix, 8,14%
Liste Outre-Mer 32′330 voix, 9,29%
Pour ma part, la Direction et le fonctionnement du Modem, se sont éloignés de ses militants de base et à chercher à intellectualiser le débat avec les français . Nous devons revenir à un fonctionnement dont les cellules de base sont les sections locales qui seules sont en contact avec la réalité des français et peuvent contribuer à renover le débat politique et interesser les français.
L’enjeu est la et pas dans une analyse de circonstance
Bonne analyse et bon questionnement de BL.
Sur François, une évidence : autant il est excellent dans le discours, autant il n’est pas bon dans le débat.
Il est dommage que les excellents candidats que nous avions n’aient pas pu (pour quelles raisons ?) plus intervenir dans les médias. Si Corinne Lepage avait été face à Cohn-Bendit ça ne se serait pas passé comme ça…
Sur le fond politique le MoDem doit lever certaines ambiguïtés : en premier lieu celle du “libéralisme” . Jean François Kahn explique très bien (dans son livre) que “l’ultra libéralisme” est en fait le contraire du “libéralisme”. Seulement voilà : les “libéraux” européens (avec lesquels nous sommes liés) sont en fait ultra-libéraux et vont donc soutenir Barroso. Il nous faut donc rompre avec eux.
La dénonciation (par François) de la “société d’inégalités croissantes” est bel et bien une dénonciation de l’ultralibéralisme : il nous faut accorder nos actes avec nos propos et choisir (au Parlement européen) une association des “démocrates” et des écologistes (et bye bye les “libéraux” !).
Au plan national, la défaite du parti socialiste (et de sa “rechute” dans un discours “de gauche” stéréotypé) et la victoire d’Europe-Ecologie est plutôt une bonne nouvelle pour nous. Je pense que nous pouvons jouer un rôle moteur dans la constitution d’un mouvement progressiste capable de rassembler une majorité de Français.
Pour cela le MoDem doit approfondir et clarifier son identité “démocrate” et “humaniste”, ce qui devrait l’amener à régler une autre ambiguïté : celle de ses alliances locales avec ce que BL appelle “la droite la plus stupide”, c’est à dire l’UMP.
Beaucoup de choses très justes dans les commentaires ci-dessus de Patreau et BL.
Fondamentalemet, “nous” nous sommes trompés d’élection et donc de dispositif stratégique, et donc de communication.
1) Nous n’étions pas dans une présidentielle anticipée, mais dans une élection européeenne.
2) Dans une élection à un tour, il faut être rassembleur dès le départ, et alors que le Modem est fondamentalement un lieu de rassemblement, de la société civile, des centristes, des écologistes et des déçus du socialisme, nous apparaissons monolithique derrière FB.
3) N’ayant pas pris en compte ces éléments, notre communication à dominante anti-sarko, et une erreur FONDAMENTALE de communication sur France 2 ont placé le discours du Modem, en réalité, le discours de FB, en dehors de la campagne, et dans une attitude de leader qui descendait trop bas dans l’arène, et dans un autre arène…
Tout était donc réuni pour….
Une bataille perdue, n’est pas une guerre perdue, et ce qui ne détruit pas rend plus fort….mais n’avons plus aucun droit à l’erreur.
Il faut en effet faire un bilan complet INTERNE et EXTERNE des raisons qui nous ont conduit à ce résultat.
Comme dans une entreprise, nous devons mener une analyse stratégique, pour identifier nos forces et nos faiblesses, les problèmes que nous avons, et les opportunités qui s’offrent à nous, ainsi que les menaces et les facteurs clés qui nous mèneraient au succès, et développer les stratégies 2010 et 2012….Vaste programme (sic).
Nous avons un socle de 8,5% de l’électorat solide et permanent des législatives de 2007 aux européennes de 2009. Ce n’esr pas rien.
Il faut ouvrir un vaste processus de réflexion qui apporte des options et de l’oxygène dans notre système qui a semblé tourner beaucoup à l’intérieur de lui-même, minimisant ou ignorant les éléments extérieurs, c’est-à-dire, les réalités, et préparer notre leader aux évènements télévisuels.
Bravo à nos battus, ils ont tout de même fait de beaux scores. C’est trés encourageant pour l’outre mer.
Je ne comprends pas trés bien cette idée d’intellectualiste le débat avec les français. Bien sûr que les sections locales et leur travail constant et quotidien est primordial mais la vie politique a profondément changé. Le travail des cellules communistes leur assuré pendant longtemps un électorat qui paraissait aberrant au vu de ce qui se passait de l’autre côté du mur, et pourtant aujourd’hui, le PC fait 2% quand il est seul. Il faut savoir reconnaître que l’électorat est de moins en moins captif. Il y a une base que les sections locales pourront fidéliser mais en dehors des échéances électorales, les sections locales auront trés peu d’écoute de la part des citoyens volatiles. D’ailleurs même l’électorat captif est souvent plus fidèle à un homme implanté depuis longtemps, parfois héritier du parcours politique de son père, par habitude et clientélisme, qu’il n’es fidèle à un parti car rares sont ceux qui croient encore aux discours politiques. Ils ne font confiance qu’aux actes politiques ou du moins à la présentation qu’on leur en fait. Ils retiennent les slogans mais comprennent rarement l’implication des discours. C’est du moins, ma conviction.
oui la défaite est difficile à avaler …
Nous sommes particulièrement déçu pour le député Européen sortant de notre région qui n’est pas réélu, avec qui nous nous sommes impliqués tout au long de cette campagne.
le MoDem doit se “recentrer” le film “home”, l’absenteïsme électoral ne sont pas à mettre en cause.
le message n’a pas été assez clair à la tête du Modem, si les français avaient senti l’implication aux Européennes, l’importance du dev.durable, l’agriculture, etc..comme préoccupations essentielles de notre mouvement, ils auraient votés pour nous.
j’espère véritablement que cette défaite va permettre une remise en question de FB, pour que l’on retrouve cet homme si charismatique, si rassembleur que l’on admire.
François je continue de te faire confiance mais on attend de toi que tu ne sois pas “contre” mais “pour” un projet, le “contre” n’est jamais constructif, le “pour” rassemble et je pense que nous sommes trés nombreux à désirer cette méthode positive et dynamique de faire de la politique.
c’est de cette manière là que je continuerai d’avancer sur le terrain en tant qu’élue dans ma commune (je suis dans l’opposition) je me bats tous les jours pour éviter de tomber dans la critique systématique et c’est ce qu’on attend comme modèle.
Le Chef doit toujours montrer l’exemple.
Courage à tous, restons confiants et rassemblés.
Analyse de la Campagne
Tout d’abord notre programme était bon, mais nous avons sous estimé le côte écologique, alors que nous avions de très bons spécialistes capables de défendre dans les médias, avec des arguments solides…
J’ai toujours dit qu’on y perdait en ne mettant pas en avant Corine Lepage qui était une péptie précieuse mais pas exploitée à la hauteur de sa valeur… il s’agirait que FB comprenne que Corinne Lepage n’est pas qu’une simple collaboratrice, mais une co-dirigeante du Modem, et qu’elle a un poids non-négligeable…
La stratégie de FB est une erreur,parce qu’il a tout porté sur ses épaules, au lieu de déléguer et d’avoir une équipe de Com’ convenable, et des porte-paroles aguerris.. et arriva ce qui est arrivé, la faute du clash contre DCB, imaginons que ce soit Corine Lepage, en face de lui, elle avait les arguments écologiques, elle pouvait faire basculer le scrutin…et elle n’aurait certaiment pas cédé à la passion ,en bonne avocate, elle sait avoir le sang froid nécessaire)… il y a en plus parmi nos militants des gens formidables comme Christophe Ginisty, Marianne Kraft et Arnaud Hoyois ( le Modem le plus européen qui soit, et certainement le plus compétent sur le plan géopolitique), qui auraient pu porter haut et fort la parole du Modem auprès des jeunes..on a continué à faire la politique à la Papa de l’UDF( la communication interne du Parti est totalement nulle), c’est fini, il n’y a plus de place pour ce genre de façon de faire…il faut installer des réseaux, utiliser internet autrement, le média social n’est qu’un média nombriliste, utilisé uniquement par les militants,mais pas orienté vers les électeurs, et les indécis.. on peut avoir autre chose, en faisant une vitrine plus ouverte sur les expériences Modem, les propositions, les compétences multiples de chacun, et aussi, une vraie armée de blogs départementaux officiels, qui relaient bien les nouvelles, locales et nationales..j’ai vu beaucoup d’électeurs ne sachant où se renseigner, faute de lieux d’infos corrects. Le site officiel du Modem, n’est pas assez ouvert, il devrait y avoir, un vrai lieu de débat, comme celui de Bayrou.fr..
Troisième erreur de FB, ne pas faire confiance à ses lieutenants, je peux comprendre qu’il ait peur d’être trahi, mais comment peut il attendre que els électeurs votent pour des candidats , ou des dirigeants Modem, s’il lui-même ne leur accorde pas la vraie confiance ? de plus quand on se permet de dénoncer l’omnipotence de sarkozy, on n’a pas le droit de faire la même chose, car au fond, que fait FB, il est partout, il n’y a que lui.. comme sarko.. alors un peu d’humilité, un peu de recul, qu’il reste le présidentiable, mais qu’il laisse les autres aller à la bagarre, qu’il n’intervienne que rarement et à bon escient, sa parole en sera plus précieuse..et sa popularité intacte…
Parlons du livre « Abus de pouvoir » que j’ai beaucoup aimé, mais je regrette que FB n’aie pas , fait 2 parties bien séparées, d’une part la dénonciation de la dérive anti démocratique actuelle, et d’autre part, sa vision claire et simple pour la France, avec des propositions compréhensibles par tous.. parce les citations grecques et latines, c’est interessant, mais pour l’électeur moyen, il s’en fout.. par contre des exemples simples et compréhensibles, ça il comprend…
je renouvelle ma confiance en François Bayrou, mais j’attends de lui, une véritable évolution dans la façon de travailler au Modem!
Bonjour à tous;
Je me consacrerais à l’essentiel ce matin , et non pas à l’accéssoire, comme nous y invite souvent FB, je finirais par confirmer à tous ce matin, que cette dernière échéance nous invite tous à travailler de toute(s) urgence(s) (3) thèmes qui nous sont toujours déficitaires depuis maintenant près de 2 années, soit :
1- Déficit de relais médiatique POSITIF, avec les média traditionnels de notre pays. Nous pagaillons toujours à “contre-courant”, et là nous devons entreprendre un travail sérieux d’ assainissement et de révision de notre mode de relation avec la presse et les médias de notre pays. Toutes couleurs confondues, sinon nous allons nous épuiser tous et ne serons jamais relayer positivement !
2 - Déficit dans nos coopérations ( réelles) avec les autres programmes; partis; ou autres mouvements qui nous sont les plus proches. La liberté à l’extrême conduit à l’isolement !
3- Déficit à porter un idéal concret et palpable pour l’avenir ( moyen et long-terme), lié à une (re)prise de pouvoir, dont nous ne disons pas concrètement ce dont nous ferions pour tout un chacun. Conséquence nous enchaînons les succès d’estimes, mais pas les pleines victoires en voix “sonnantes et trébuchantes”… ( certains appellent cela la lisibilité, le projet, ou tout simplement l’ avenir ou le rêve porté par nous tous).
Voilà pour moi le chantier ouvert de ces prochains semestre 2009/2010 , à nous de l’acter localement dans nos sections, d’y apporter du concret rapidement tangible, afin de redimensionner nos ambitions à la juste hauteur de nos capacités d’actions les plus concrètes, sous peine de continuer à souffrir sans résultats, pour nous même déjà, mais surtout pour tous nos concitoyens qui ne nous attendront pas indéfiniment .
Pour ne prendre que le 2è thème, notre liberté FB nous l’as apportée et nous l’avons gagnée depuis 2007 déjà, Le Ps lui en est encore à cette difficile étape, et il n’en en pas fini avec ses vieux démons, nous avons donc toujours à mon sens le pas d’avance, alors ouvrons nous REELLEMENT et POSITIVEMENT aux autres et ne nous trompons pas de combat et d’adversaire, il serait ridicule que nous continuïons à rester notre principal (auto) destructeur.
Je suis confiant à l’intelligence de nos représentants , dirigeants et miltants et participerais activement à toute actions allant des ce(s) sens là.
Kenavo
Amitiés démocrates
Bravo à l’Ecologie car notre planète est véritablement en danger, bien au-delà des querelles partisanes et des intérêts de toutes sortes ! Pourquoi le MoDem ne prend-il pas davantage conscience de cette réalité et surtout ne l’a-t-il pas fait apparaître davantage dans son programme ? Les sondages étaient révélateurs de cette inquiétude de nos compatriotes. Une question me taraude : on ne parle jamais au fond réellement de “démocratie”. La question de la démocratie est plus large encore et plus profonde que celle proposée par les Verts. Etre démocrate c’est vouloir que chaque être humain puisse s’exprimer sur l’avenir de ce monde. Donc prôner un programme démocrate c’est éveiller les consciences individuelles à leur responsabilité. Pourquoi un parti qui se dit “démocrate” (donc proche des droits de l’homme et du citoyen) abandonne-t-il sur la route ce qui fait sa raison d’être, ce qui aurait pu mobiliser notre pays, la France, pour l’Europe, avec son histoire si exemplaire.
Ne nous alarmons pas. Il n’y a à terme qu’un seul leader capable de fédérer le PS, les écolos et les Démocrates, et c’est François.
Le moment du choix, ils devront changer leur point de vue. Les écolos n’ont pas la culture du leader, et le PS est divisé. Ce n’est pas une élection européenne ratée pour le MODEM qui changera cette situation.
Nous devons encore et toujours marteler que nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, mais Démocrates !
La réussite ponctuelle des écolos est due avant tout à des propositions concrètes en écoutant les français, donc avec le “reflexe démocrate” comme nous devons le diffuser tel un virus.
Il faut ouvrir le chantier du “comité démocrate”, avec le “label démocrate”, c’est à dire la politique à l’écoute de tous, qu’on soit socialiste, vert ou démocrate.
Bref, nous avons l’avenir devant nous !
Et puis c’est tout ! ;-))
Je regrette que le Modem ai réalisé un score aussi faible mais je dois dire que je ne suis pas surprise car moi même j’ai douté même dans l’isoloir je j’hésitais entre Europe Ecologie et le Modem, je pense que Mr Bayrou doit comprendre que la majorité des électeurs Modem lors des présidentielles sont des gens comme moi qui ont soutenu des idées et non pas une personne. Je souhaite vraiment que le Modem se ressaisisse et que nos voix comptent lors de la prochaine présidentielle mais attention à ne pas se tromper de direction, des propositions et non pas seulement des attaques.
Oui, les résultats sont décevant mais malgré tout, je pense que nous pouvons être fier d’être au MODEM, peu de jeune mouvement comme le notre peuvent se targuer d’effrayer autant les autres !
Face à une gauche qui se cherche et une droite arrogante qui cherche à éliminer toute concurrence (ils sont allé jusqu’à créer la nouvelle gauche au sein de l’UMP ! Si on poursuit la logique jusqu’au bout, pourquoi ne créeraient-ils pas le nouveau PC ou le nouveau FN ?), nous avons notre place dans le paysage politique !
Des erreurs ont étés commises ? Oui certainement mais n’est-ce pas la meilleur façon d’apprendre ?
Quand au débat avec DCB, personnellement, j’étais d’accord avec la réaction de François Bayrou et si il n’avait pas réagit, les gens lui auraient repproché d’être mou !
Oh que si l’abstention est en cause !
Prenez une calculette : comptez les pourcentage obtenu pour chaque formation sur l’ensemble des électeurs.
L’UMP ne fait pas 14%.
Il y a un mouvement de fond qui dépasse le Modem.
Il reste maintenant deux options : on enfonce des coings dans les brèches pour faire exploser le Modem, ou on se rassemble et on recimente.
Mon petit François
Je partage avec beaucoup cette même vision humaniste de notre société que tu as fait tienne. Je constate également que cette campagne a été particulièrement violente entre les acteurs politiques ce qui peut expliquer de petits dérapages verbaux de part et d’autre qui seront, je l’espère, sans conséquence. (Attention, péter les plombs en face du bouton atomique serait plus lourd de conséquence !!!)
Il est plus que temps maintenant de proposer une véritable position politique, un programme qui ne se réfère plus ni à la gauche (chez qui il y a des gens bien), ni à la droite (chez qui il y a des gens bien) et bla bla bla et ble bla bla.
Le centre (démocrate) a besoin d’une politique qui soit la sienne, sans référence obligée au PS ou à l’UMP. Car le centre existe mais il n’est pas majoritaire en France, beaucoup d’électeurs ayant fait le choix d’une société rude et inégalitaire.
Les sujets capitaux ne manquent pas. Il faut les aborder en adulte face à des citoyens responsables, comme tu avais commencé à le faire : équilibre des pouvoirs bien sur mais aussi éducation, justice, santé, prisons, jeunesse, banlieues, pollution, ah j’allais oublier l’éducation, sans oublier l’éducation.
On ne soigne pas une société avec des Tasers, des chasses à l’homme (à la femme et à l’enfant), ni avec des caméras de surveillance (ni des radars non plus). Les humains n’entrent pas dans des cases de lois trop étroites et votées à la va vite sous le coup d’une émotion montée en épingle par des média aux ordres.
Il faut un programme fort, juste, serein et qui pousse chaque citoyen à plus d’autonomie, de regard sur les autres, que chaque personne s’éloigne de l’irresponsabilisation ambiante et retrouve l’espoir d’épanouissement de sa vie, de son pays et de son continent.
Et si, malgré tous ces tentatives pour une société plus libre, plus sereine, plus juste, tu n’arrives pas à t’imposer aux élections, eh bien nous pourrons dire que nous avons essayé.
Enfin, un bon vieux poncif : “ceux qui troquent la liberté pour plus de sécurité n’auront ni l’une ni l’autre”.
La sagesse populaire est bien réelle. Si l’abstention est déjà un message évident, l’expression d’une minorité n’est qu’un reflet du moment. L’objectif Chabotique et Homique a eu néanmoins son effet et je déplore la gabegie des campagnes électorales et de la publicité en général.
Cette pratique pour accéder au pouvoir est antidémocratique. Elle tend à aduler des Français indécis, indifférents ou allergiques à la politique. Mais finalement cette majorité non affiliée à un parti politique n’est pas représentée en tant que telle. Ce qui est quand même aberrant.
Par défaut je peux adhérer au parti qui correspond le mieux à mes attentes, mais d’autres ont également des options bénéfiques pour ma planète. Cette dualité devrait s’exprimer en termes de cohésion entre partis, une certaine solidarité pour la Chose Publique, et non en duel.
Cette pratique est encore malsaine dans la mesure où des partis deviennent des tremplins pour des malades aliénés par le besoin du pouvoir, avec toutes les roueries idoines. Donner le pouvoir à ceux qui le méritent et le refuser à ceux qui le recherchent…
Et j’en reviens à notre François. Il a tout d’un penseur et du philosophe dont notre société a grand besoin, de ceux qui font la “Révolution” au sens où il l’écrit. Mais pas l’étoffe d’un président où il perdrait son âme. Il a mieux à faire que de s’égarer chez les tordus… Sa victoire viendra le jour où il se fera glaner les idées qu’il a semées!
Le paradoxe :
François Bayrou a trop axé sa campagne, à mon avis, sur l’anti-sarkozysme au point que certains ont pu croire que le MoDem ne parlait pas d’Europe. Cohn-Bendit a fait campagne sur l’Europe mais une fois gagnant, il jette le masque et dit qu’il fera des alliances pour battre Sarkozy… cherchez l’erreur !
La réputation et la force de notre leader n’est pas discutable. Les critiques, les pièges des médias et autres bien-pensant dans les 3 derniers jours lors des 3 derniers scrutins en sont la preuve.
Cependant nous devons apprendre de nos erreurs et donc mettre en avant d’autres membre comme nos candidats européens élus qui doivent aider FB et être plus présent dans les médias. J’aurais également apprécié un débat Cohn-Bendit / Corinne Lepage ou JF Kahn / UMP par exemple.
Nous avons juste commis un petit gachis : nous sommes foncièrement pro-européen et avons intégré un courant écologique (CAP21) bien avant d’autres.
En conclusion nous devons nous retrousser nos manches pour montrer que le modem ce n’est pas qu’un seul homme mais un leader avec des responsables politiques crédibles autour de lui et prôche des diffcultés des gens. Comme l’a dit FB dans son discours les difficultés de la réalité vont redémarrer dés demain, il faudra être présent, nous le serons.
Pour répondre à une des questions: ce sont les chefs de parti qui étaient invités. Seulement, il y en avaient qui ce jour-là cumulaient en étant candidats.
j’apprécie la réaction de D.Meyers.
Attention! les dirigeants du mouvement démocrate et nos candidats - malchanceux
ou élus - sont avant tout des êtres humains, et à force de crier haro sur eux
de toute part… nous - français, européens - avons besoin qu’ils soient solides. Respect à eux.
Quid de la sempiternelle ritournelle et du matraquage sécuritaire réactualisé
pour les élections? cf.les réactions des citoyens lors de mon tractage sur les
marchés : il n’y aurait pas la crise si l’Europe ne favorisait pas immigration et délinquance.
A vous de juger.
Genevi, conseillère municipale.
ce qui c’est passé, c’est passé, en fait les français avaient besoin d’entendre toutes les infos concernant le gouvernement en place de Mr Sarkozy, les défaillances, ainsi que ‘tirer la sonnette” sur certains aspects, il fallait bien que quelqu’un le fasse, c’est François. d’une certaine manière une large population , s’est trouvée grandit,eveillé,
françOis estparti seul.’ enfin..avec l’equipe en campagne.
les membres ont suivi. dans cette démarche: education, information, on présente une situation , ( expl de anne laperrouze et robert rochefort dans leur ‘conférence sur l’energie” ) intérressant, instructif.
‘donner accés’ c’est vraiment un belle fonction.
c’est très bien que ls écologistes est prit ctte place, nous en sommes très heureux.
a prèsent, il s’agit de creuser , en profondeur dans ces thèmes education,
l’enfant, l’ados, l’adulte
le contexte , se présente/
des solutions pour faire en sorte, que lesfrançais soufflent.. et ne s’épuisennt pas. ce sentIment de frustration ambiant, n’est pas tolérable.
Rendre par divers actions, l’homme au centre , la participation , la mise en valeur de ses capacités, et le gain.
en fait sur ce qui est du conflit..’ permettez.. de vous dire.. que franchement, perso, je ne m’arrette pas, a cet évenement,ni les commérages qui s’ensuivent, pour,?, contre? seul dieu à raison sur tout… alors……’
il s’agit de découvrir les qualités d’une personne, pour, ne point faire cas,
de réactions instinctives, je ne doute pas sur les aspirations a un monde plus serein, de François. qu’effectivement, il était bien compris que le tout était lié. national et europe, qui dit le contraire????
Je suis encarté au MODEM. A l’annonce de la parution du livre “Abus de pouvoir” j’ai réagi en me disant ; “Achète ce livre, il faut te faire une opinion sur François Bayrou afin de savoir s’il ne se trompe pas de bataille, afin de décider de l’orientation de mon futur vote”.
La qualité du livre ne m’a pas entièrement rassuré. Quand F.B. allait-il aborder les sujets brûlants de l’Europe. Quand des légistes, des économistes, des administratifs, des humanistes, ……., des pédagogues du Mouvement viendront-ils expliquer l’Europe : ses institutions, son fonctionnement, le panel de ses élus, la vocation qui est la sienne d’apporter la paix, la justice et la solidarité à l’intérieur des 27 pays mais aussi au-delà etc ?
Je conservais malgré tout ma propension à voter Bayrou quand un cataclysme s’est abattu sur moi au cours de l’émission de France 2.
Notre Président ne parvenait pas à maîtriser son discours, laissant libre cours à ses émotions, à sa rancune et mettant en cause les sondages sans essayer de communiquer aux électeurs un message fort. Il est faux de dire qu’il s’est laissé surprendre par Cohn-Bendit. Dès le début de l’émission il a montré beaucoup d’appréhension, de rage intérieure aussi, perdant un temps précieux en polémique de bas étage. La connivence entre le leader des Verts et Sarkozy n’intéressait personne. Et cette polémique-là était préparée, couchée sur un papier. F.B. a cédé devant C.B. qui le forçait de s’exprimer. Le gagnant, c’était “Dany le Rouge”. Pour ne pas céder moi aussi à la panique, après l’émission je suis allé sur internet pour en m’informer sur “Le grand bazar” : il y a de quoi en effet d’être écœuré. Mais ce n’était ni le sujet de l’émission, ni une stratégie intelligente.
Et maintenant ?
Un faux pas n’est pas une chute. François Bayrou a des ressources personnelles, des femmes et des hommes de talent pour continuer l’édification d’un mouvement (pas centriste mais) démocrate dans son fonctionnement, ses idées et ses propositions.
Il est temps d’actionner les essuie-glace, de choisir la bonne direction et un bon pilote, quel qu’il soit. François bayrou a démontré à ses dépens qu’il n’était pas mou, il lui reste à travailler dans la collégialité pour être une force de proposition.
Étant donné que ce sont les échecs qui font progresser et non les victoires, le MODEM est, paradoxalement après ces élections européennes, en position de force pour l’avenir s’il sait tirer les leçons. Son projet sera encore meilleur bientôt et sûrement meilleur que celui de ses adversaires puisqu’il s’appuie sur des valeurs authentiques et sur l’humain. Et la manière de le faire comprendre aux citoyens sera elle aussi meilleure.
Cet échec relatif m’amène à trois réflexions :
La première : Le virage est pris. Enfin ! L’écologie est au centre désormais des nécessités urgentes à traiter. Les citoyens veulent que cette écologie entre dans leur vie quotidienne autrement qu’en leur demandant d’éteindre la diode de leur téléviseur ! Il faut leur proposer un projet écologique concret, applicable rapidement, à leur portée et vraiment efficace. Le MODEM, en n’en parlant pas assez, s’est fait taper sur les doigts.
La deuxième : François BAYROU manque d’humilité et de patience et cela irrite bien des Français. C’est un homme de grande qualité morale et intellectuelle. Son livre, « Abus de pouvoir », est excellent, l’analyse est juste et implacable, presque cartésienne. A sa lecture, j’ai appris et compris beaucoup de choses, retrouvé mes analyses, en plus poussées et de plus haut niveau car je n’ai pas sa culture, son niveau intellectuel ni, voyant le monde politique de l’extérieur, sa connaissance des personnages. Mais je pense que ce livre aurait été encore plus fort s’il avait été écrit de manière impersonnelle par une « personne » indépendante. La finesse aurait été de le publier soit sous un pseudonyme soit sous la signature de quelqu’un d’autre. Beaucoup de gens non adhérents du MODEM n’ont pas voulu le lire justement parce qu’il était le livre du président du MODEM (les qualificatifs péjoratifs de « brulot » et « pamphlet » ont été largement utilisés par la presse) ou bien ont relativisé son contenu en le pensant partisan. L’impact a été ainsi atténué voire annulé. De plus, le moment de la parution (avant les élections européennes) n’était pas le plus judicieux.
La troisième : François BAYROU est le président du MODEM. Personne ne doit le contester. De par son charisme, c’est lui qui est en position de présidentiable. Il faut batailler à toutes occasions mais je pense que ce n’est pas à lui de le faire pour éviter toute personnalisation qui nuit au message du parti. Je crois qu’il doit se tenir en retrait pour se préserver des coups bas des adversaires dont on sait combien ils peuvent être vicieux, pour éviter de se rabaisser en se colletant avec des « Cohn-Bandit » mal embouchés. Il doit aussi se tenir en retrait pour garder de la hauteur de vue, ce qui est le rôle d’un président. Il y gagnera en sérénité et en crédibilité.
Aux lieutenants d’aller « au charbon », de dénoncer en apportant la contradiction aux mensonges adverses, de « s’opposer » et de faire passer le message et le projet du MODEM.
L’anti-sarkozysme n’est pas une politique.
François Bayrou avait séduit en 2007, en proposant l’ouverture, le rassemblement et l’union nationale.
Depuis mai 2007, ce même François Bayrou a brocardé l’ouverture et l’union nationale.
Il s’est engagé dans une démarche clivante. Il s’est vu comme le principal opposant de Nicolas Sarkozy.
Il n’a pas parlé d’Europe, mais de Sarkozy.
Sanction de cette stratégie non constructive.
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Europe Ecologie incarne aujourd’hui ce qui séduisait chez Bayrou en 2007 : l’ouverture et le rassemblement.
Cohn-Bendit a eu l’intelligence de ne pas faire de l’anti-sarkozysme systématique.
Il avance avec un projet et un esprit de rassemblement, sans cette terrible haine qu’on sent chez Bayrou et qui explique son score.
Europe Ecologie se présente aujourd’hui comme la grande force démocrate et d’union que nous attendions.
Bravo à José, Dany, Eva, et tous les autres : victoire du rassemblement et de la générosité.