Les 12 engagements européens présentés par François Bayrou
Lors de la Convention thématique européenne du dimanche 29 mars, François Bayrou a présenté les 12 engagements européens du Mouvement Démocrate.
1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles
Dans l’histoire de l’humanité, jamais de peuples libres n’ont choisi de se rapprocher pour relever ensemble les défis de leur temps. C’est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais comme toutes les constructions humaines, après des succès impressionnants, il est arrivé à l’idéal européen de s’émousser et d’être un sujet de désillusion. Parfois, les peuples ont douté, beaucoup, ou un peu. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3% du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des Etats de l’Union, en tous cas de la zone euro.
2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes
Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissances mondiales.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.
3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable
Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.
Nous demandons l’équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.
4 - L’Europe, affaire de citoyens
Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul en soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prises, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
5 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux
Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche vouée à l’échec et qui conduit à une impasse.
Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.
6 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe
Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés, à ceux qui maîtriseront le mieux les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide efficace au dépôt de brevets.
7 - Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels
Un budget limité à 1% de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. D’autant que ce budget est utilisé pour la moitié par la politique agricole (essentielle).
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.
8 - L’Europe, zone de sécurité
En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue et d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.
9 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais
En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.
10 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique
L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.
11 - Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit
Pour nous, Français, la Nation est un bien commun. La langue française, la création culturelle sont protégées : elles doivent l’être encore plus efficacement. Les régions sont une richesse de l’Europe, elles doivent être mises en valeur, avec leur langue et leur culture. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
12 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté
Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra répondre à ce drame. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l’argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.
François Bayrou
Mars 2009
Téléchargez ici les 12 engagements européens du MoDem
Mots clés: Convention Europe, engagement, François Bayrou
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Assez démago sur le protectionnisme et très très flou. Rien sur la démocratie européenne et le pouvoir du Parlement !
Merci pour ces propositions.. Avec un tel programme nous ferons campagne avec entrain !!
[...] Tant que j’en suis au programme, vous avez vu que vous avez, dans vos dossiers, une proposition d’un texte que nous allons essayer d’écrire de la manière la plus simple possible, compréhensible par tout le monde qui s’appelle : Notre engagement. [...]
Douze engagements que nous défendrons avec conviction, parce qu’ils établissent la base d’une nouvelle Europe plus proche et respectueuse des citoyens.
12 engagements essentiels, auxquels j’adhère, mais il en manque un,construire une une Europe solidaire et indépendante, ce qui permettrait:
- D’éviter que les PECO se trouvent dans l’obligation de taper à la porte du FMI pour se devoir re financer.
- De ne pas arriver au G20 en ordre dispersé laissant ainsi les mains libres aux Etats Unis pour proposer un ” nouveau” modèle de société.
Ces situations qui révèlent aux yeux du monde, les faiblesses et les limites de l’Europe…
J’applaudis des deux mains et suis impatient de porter nos valeurs et ces idées sur le terrain lors de la campagne des élections européennes.
Trois suggestins de détail cependant:
- article 2: remplacer “la concurrence”, trop restrictif, par “l’économie”
- article 3: ajouter “de règlementation du travail et” après “en matière”
- article 5: ajouter “et sociale” après “fiscale”
[...] Enfin, je vous invite à lire et à donner votre avis sur les 12 engagements européens proposés par François Bayrou. [...]
Je me reconnais dans cet engagement, une preuve de plus que je ne me suis pas trompée en frappant à la porte du MoDem dès sa création.
J’y retrouve l’exigence environnementale que j’attendais. Manquent peut-être quelques prises de positions plus fermes sur les sujets sensibles comme le nucléaire, les OGM et le principe de précaution.
Après en avoir débattu en commission de préparation à la campagne européenne, il nous semble qu’il y manque un engagement pour promouvoir une politique extérieur de l’Europe avec sa composante sur la défense (réponses à l’intégration de l’OTAN, adhésion de la Turquie) qui donne une perspective cohérente avec ces 12 engagements de campagne auxquels nous souscrivons bien volontiers.
Modem Sarthe
C’est très exactement ce que je pense, sur tous les points.
100% d’accord avec ces 12 engagements.
Je pense aussi qu’il faut aussi harmoniser le financement de cotisations sociales en en tranférant une partie sur la consommantion (TVA sociale) et introduire un minimum de protectionnisme pour se protéger des pays dont les monnaies ne sont pas convertibles (le Yuan chinois par exemple) et dont les taux de convertion sont totalement sous évalués.
Un continent sans usines ne peut faire bien vivre sa population…
1 - OUI!!!
2 - Sanctuarisation de l’interdiction de travailler le dimanche!
Défense de la vie et de la famille.
Droit des enfants à avoir un père et une mère.
Relance de la natalité.
3 - Introduire des barrières douanières sociales : taxer les produits à hauteur de ce qu’ils auraient coûté si les salariés qui les ont produits avaient bénéficié des mêmes conditions que des salariés européen (niveau de salaire et protection sociale).
4 - Attention à la démagogie. De quelles décisions parle-t-on? des normes législatives? ou de toute décision, même à caractère individuel?
5 - OUI!!
6 - Excellent!!
7 - oui!
8 - oui. la coopération judiciaire est une nécessité.
9 - très bien
10 - ok. on peut aussi envisager des avants-gardes sur d’autres formats que la zone euro.
11 - Et l’identité de l’Europe, c’est d’être chrétienne…
12 - Il faut faire la guerre aux paradis fiscaux.
Le développement passe par un arrêt du pillage par l’Occident des forces vives des pays du tiers-monde; il faut donc dissuader l’immigration, même celle des personnes qualifiées.
C’est très bien il manque pour moi un volet importantissime
la défense commune et la politique étrangère coordonnée il est temps pour une avant garde européenne au moins de mettre en commun la dissuasion nucléaire et la représentation au sein des instances internationales (Otan, conseil de sécurité de l’ONU)
Il est plus que temps d’imposer l’Europe comme acteur du monde multipolaire
N’évitons pas les sujets non consensuels
Point 1 et point 2 sont un peu opposés, on parle d’Europe pas seulement économie mais on voit que là ou l’europe nous protège (la monnaie) c’st dans l’économie. Ne peut-on pas laisser les gens tranquille avec la culture et les valeurs (elles se font toutes seules quoi qu’on en dise et le sens de l’histoire c’est en même temps des gens qui voyage et modifient leurs valeurs et les mêmes qui sont attachés aux valeurs supposés de leur lieu de naissance - ca me parait important de les défendre mais pas )
on parle de démarche équitable en Europe, ne pensez-vous pas que les avantages outranciers du personnel de l’Union Européenne font un peu fausse note dans le paysage et que ce scandale devra bien éclater un jour (le plus tôt étant le mieux) … pas d’impot, des salaires à 5/6/7/8/9000 Euros pour des personnes qui gagneraient dans leur pays 3 à 4 000 Euros — avec quelle justifcation ?
Point 9:
entièrement d’accord mais avec quelle démarche et quels moyens ? 2 solutions, on ferme les portes ou on subventionne….quelle est la position du Modem ?
Point 10:
Je ne comprend pas le point 10 (pourquoi serait-ce plus facile à 16 qu’a 27 surtout si en plus on demande au 9 autres de nous rejoindre ?)
Point 12
Je suis d’accord avec le positionnement mais ce n’est pas très concret
Ne devrait-on pas simplement proposer de respecter nos engagements d’aide pris dans les années 2000 ???
Sur le point 8, il y a erreur à mon sens, ou alors le point est mal développé.
Il existe déjà de nombreux dispositifs de sécurité et d’entraide judiciaire à l’échelon européen : AEGIS, EUROPOL, EUROJUST,OLAF et qui font que les commissions rogatoires entre Etats-membres fonctionnent en principe normalement. S’il y a défaillance de cette coopération, la mise en place d’une autorité européenne de poursuite serait sans doute une bonne chose mais encore faut-il mieux poser le problème.
Je suis 100% daccord avec ses 12 engagements ; reste à mettre en avant des actions précises et visibles pour les citoyens.
David SAUSSOL
MoDem
Adj Maire Dev Eco
Bravo pour ces engagements qui font chaud au coeur à l’homme né en 1936 que je suis. La génération de mes parents a connu deux guerres qui ont vu sacrifier des millions d’êtres humains défendant notre patrie pour entrer dans un monde meilleur. Qu’en ont fait nos dirigeants depuis, notamment après mai 2007?
Il est grand temps de mettre en place une France, une Europe, un Univers plus respectueux de l’homme.
Les engagements sont le pur reflet des idées de François BAYROU exprimées lors de son passage dans notre ville dernièrement.
J’applaudis à cette vision humaniste et progressiste de l’Europe et je souscris avec enthousiasme aux 12 engagements, mais j’en voudrais un 13°.
En effet, comme toujours chez le MODEM, le volet sécurité est trop restrictif. Oui à “l’Europe, zone de sécurité” (engagement n°8), mais la sécurité ce n’est pas uniquement les maffias et une police internationale. Rajoutons un engagement: “L’Europe, acteur de la sûreté -de préférence à la sécurité- au service de nos valeurs” car il nous faut exister en dehors de l’OTAN, il nous faut une Europe de la défense et, là aussi, c’est une Europe recroquevillée sur elle-même -abritée derrière le bouclier américain, maintenant les candidats à l’immigration au-delà du limes- qui nous est dessinée. Il nous faut une Europe de la Défense capable d’intervenir au delà de nos frontières des 27, sans impérialisme -au contraire de l’OTAN, pour la défense de nos intérêts et de nos valeurs.
La défense est globale et l’Europe ne pourra faire l’économie (la défense commune a un coût supérieur à celui consenti à ce jour par les 27) d’une politique de défense commune au service d’une politique étrangère commune.
Merci pour cette bouffée d’O2.
Louis Vermay.
Revoyez et regroupez la rédaction des articles 6 et 7 qui concernent la recherche . car ces deux articles sont redondants.
Par contre l’article 12 mériterait d’être dédoublé, car l’aide aux pays pauvres et le codéveloppement avec le tiers monde d’une part et la suppréssion des paradis fiscaux ainsi que la mise en oeuvre d’un contôle des marchés et des flux financiers au niveau mondial sont deux sujets qui pourraient être séparés.
Je suis globalement en adéquation avec le texte.
Je voudrai cependant revenir sur deux points :
- l’idée de “l’avant garde européenne” me fait craindre un disloquement progressive de l’UE, avec des Europes à plusieurs vitesses … et un risque final que les citoyens européens ne comprennent plus cette entité qui serait devenue (encore plus) technique et illisible, reproches qui lui sont déjà fait.
Une Union ne sous-entend elle pas que nous devons rester soudés, et ne laisser personne en arrière ?
Vous allez me dire que l’Euro est un exemple de ce que peut être une “avant garde” … mais ne devrait-il pas rester une exception? Au sein d’une Union, des pays qui ont une monnaie commune, d’autres qui ne l’ont pas … si on multiplie cette situation sur de multiples sujets … qui aura encore conscience de faire partie d’une entité commune ?
- l’absence de propositions sur la rénovation des institutions. La nomination du président de la commission, le poids du conseil (et donc des Etats nationaux, dont les intérêts propres divergent parfois de ceux de l’Union) sur le parlement, la présidence de l’Union … .
Au final, proposer un fonctionnement plus démocratique de l’Union.
Bien que le sujet des institutions ne soit pas très “vendeur” lors d’une élection (et rappel aussi le résultat que l’on sait sur le référundum pour le traité constitutionnel), je me demande s’il faut vraiment faire l’impasse sur cette question ?
En attendant vos avis et vos remarques !
2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes.
Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissan-ces mondiales.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.
Ma remarque :
La défense de la concurrence n’est pas une bonne chose et, de plus, elle n’est pas respectée :
on impose à EDF, et pas aux autres fournisseurs d’électricité, de racheter
l’électricité « écologique » à un prix très élevé pour la revendre à perte ;
bientôt, dans les grandes surfaces, nous n’aurons que des produits de leur
marque (Casino, Leclerc, …).
Je préfèrerais placer « l’exigence sociale, démocratique et écologique » avant « la concurrence ».
Je pense utile de préciser que les exigences sociale, démocratique et écologique sont des valeurs et des buts à atteindre. La libre-concurrence doit être considérée uniquement comme un moyen permettant d’atteindre ces buts. Il me semble donc que ces valeurs doivent être placée, non pas au même niveau que la concurrence mais au dessus.
Amicalement
A l’heure de la réintégration au commandement militaire intégré de l’OTAN, de l’acton de l’OTAN en Aghanistan, où des soldats français versent leur sang, il est nécessaire, comme le réclame d’autres commentaires, que nous proposions une vision, et des orientatiosn dans le domaine de le Défense Européenne.
Je marche avec le projet.
Il est séduisant et humaniste. Je serais fier de le défendre.
Chapitre 3 : Je ne pense pas que le terme équitable soit approprié. Il serait plus juste d’employer le terme impartial. De même qu’il d’agit plus du problème posé par les importations que du marché intra européen, donc POUR l’EUROPE :
“Pour l’Europe, la compétition doit être rendue IMPARTIALE
Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.
Les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.
Je ne peux que souscrire à ces 12 engagements dans leurs principes.
Juste quelques remarques;
- Souscrire un emprunt de 3% du PIB européen alors que beaucoup de pays européens connaissent déjà un déficit majeur (dont la France). Est-ce réaliste ?
- article 10 : créer une avant garde européenne avec les pays de la zone euro. Sous quelle forme ? Dans quel but ? Ne prendrait-on pas le risque de créer une Europe à deux vitesses ?
- article 2 : j’adhère à la proposition de Jean-Pierre “remplacer concurrence par économie”. D’ailleurs serait-il possible de changer le nom de notre groupe au parlement européen en supprimant le mot “libéraux” ou en le remplaçant ?
Parce que F Bayrou s’est engagé à promouvoir le remplacement de Baroso à la tête de la commission, je voterai pour les listes du Mouvement Démocrate. En effet, Baroso réunit les suffrages sur son nom parce qu’il est le plus inexistant des présidents. Plus préoccupé de règlementer la taille des bouchons des tubes de dentifrice que de faire avancer une harmonisation fiscale.
Une harmonisation d’ailleurs utopique puisqu’il faut l’unanimité des pays pour la mettre en oeuvre. Une unanimité qui bloque l’Europe, mais qui est malheureusement inscrite dans le traité de Lisbonne … Comment se fait-il que n’ait pas été compris que des milliers de gens ont voté NON au réferendum sur la “constitution Européenne” pour la seule raison que ce premier projet enteriné des blocages aux futurs avancées.
Si l’Europe s’était mis d’accord sur une harmonisation fiscale - sur toute la fiscalité - alors le point 1 et la réponse coordonnée à la crise coulerait de source et n’aurait même pas à être mentionné. Le point 7 pourrait alors devenir le point 1 et le point 6 se classe en 2 …
L’Union Européenne a été créer à 6 et il n’est pas besoin des 16 de la zone Euro pour avancer. Trois, quatre ou cinq suffirait. L’Europe des 27 va périr de son immobilisme. Que faire contre cela ?
J’ai quelques réserves à emettre sur certaines propositions faites. Ceci étant il est peut etre nécessaire de faire preuve d’optimisme et de porter de vraies valeurs fédératrices. J’apporte certaines remarques sur certains articles que je trouve essentiels et sur lesquels je peux parler et exprimer des opinions claires.
Article 1: L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles
Avec une Merckel qui nous affirme “chacun sa merde” on envoie en l’air les 40 ans d’illusions d’une union européenne… La crise que nous traversons renforce les nationalismes et le protectionisme. Au lieu d’actions individuelles de lutte contre la crise pourquoi aucune action concertée n’a été menée ? une stratégie partagée en quelque sorte. L’union de l’Europe ne pourra se faire avant de nombreuse années tant qu’il n’y aura pas une uniformisation de la fiscalité, des niveaux de vie, etc.
Article 3: En Europe, la compétition doit être rendue équitable
Je trouve cette proposition un peu naive… La compétition ne peut être rendue équitable que si le niveau de vie des européens s’accroit et se nivelle par le haut. Des entreprises proposent des informaticiens en Roumanie pour un salaire compris entre 8 et 14 k€ par an… Doit on faire preuve de “patriotisme économique” ? Facile à dire mais en pratique il faut etre fou pour dépenser plus pour un produit identique. Quand on est sans le sou on achète souvent ce qu’il y a de moins cher… et c’est souvent chinois…
Article 6: Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe
Article 7: Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels
On s’appercoit du retard européen dans l’économie de la connaissance et de l’innovation. On tombe ici dans un lieu commun je pense. La question qu’il faut se poser veritablement c’est combien faut il mettre dans ces chantiers essentiels. Ceci étant en dehors des programmes de R&D proposés par la commission européenne, ces actions sont plus une question que doivent se poser les états. La France est au 14ème rang pour l’investissment dans la recherche publique (0,6 % du PIB) et 18ème pour la recherche académique avec 0,38% du PIB…
C’est sans parler de la recherche dans le privé… Les investissements sont de 1,1% du PIB contre 3,12% du PIB pour Israel (leader). Effectivement il est nécessaire d’avoir des moyens réels. Cela passe par des investissements. Ne peut on pas faciliter l’accès au fonds européens pour les entreprises plutôt que de parler de brevet ? Le brevet n’est pas une fin en soi. C’est juste un outil de protection et de stratégie. Je suis assez d’accord sur le fond avec ces propositions. Il faudrait être vraiment courageux pour dire qu’en France on n’investit pas dans l’innovation alors qu’on l’encence… Pas étonnant de voir des venture capitals étrangers (et beaucoup ajouteront même “hostiles”) débarquer.
Si je nai rien à critiquer sue le fond, je déplore une fois de plus la forme.
Dommage qu’une version Word ne soit pas disponible afin que l’internante lambda puisse proposer des corrections.
Eviter la négation pour présenter une idée positive, être plus direct; affirmer puis démontrer, supprimer les méta-commentaires et les adverbes inutiles en un mot être percutant: Proposition sur “11″
11 -Nous défendrons UNE Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
Convaincre par l’action les ressortissants que l’Europe valorise et garantit l’identité de chacun de ses peuples sera l’une de nos missions.
L’Europe est un vivier d’identités et de cultures. Les diversités nationales et régionales sont notre richesse et une des meilleures opportunité d’adaptation au monde.
Nous agirons pour permettre à chaque européen de s’enrichir de la culture et des valeurs des peuples de l’union.
Forte du vivier de ses jeunes, de ses acteurs économiques, de ses peuples sachant ensemble dialoguer et construire,l’Europe montrera alors qu’elle protége et garantit l’identité de ses terroirs et valorise leurs talents sans les écraser.
Exercice terminé iune bonne heure de travail pour un européen lambda mais convaincu pour avoir vécu moi et mes fils ds plusieurs pays d’Europe.
Je ne peux qu’adhérer aux principes présentés dans les propositions, mais je ne comprends pas l’absence de position sur un sujet majeur : l’adhésion de la Turquie et la poursuite des négociations. Je sais que les avis des adhérents du Modem sont partagés sur ce sujet mais si je peux exprimer mon opinion et celle d’un grand nombre de citoyens, il s’agit d’une question vitale pour le futur et l’avenir de l’Europe.
Pour ma part je suis absolument contre et je ne pourrai pas voter pour une liste qui ne s’engagerait pas fermement et clairement sur cette question. Je comprends que l’on ne souhaite pas que les citoyens aient leur mot à dire sur cette question. Comment les politiques peuvent-ils nous demander d’être pour cette Europe si peu transparente, si peu à l’écoute des citoyens et si peu démocratique dans la réalité. Alors après la Constitution adoptée au forceps, pourquoi pas la Turquie, et quoi encore ?
En avant toutes pour un tel projet.
L’application pragmatique devra suivre
Michel BERNIER
Les 12 points de notre engagement pour l’Europe nous mettent dans une vraie dynamique humaniste et compétitive.
Marier ces points aux travaux de Jean Baptiste de FOUCAULD (”la démocratie, une valeur spirituelle”) nous permettrait de développer ce qu’il manque souvent en politique : une approche comportementale car comment séparer l’humanisme du comportement. Et comment l’humanisme démocratique peut-il se différencier des humanismes religieux, laïques, sectaires ?
Par ailleurs, réfléchir à un revenu maximum autorisé professionnel ou personnel obligeant la créativité et l’épanouissement de l’individu pour sortir de la logique de marché.
Utopie ou nécessité ?
P. FOUCTEAU
C’est typiquement le genre de prise de position qui fait que je suis un adhérent de la première heure du MoDem. Et à la lecture de ce texte, il est claire pour moi que je vais renouveler mon adhésion.
Gilles
J’ai fait la campagne du non et j’en suis fier parce que pour moi le traité figé une europe purement libérale. Enfin je trouve une proposition équilibré pour une europe politique et sociale, j’approuve les propositions totalement.
Ces 12 points sont intéressants, notamment l’idée que les Etats de la zone Euro puissent constituer un “fer de lance” de l’Union.
Mais il n’y a rien concernant le délicat problème d’une défense commune, condition d’une politique extérieure commune crédible.
L’Europe, entreprise politique sans précédant, a assurément besoin d’un nouveau souffle, d’un surplus de légitimité démocratique en même temps que d’une avant-garde initiatrice. Il convient qu’elle reste exigente mais ne désèspère pas… les Balkans occidentaux, partie indissociable du continent et de sa civilisation, dont l’équilibre est fragile. Le MoDem craint-il d’évoquer le sort de cette région au nom d’un projet “avant-gardiste” ou plus intégré ?
Bien à vous.
Dans l’ensemble, je souscris à ces engagements, conformes à l’esprit du Modem. Deux remarques toutefois:
Pour moi, le point 2 est le plus important et devrait être placé en premier sinon en titre; l’économie n’est qu’un moyen de réaliser une société humaniste et certainement pas un but. Par essence, toute action politique doit être tournée vers la société, et je devrais dire vers l’élévation de l’humanité. Je délire ? Mon délire est de penser que tout projet sans ambition est insipide et donc sans auditoire, sans avenir.
Par ailleurs, à propos du point 4, j’aimerai qu’on évoque le referendum sur la proposition de constitution. Je me sens souvent en décalage avec les idées communément admises, - mes origines martiennes sans doute, - mais laissez-moi vous exposer un principe d’outre espace: en démocratie, les intérêts des citoyens sont défendus par des élus, et ce pour des raisons pratiques: parce qu’on ne peut pas faire dix referendums par semaine; cependant lorsque chaque citoyen s’exprime lui-même lors d’un referendum, RIEN ne peut venir contredire le résultat, fut-il mauvais, sinon un nouveau referendum. Bafouez ce principe et il n’y aura plus sur Terre que des canaux asséchés.
Oui sans faille pour ces propositions, mais je regrette qu’il n’y ai mot sur le rechauffement climatique qui est l’un des plus grands dangers qui menace l’équilibre du monde dont l’europe. C’est quand même le combat des combats pour les générations futures.
Cordialement
Les projets sont bien mais les mettre en music c’est une autre affaire.
Nous voyons ces jours ci , l’europe est chacun pour soi. Il faut faire des promesses que nous pouvons tenir et faire un ou deux projets que nous pouvons réaliser? par exemple:
- Carte et offres de santé pour tous.
- Dans le budget de la défense consacré la moitié de ce budget pour la paix.
Malheursement on commence a faire la paix quand la guerre revient plus chère.
En faite quel numéro il faut composer pour avoir l’Europe?
J’ai une carte C-Vital est-elle valable en Espagne?
C’est qui le ministre du travail europenne?
Voilà qui est clair et nous permettra de nourrir la campagne. Je ferai une proposition d’amélioration dans la perspective de voir ce texte figurer sur des tracts: que les titres soient plus offensifs et plus de contenu pour que l’essentiel de ce qui est proposé saute aux yeux. Par exempe, pour remplacer les premières lignes en gras :
1 - l’UE, maintenant, avec une réponse coordonnée des Etats à la crise.
2 - L’Europe, un projet de société reposant sur des valeurs humanistes
3- Une compétition équitable en Europe
ou encore :
6- Un financement prioritaire pour le savoir et la connaissance
etc…
Cordialement,
Enfin, une proposition de l’Europe digne de ce nom. Et comme la critique est aisée, quelques remarques :
Point 1 : puisqu’on parle l’Europe unie, la réponse coordonée, à mon avis, doit se faire avec tous les pays de l’union, zone euro ou pas (certains ont certes rejeté l’Euro, d’autres le veulent mais ne l’ont pas encore). Je précise que celà ne remet pas en cause le point 10 qui en l’état me va.
J’inverserai le point 3 et 4. En effet, le point 2 parlant des valeurs humanistes, il semble judicieux de parler ensuite du citoyen. Et la compétition s’harmoniserait bien avec la concurrence.
Le point 11 pourrait également remonter sous le point 4 actuel.
Il me semble que d’autres le disent égalelement, mais il faudrait peut-être abordé la liberté de culte.
Et histoire de pinailler, dans le point 4, remplacer “paus” par “pays” (mais je suis sur que c’est déjà vu).
Concernant le point 8 : l’Europe, zone de sécurité. Il faut être sûr que les autorités “policiéres” de chaque pays jouent le jeu, sinon il ne faut hésiter à penser police européenne (nouvelle institution) avec ses propres prérogatives. Trop de dispersion avec tous les dispositifs actuels ?
Voilà mes quelques remarques et je vous souhaite une bonne Europe.
J’adhère totalement à ces 12 points qui constituent un vrai projet de rassemblement et de force, mais mon métier de conseil en communication et management m’amène à en proposer 2 supplémentaires :
- face à la mondialisation et à la crise, faire une vraie richesse de la diversité des pratiques de management des différents pays par les échanges et la mise en commun
- face aux difficultés d’emploi des jeunes et aux besoins nouveaux qu’exigent le contexte des entreprises, faire réellement évoluer la formation initiale et professionnelle par les échanges des nombreux facteurs clés de succès que les différentes cultures et pratiques ont fait émerger
j’adhere totalement a ces propositions simples et teintées de bon sens
par contre le volet ecologie/ rechauffement climatique/ energies nouvelles merite d’etre mieux pris en compte tout comme le principe essentiel de laicité
Engagement 1 : comment réduire les inégalités fiscales ?
Engagement 2 : Comment mettre l’exigence sociale, démocratique et écologique au même niveau que la concurrence?
Engagement 4 : Les députés européens sont très éloignés des citoyens. Deja près de 50% des électeurs ne viennent pas voter pour le Maire dans certaines villes ? Quel challenge?
Engagement 5 : Quelles sont les étapes de l’harmonisation fiscale ?
Engagement 7 : Le budget est une chose mais le mode de fonctionnement est aussi important pour ne pas créer une super structure de plus
Engagement 10 : Quels domaines reservés pour les pays de la zone euro ?
Engagement 11 : Comment conserver l’identité de chaque pays ou région ?
Engagement 12 : Ou est le ^rôle des ONG et des associations , vecteur essentiel dans le co-développement ?
Jugement général :
Engagement trop général pour la plupart car les étapes sont indispensables pour éviter les déceptions du citoyen quant aux résultats
Ces engagements ne montrent pas assez les conséquences attendues sur la vie quotidienne des gens
Nous n’avons pas d’affirmation sur le rôle de l’Economie Sociale et Solidaire au niveau européen qui doit apporter une forme d’économie alternative au systéme capitaliste et public
cordialement
je souscris à ce texte simple et clair mais je regrette son manque de générosité face à l’entrée de noiuveaux membres pour que l’europe sois enfion l’europe
non à l’avant-garde,certes si le tour de france se basait sur la vitesse du dernier,il arriverait peut-être à noel mais il n’y aurait pas de dopage,de laissez pour compte,d’abandon,de porteur d’eau et de vedettes et des amateurs éclairés pourraient peut-être faire un bout du chemin avec les pros,cette métaphore est valable pour l’europe :oui à l’entrée de la turquie,du monténégro,de l’albanie,de la moldavie,de la serbie,de la bosnie,de la croatie,del’ukraine (liste non-limitative)
Point 2
Il est étonnant qu’il ne soit fait aucune allusion à la notion de service publique que l’UE veut souvent mettre à mal car cette dernière veut les soumette à la même logique de concurrence absurde.
Sur le plan économique il paraît surprenant qu’il ne soit fait aucune allusion à la réglementation, à la régulation du capitalisme financier qui est l’origine de la crise économique actuelle. L’UE doit redevenir plus politique et non une être une zone de libre échange . Ce n’est pas au capitalisme financier de dicter les règles. Pour que le système reparte il est nécessaire que la confiance revienne et cela ne pourra se faire que s’il y a remise a plat du capitalisme financier sinon les mêmes erreurs réapparaîtront.
Point 4
Il est étonnant qu’il ne soit fait nullement allusion au parlement européen , c’est lui qui sera démocratiquement élu et ceci d’autant plus que ce dernier verra son influence accru si le traité de Lisbonne est ratifié car il sera dans une logique gouvernance en co-décision avec la commission européenne. Certains pays veulent affaiblir le rôle de cette commission en imposant une influence plus importante du conseil européen. Les démocrates européens ne devraient-ils pas dans leurs engagements soutenir d’emblée une candidature autre que celle d’un « toutou » aux ordres des chefs d’état et de gouvernement. De plus quelle Europe prône le Modem ? des Etats nations ? Une Europe fédérale ? Autres ?
De façon générale il manque pour moi des éléments importants comme celui de la politique énergétique de l’Europe autant sur les notions de production, d’autonomie, de sécurisation de l’approvisionnement.
Pour quelle raison le terme « développement durable » n’est-il pas employé ? Il est paradoxal dans un monde en quête de sens de ne pas donner des pistes sur la politique de l’UE en matière de relations internationales soit sur des sujets d’actualité ( par exemple le Darfour, l’Afghanistan, l’Iran , le Moyen-Orient, l’Ukraine, la Georgie, le désarmement nucléaire, etc….) soit sur la responsabilité du Nord vis-à-vis du Sud. Quelle relation l’UE doit-elle entretenir avec les USA (sans faire de l’anti-américanisme primaire) ?
De plus L’EUROPE doit-elle continuer a être un processus et ne pas se pas se poser des limites de frontières ou doit-elle se fixer des limites
Point n°3
Suivre cette voie, ce serait fermer le marché européen aux pays émergents (et en premier à la Chine et à l’Inde) vaste programme !
Le protocole de Kyoto autorise ces pays à suivre des normes (de pollution par exemple) différentes des nôtres.
Alors ?
J’adhère pleinement aux engagements proposés. Je trouve cependant que deux points essentiels ne sont pas clairement développés :
Porter pour l’Europe un projet de développement durable : un choix de société moins consommateur d’énergie, qui préserve la bio-diversité, et qui relance clairement la machine économique sur ces bases là.
Défendre le service public et pas seulement l’économie de marché. Pour bien fonctionner l’économie doit être régulée par la volonté politique, mais celle ci ne suffit pas. Il faut aussi des services publics compétents et respectés.
Enfin, ne faut-il pas annoncer clairement que faire rentrer actuellement la Turquie à part entière dans l’Europe serait une gageure qui ruinerait tout projet politique européen.
Les engagements démocratiques européens sont essentiels et me semblent être bien résumés dans ces 12 points. Je suis en plein accord avec les valeurs qui y sont associées, et j’apprécie qu’elles soient défendues au plus au point de notre mouvement démocratique. Le combat pour harmoniser 27 pays est loin d’être gagné, mais il faut persévérer et se donner les moyens de gagner, car dans ce cas, le point 3 sur une Europe équitable est la clé du succès gagnant - gagnant. Merci de relayer ces idées et ces valeurs.
D’autre part, deux petites suggestions d’orthographe à corriger : paragraphe 4 : les gouvernants de nos pays et non paus, et paragraphe 12 : protéger leurs marchés (les deux mots au pluriel).
Je concluerai sur l’information nécessaire des citoyens européens sur des décisions qui les engagent. Pour cela, à titre personnel, d’abord, puis pour diffusion sur ma circonscription et enfin sur le site Internet du Modem du Calvados où j’habite, je fais mettre en ligne chaque mois, un résumé de l’ensemble des dépêches et communiqués du Parlement Européen, qui sont visibles pour tous les adhérents, nous permettant de nous tenir au courant de tous les sujets abordés sur un mois à Strasbourg, et surtout de pouvoir les comprendre et les exploiter.
Je termine en saluant la démocratie au sein de notre mouvement, premier du genre à nous soumettre un texte d’engagement aussi important que celui-là, à la veille des élections européennes. Le lire, c’est déjà beaucoup, le commenter c’est encore mieux, et surtout l’impulser par nos suggestions ou corrections, c’est le bonheur et tous les partis politiques ou autres mouvements devraient s’en inspirer pour toujours plus de démocratie. Chapeau bas pour cette belle initiative à renouveler aussi souvent que possible.
Merci
Avec et malgré tout le respect que je vous dois,
Point 2 : Je suis d’accord avec ci-dessus : le terme concurrence est trop restrictif ;
Point 8 : Beaucoup de pédagogie nécessaire à l’appui de cette proposition qui peut inquiéter. Le “procureur” européen sera-t-il une personne physique désignée le temps d’un mandat exercé successivement par chacun des pays ? Une instance collégiale ? Un fonctionnaire ? Quel contre-pouvoir ?
Point 10 : Si je comprends bien, il y a les Européens évolués et les barbares, et on va désigner une aristocratie des 16 ??? J’exagère (juste un peu ;-)), mais je trouve cela ethnocentré. Et vexant pour les éventuels futurs “MODEM” de ces pays.
Dans le préambule “plus la crise avancera” me semble trop corrélé à l’économie. Vouliez-vous dire “plus les transformations du monde s’accéléreront ?”
Point 12 : Le développement du TM ne dépendrait que de la lutte contre les paradis fiscaux (un peu “mode”) ? ! J’aimerais lire d’autres propositions concrètes, notamment pour aider leur développement durable : les affranchir des semenciers (OGM), leur procurer par transfert de technologie : énergies solaire, éolienne, hydroélectrique, subventionner les écoles et universités…
Pour le reste, j’adhère et serai fière de pouvoir défendre un argumentaire basé sur ces valeurs.
Bravo pour ce texte (il me console un peu du système et du manque de communication envers les candidats de liste Europe, comme je l’ai été)
Mes propositions et remarques :
1/ Pour chaque chapitre pourquoi ne pas fortement affirmer “OUI, nous voulons… par ex pour le § 1 … OUI, sans doutes possibles C’est L’UNION DE L’EUROPE QUI SERA DETERMINANTE POUR LA SORTIE DE CRISE etc.., ” et terminer par “NON …par ex AU RENFERMEMENT SUR SOI,,, etc pour tous les chapites
2/Le texte de ce chapitre 1 est trop long. Si l’on donne des exemples, il ne faut pas oublier de parler de LA REFONDATION (oui, je dis bien la refondation car c’est bien ce secteur que je connais bien qui a plongé le monde dans cet état
) DU SECTEUR FINANCIER, accentué de la mise en place de régulations stictes (à elles seules, elles seront insuffisantes)
Bon courage devant toutes ces propositions.
de tous les programmes, celui-ci me semble le plus cohérent et entre en résonnance avec celui des «verts». Une alliance possible?
moi qui suis des DOM je suis et suivrais encore cette logique, espérant qu’elle soit entendue et que ce programme puisse être tenu. Par contre, sans ses publications sur le net, le Modem me vivrait pas chez nous, loin de la métropole. A quand un parti structuré et organisé ici (La Réunion). Il ya eu des espoirs, puis des désespoirs, enfin de l’espoir, vivement de l’action!!!
Pratiquement, auprès de qui le modem se rangera-t-il pour la présidence de la commission ? Votera-t-il pour ou contre Barroso ?
La crise est moins financière que liée à la surproduction internationale sans adéquation de l’offre qualitative et pas seulement quantitative à la demande. Je ne trouve rien dans les propositions de François qui concerne directement le système de commercialisation et ne suis pas convaincu par le grand emprunt de 3% : cataplasme.
Sur Europe citoyenne transparente (4) politiquement adulte (10) et solidaire du reste du monde (12) OK 3 fois OK.
12 points, c’est trop.
Les 12 titres sont convaincants! Les propositions sont souvent en deça. Encore un peu d’audace! Fixons un cap, à la suite des fondateurs de l’Europe et pour nos enfants: une Union d’Etats, avec une souveraineté exercée en commun sur des points cruciaux: politique monétaire, fiscale, commerciale. Avec des valeurs humanistes. Avec une vie démocratique.
Tout ne sera pas fait du jour au lendemain, mais disons clairement que nous poursuivons cet objectif.
Je suis d’habitude régénéré par les messages de F BAYROU mais là, je ne sens pas ce message Humaniste qui doit être puissant, claire si il veut faire avancer une Europe floue, bloquée, mal perçue par beaucoup de citoyens
Je crois pour ma part qu’il faut réveiller et ouvrir des voies nouvelles et fortes
Un catalogue d’axes de travail, comme proposé, n’est ni assez précis ni assez enthousiaste pour cela
Sachons se différencier par le fond, l’engagement sur des idées porteuses d’avenir
Bravo pour des tas de choses: délibérations des gouvernements accessibles au public, annonce d’ordre du jour, harmonisation fiscale oh oui( aïe!je vois venir les résistances..),budget européen de recherche oui-oui, procureur européen pour l’efficacité oui encore.Une agriculture européenne à taille humaine, c’est probablement en phase avec l’actualité écologique, donc ok.Bravo aussi pour le groupe des 16 plus audacieux sur des décisions communes, plutôt que le protoplasme marchand des 27.Mais, pourquoi ne pas parler d’une opportunité à saisir pour la croissance démocratique de pouvoir du parlement européen, et de la nécessaire tonification et autonomisation de la commission.Celà rendrait moins utopique la notion du projet social européen.
Difficile de ne pas adhérer à ces propositions. Elles sont tellement imprécises qu’elles “ratissent large”.
J’aurais préféré qu’on me parle de ce qui doit être fait pour que l’Europe puisse être gouvernée, de ce qu’entraîne le fait que les gouvernements des pays européens et les instances européennes actuelles ne maitrisent rien de ce qui est fait dans le domaine financier (entre une banque centrale indépendante - ce qui n’est pas a priori une mauvaise chose - et des établissements financiers totalement privatisés, sur quoi peuvent-ils agir ?), de l’incidence possible (sinon probable) de la mise en minorité du premier ministre tchèque. Et qu’on ne se limite pas à des vagues considérations.
Dommage qu’il n’y ait pas un 13ème engagement pour “une europe sociale et solidaire”. En ces temps de crise il me parait indispensable que l’europe joue pleinement son rôle au niveau économique mais aussi social.
Je suis globalement d’accord sur l’articulation, mais j’aimerais que certains point soient précisé:
Point 1 - Je trouve que l’on manque d’ambition sur l’organisation politique européenne. Il faut arriver à faire véritablement passer une idée que l’Europe doit gouverner.
Point 2 - Je vais m’attirer les foudres sur ce point , mais mettre l’écologie au même niveau que l’exigence sociale et démocratique, c’est démagogique. Non pas que le sujet écologique ne soit pas une nécessité actuellement, mais je suis intimement persuadé que dans une dizaine d’année, on en parlera plus du tout de la même manière.
Point 3 - Ca ressemble furieusement à du protectionisme, quitte à le faire, il faut prévoir des compensation aux pays qui ne pourront suivre nos exigences en matière de traçabilité. Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas parfaitement d’où vient une marchandise, que cette marchandise ne suit pas les normes. On va se faire allumer sur ce point, pas seulement par l’opposition de droite et de gauche.
Point 4 - Aurait on décider de copier S. Royal? cf. point 1
Point 6 - Je trouve dommage que le point sur la recherche est trop court, je trouve cela beaucoup plus important. Il devrait être mis plus en avant car c’est avec la recherche et l’éducation que l’on fera avancer toutes les causes, écologiste comprises! C’est par ce chemin que l’on trouvera des solutions efficaces…
Point 10 - On peut proposer de démarrer à moins nombreux que 16, j’avais adoré ce geste bien trop fugitif et certainement un peu “marketing” de J. Chirac qui avait laissé l’Allemagne représenter la France à une réunion européenne. L’idée était grande… Même si je ne suis pas chiraquien pour 2 sous.
Point 12 - Je comprends strictement pas le lien entre le tiers monde et les paradis fiscaux! Ou du moins, je pense que le racourci est grossier, et ce point mérite d’être mieux développé, il est horriblement brouillon. C’est léger et limite risible.
Pour le reste, je suis, soit d’accord, soit incompétent!
bravo la mise du dsicours et ces 12 engagement sont une réussite..
continuez, continuons.. la machine qui va changer l’Europe est lancée !
on comprend maitenant pourquoi les français ont dit NON, ils n’avaient pas les réponses qui sont là
“..Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3% du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des Etats de l’Union, en tous cas de la zone euro…” l’essentiel est là et sarko ne le comprend pas, il a beau faire le malin en disant qu’il va faire chaise vide au G20s’il n’a pas les réponses qu’il attend, encore faut-il savoir quelles réponses sont bonnes
Quel plaisir toujours renouvelé de voir mises en avant les valeurs humanistes.
J’approuve globalement, même si cela mélange les valeurs essentielles et les propositions parfois floues.
Le Point 10 me surprend.
Dois-je comprendre que le Luxembourg, certes historiquement membre fondateur du premier cercle, mais aussi paradis fiscal, aurait plus son mot à dire que la Pologne et ses 40 millions d’habitants ?
Point 12 : ne mélanger pas dans une même proposition paradis fiscaux et aide aux développement au risque de semer la confusion.
En plus c’est la dernière proposition cela peut laisser un malaise.
Il faut terminer , soit par une proposition forte et originale taxe Tobin pour financer l’aide au développement des pays en voie de développement (l’Afrique proritairement), ou alors par plus généraliste permettant de reboucler sur les valeurs humanistes du point 1
Je ressens ce document comme le fondateur de la politique de demain. Une “loi des douze tables” qui rassemblera les français autour de leur Etat, un Etat partenaire des autres dans une Europe qui émergera des brumes sous l’aspect d’une structure logique et efficace. L’idée de mettre fin à l’élaboration des projets gouvernementaux dans le secret des cabinets (une vilaine habitude qui remonte à Louis XIV) est depuis longtemps dans ma tête. Non seulement les actions internationales, mais aussi les actions sur notre propre société devraient être fondées selon ce principe : une discussion du genre “C dans l’air” avec présence du public (par le Net), questions du public filtrées par une équipe de modérateurs, et se concluant par les decisions prises “in fine” par le chef.
Un vrai tournant dans l’histoire de la politique !
1. En ce qui concerne l’automobile, les aides versées par l’état doivent servir à opérer un virage vers les voitures propres. S’il s’agit uniquement de sauvegarder des emplois dans un secteur qui sera bientôt obsolète l’argent du contribuable risque d’être dépensé en pure perte et jamais récupéré.
2. Comment faire pour que la distribution des richesses soit plus équitable ? Il faut réinventer un modèle social et mettre l’homme et l’environnement au centre du dispositif pour que nos enfants puissent vivrent dans un monde plus juste. Aujourd’hui nous ne sommes pas égaux, nous n’avons pas les mêmes chances au départ. Le travail doit être récompensé mais tous le monde doit avoir sa chance.
3. Il faut faire attention à ne pas faire trop de prochronisme car cela pourrait faire durer la crise comme en 1929 mais la mesure est bonne. Il faudrait également éviter de polluer inutilement la planète en important des aliments que nous pouvons produire chez nous.
4. OUI
5. Et pour les salaires on fait comment ? Il existe des différences importantes entre certains pays européens.
6. La phrase n’est pas très clair. Il n’est pas nécessaire de parler des brevets. Le plus dur est d’avoir une idée ou de faire une découverte pas de la protéger. De plus le simple fait de mettre plus d’argent sur la recherche n’implique pas que l’on va déposer plus de brevets. Les recherches sur les langues mortes ont peu de chance de créer de la valeur ajouté.
7. Oui la bonne question est de savoir ou l’on prends l’argent. Avons nous les moyens de dépenser plus globalement ? Peut on faire des économies sur d’autres budgets ? Lesquels ? Certains pays se contentent de copier ce que les autres inventent. Taxer les transactions, pourquoi pas mais coment ? et quels seront les effets pervers ?
8. Je ne suis pas certain que les européens soient prêt pour cette mesure. Dans vingt peut-être. En attendant il faut encourager la collaboration entre pays sur ce sujet. Proposer un texte légiférant sur des situations précises (ex : garde des enfants en cas de séparation de parents de nationalités différentes, …) et le faire valider à l’unanimité. .
9. Personnellement j’enlèverai ‘’de taille humaine’’ car c’est irréaliste. Il faudrait préciser à qui l’on donne se pouvoir. Qui vote ? Règles du vote ?
10. Pour aller plus vite il faut arrêter de tout traduire dans toutes les langues et remplacer le vote à l’unanimité par un vote à la majorité. Les règles ne s’appliquent que pour les pays qui les ont acceptées. Les pays qui hésitent peuvent signer à tout moment une règle déjà validée à la majorité sans faire de cérémonies. Je ne suis pas pour faire une Europe à deux vitesses et créer des clans.
11. Aujourd’hui les gens ne se soucient pas vraiment de savoir quelle langue ils parlerons demain mais plutôt de savoir s’ils vont conserver un emploi jusqu’à la retraite (quand ils ont la chance d’en avoir un). Personnellement je remplacerai ce point par un point sur l’emploi.
12. On mélange l’économique et le social dans ce point. On mélange aussi la responsabilité des états, des grands groupes et du grand banditisme. On caricature également l’immigration car tous les immigrants ne sont pas des naufragés qui arrivent sans rien au péril de leur vie. L’immigration est un sujet complexe sur lequel il sera difficile d’agir. Les bouleversements climatiques viendrons amplifier le phénomène dans les années à venir. De plus il ne faut pas traiter les pays d’Afrique comme des enfants.
Puisque l’intérêt des commentaires réside dans le fait d’être critique et constructif, essayons de l’être. C’est volontairement que je n’ai pas lu les déjà très nombreux commentaires, aussi vous me pardonnerez d’éventuelles redites.
Point 1 : “L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles”. L’union de l’Europe, l’expression fait pléonasme, sauf à parler de l’Europe au sens géographique… Mais alors c’est idiot car l’Union existe déjà, non ? L’Europe politique, objet des prochaines élections du 7 juin prochain ne s’appelle t-elle pas L’Union Européenne ?. Et puis “plus de doute possible” fait un peu démagogique si vous me permettez : trop incantatoire, et trop flou pour identifier le Modem par rapport aux autres formations qui feront campagne. Je propose à la place “Une nouvelle Europe doit émerger”, ou bien “Oui à l’Europe qui tient compte des européens”. J’ajoute que ce point 1 est le plus important, c’est celui qui sera le plus lu dans nos tracts : il s’agit donc de ne pas se tromper en le rédigeant.
Point 2 : “L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes”. Pour ma part l’Europe ne doit pas se définir à partir de ce qu’elle n’est pas (”L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, … ). Nous gagnerions à la définir uniquement à partir de ce qu’elle est, de ce qu’elle devrait être. Donc simplifions pour avoir “L’Europe c’est un projet de société, ce sont des valeurs humanistes”.
Point 3 : “En Europe, la compétition doit être rendue équitable”. Ce point fait pour moi “doublon” avec le point 5. L’argumentaire affaiblit encore ce slogan, car c’est déjà de la relation extra-européenne. Ces règles sont - je crois - encore celles de l’OMC, et c’est à ce niveau-là que cela devrait se décider. Autrement nous passerions d’un protectionnisme national à un protectionnisme continental, et cela s’avèrerait contre-productif au bout du compte.
Point 4 : “L’Europe, affaire de citoyens”. Je ne peux qu’être d’accord avec l’idée que toute réunion de rang européen doit être publique. Pourquoi ne pas avancer l’idée de la création d’une chaîne de télévision de l’Europe ? Un peu sur le modèle de “La Chaîne Parlementaire” en ce sens où cette chaîne serait une chaîne à vocation uniquement institutionnelle (et éducative avec des cours de langue par exemple ?).
Point 5 : “L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux.”
Ce n’est pas tant qu’elle ne peut pas, c’est surtout qu’elle ne doit plus ! C’est à mes yeux le piège dans lequel l’Europe est tombé : agréger autant de pays en si peu de temps (combien de temps l’Europe est-elle restée à 5, à 12 ?), ne pouvait pas se faire sans tomber dans cet écueil. Alors plombier polonais ou routier estonien, peu importe après tout : les règles doivent changer. Je propose plutôt : “L’Europe ne doit plus organiser de concurrence sauvage entre les Etats européens.”
Point 6 : “Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe”. Je ne peux qu’adhérer à ce principe. Mais aller au-delà de la déclaration d’intention ne sera pas facile. Il faudrait suggérer l’implantation de 3 ou 5 universités européennes, dotés de moyens exceptionnels pour non seulement égaler les universités américaines, mais aussi avoir l’ambition de les surpasser. Au lieu d’en construire ex-nihilo, le mieux serait que nos universités actuelles se mettent sur les rangs pour obtenir un label que nous pourrions baptiser “Université de l’Europe”.
(Je parlerai des points 7 à 12 dans un autre commentaire).
Je trouve le texte plutôt bien s’il ne s’agit “que” d’engagements. S’il s’agissait d’un programme, cela serait bien pauvre en terme de propositions compte tenu de l’étendue des compétences de l’UE et des enjeux. Nous serions attaqués d’entrée de jeux sur la faiblesse de notre programme (souvenez-vous 2007 !).
Néanmoins deux chapitres essentiels me semble manquer :
*Diplomatie et défense premièrement. Le MoDem est tellement européen qu’il ne peut oublier de rappeler sa vision d’une diplomatie europeenne forte et d’une politique de défense commune capables de contribuer à changer la physionomie du monde. Politiquement, cela représente la seule contre-proposition valable à la position pro-otan qui a été votée récemment en France.
L’énergie deuxièmement. Il s’agit d’une question stratégique pour l’europe tant la proximité d’avec la Russie soulève des questions sur notre (in)dépendance énergétique. Se fixer un objectif d’autosuffisance énergétique me semble plutôt fondé en lien par exemple avec l’Europe écologique (énergie verte).
Enfin, je n’ai pas de proposition concrète à ce sujet, mais il me semble que la question des institutions n’est pas tout à fait régrlée. “Ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire”, cette idée de François Bayrou mériterait d’être transcrite en engagement fort du Modem.
Merci.
Bravo, ce sont de belles intentions. Concernant le point n°4, est-il envisagé de l’appliquer au sein même du Modem, ou bien est ce réservé aux engagements européens de François Bayrou?
“Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul en soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prises, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.”
point 1. Ok faire comme l’emprunt Barre en 1976 remboursable par diminution de l’impôt sur le revenu.
point 2. Exigence sociale : il reste à inventer des instruments de mesure.
point 3. Cela veut dire aide au développement. Le retard est-il rattrapable?
point 4. délibérations publiques du Conseil : non; annonce des préparations des décisions: oui. Il faut avoir la capacité de traiter les informations en qualité et quantité. Si vous voulez noyer le citoyen sur-informez le!
point 5. Oui si assiette unifiée
point 6. Aider l’innovation, pas le dépôt (symptomatique d’un comportement de rentier).
point 7. Non pas d’impôt sur les transactions financières mais création d’un impôt européen sur les sociétés.
point 8. Oui
point 9. Taille humaine c’est 200 à 400 hectares minimum pas 50.
point 10 et 11. Oui
point 12. Ineptie (association sous-développement et paradis fiscaux).
L’homme préfère les paradis plutôt que les enfers fiscaux.
LE TOUT MANQUE DE VISION. Ne tombez pas dans la démagogie “courtermiste”. ATTENTION
le point 6 me met mal à l’aise.
1°)Il semble que la recherche ne concerne que la technologie et tout ce qui concerne les sciences humaines est ignoré. Or en temps de crise, ce qui peut engendrer de l’argent (recherche médicale, énergétique, …) trouvera toujours financement, alors que les recherches qui permettent les réalisations du point 11 (connaissance des langues anciennes, linguistique, histoire, philosophie, littérature, …) sont les plus fragilisées. C’est justement le rôle des dirigeants européens (et nationaux) de raisonner sur le long terme et de protéger “financièrement” ces recherches, même si elle ne sont pas productrices de richesses immédiates.Je dirais aussi la même chose sur les recherches “pures” qui peuvent sembler inutiles aujourd’hui mais source de grandes richesses dans quelques siècles.
Je propose donc deux points : l’un sur la recherche (fondamentale :culturelle et théorique) en tant que telle, avec un budget européen adéquat pour bâtir l’avenir de nos enfants et des générations futures
l’autre sur les recherches appliquées, de pointes, performantes, associées à des formations pour maintenant et demain, avec des procédures européennes efficaces de dépôt et gestion des brevets.
A ce propos, il faudrait créer une formation spécifique de “médiateur” entre recherche et entreprise : il manque des personnes capables de comprendre les travaux de recherche et capables d’une part d’évaluer leur potentialité actuelle à devenir un produit industriel et d’en assurer le transfert.
Parmi les apports positifs de l’Europe un des moins connus de nos concitoyens, il y a la transparence, l’équité, pour ne pas dire l’éthique, dans les subventions et autres aides, notamment en faveur des entreprises ou des associations. Nous Français avons tendance à ne voir que les lourdeurs administratives, or l’Europe c’est moins d’arbitraire, « d’opportunité politique », de pouvoir discrétionnaire dans la gestion de fonds publics contrairement aux aides nationales que celles-ci dépendent du bon vouloir d’un président (de la République, d’un conseil régional, d’un conseil général), d’un ministre ou d’un préfet.
Il faudrait l’expliquer aux Français et demander de rigueur (pas au sens de M. Barre !).
Bonjour et bravo à tous,
Pour répondre au paragraphe 6 et 10 concernant le savoir et l’importance d’un groupe moteur de l’Europe, peut-être est-il souhaitable de renforcer concrètement ce qui a déjà été fait dans le domaine de l’enseignement supérieur.
C’est à dire le programme ERASMUS, en le doublant par un programme peut-être plus ambitieux encore : le projet BODIN
“Il n’est de richesse que d’homme” J.Bodin économiste du 16e siècle
Pourquoi ne proposerions-nous pas aux élèves de sixième lors de leur choix d’une première langue étrangère de pouvoir choisir une langue européenne tel que le néerlandais, le flamand, le luxembourgeois. Bref des langues dites rares mais importantes du point de vue européen. Ce choix serait associé à un engagement de faire une année, peut-être en première, dans une famille européenne et dans un lycée européen. Bien sûr un échange similaire serait proposé à l’étranger.
Un an de formation et d’amitié dans un pays, une famille, une école européenne. La reconnaissance de l’importance de chaque langue, de chaque culture européenne.
Bonjour,
Il me semble un peu trop facile de dire simplement ce qu’il faudrait faire, il eu été plus judicieux, mais aussi probablement plus engagé, de donner des éléments de réponse, clairs, précis, concrets, en fait d’oser dire comment il faudrait faire.
Pour quand pouvons-nous attendre d’entendre des propositions concrètes au MODEM ??
Amitiés démocrates
Je regrette que la politique étrangère de l’Europe ne soit pas évoquée. Les morts de Gaza sont-ils déjà oubliés?
je suis enthousiamé par cet engagement pour l’Europe.
-je pense qu’il est primordial de rappeler l’idée fondatrice de l’Europe :
Construire notre avenir ensemble, et non pas les uns contre les autres. Cette idée ne remet pas en cause nos identités, et non plus nos cultures.
-Par contre je me permtet une réflexion concernant le point 6 “Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés” : Je ne pense pas que la mot “victoire” concernant la mondialisation soit le plus approprié dans un projet avant tout humaniste. Pourquoi ne pas remplacer “victoire” par “epanuissement” en reformulant la phrase.
-Concernant le point 7, je ne pense pas qu’il soit bon d’alimenter un bubget (si justifié soit-il) par un impôt sur des mouvements que l’on voudrait limité et très contrôlé, et de plus “taxé” parfois d’mmoralité (transactions boursières).
Vous en souhaitant bonne réception
Il faut maintenant passer aux actes,
Mais la corruption existe partout:
Le chemin que nous parcourrons ensemble est plus important que le but. Il signera notre capacité à nous transformer nous même. Il n’y a pas de monde parfait, c’est pourquoi nous y participons!
Se positionner à partir de l’Europe est incontournable, mais n’aurons nous pas les mêmes combats idéologiques au sein des démocrates et démocraties européennes.
L’humanisme doit nous permettre de quitter la notion de “bouc émissaire” (la faute à l’autre) et passer désormais sur le message Chrétien: “aimez-vous les uns les autres en frères”. C’est pas gagné: N’oublions pas les paroles de l’Abbé Pierre “Nous sommes ici uniquement pour apprendre à aimer”!
Les meilleures intentions, les meilleures législations et institutions et démocraties y comprises, ne vaudront jamais ce que valent les Hommes chargés de les appliquer!
Réfléchissons d’abord nos propres comportements face au monde et effectivement faisons en sorte de re-penser le développement. Peut-être aujourd’hui à la vue de l’urgence est-ce possible?
Tout d’abord, merci pour cette réunion de dimanche qui n’a fait que me ré-confortée sur la triste situation sociétale que nous vivons. Merci du fond du coeur.
Je suis en accord avec l’ensemble des points de la convention proposée.
Je me permets d’ajouter :
§2- oui, il est temps que l’Europe réagisse en tant que “nation” et que cesse la “concurrence”
§3- bien évidemment mais il ne faut pas que “nos producteurs” soient trop pénalisés par les importations ; je sais que le “protectionnisme” est dangereux mais restons vigilants, notamment sur les questions de sécurité. Aider les pays à produire mieux, OUI ; aider aussi nos producteurs à survivre OUI.Gardons une identité de fabication ds nos productions me parait indispensable, ne serait-ce que pour redonner l’espoir et à court terme éviter des fermetures d’entreprises.
§5- Bien sur. Nous sommes trop focalisés sur notre propre fiscalité.Par ailleurs, je pense que chacun devrait payer un impot, ne fut-ce qu’un euro symbolique ; ceci pour une forme de dignité rendue et aussi parce que rien n’est”gratuit”.
§10- Là encore, oui. Il faut avancer et la zone “euro” doit être en “avant-garde”. C’est une affaire d’efficacité et de dynanisme. Il faut avancer.
§11- garantir une identité ds la diversité, c’est assurer le droit aux différences et assumer la mixité. Bravo.Apprendre des autres et apprendre aux aures, c’est la base de l’anthropologie culturelle. C’est le respect de soi et des autres. C’est un moteur de communauté.Vivre ensemble en reconnaissant nos différences, c’est aussi cela de l’humanisme. Cf. §2.
§12. L’immigration : oh que oui ! et que j’ai honte sur ce que je vois et que je vis. Finissons-en. Avançons.
Ensemble, créons une nouvelle société. Merci encore.
Rosemonde Guivarch.
point 5:je pense qu’il faudrait ajouter “harmonisation fiscale et sociale”
par ailleurs, comme plusieurs commentateurs l’ont pointé,il serait souhaitable de présenter la politique étrangère de l’Union européenne comme étant basée sur des principes humanistes(développement des pays pauvres,contribution à la paix dans les conflits régionaux(en particulier Proche Orient),incitation au respect des droits humains(en commençant,bien sûr,par nous-mêmes,)protection des populations menacées par la dictature,le terrorisme etc
je suis entièrement d’accord avec les propos de Sylviane Autebert sur la recherche.
Je rajouterais juste une chose, la recherche concernant le “développement durable” ne devrait pas être soumise à concurrence et mais faire l’objet de travaux communs au niveau européen pour aller plus vite. Un budget spécifique devrait lui-être dédié ( quitte à créer de l’endettement et/ou investissement constructifs)car des résultats qui en découleront, notre bien-être commun sera ou ne sera pas dans le futur que ce soit pour les citoyens ou la planète que nous partageons.
Un opposant à l’indépendance de notre parti, après avoir lu les “12 propositions pour l’avenir de l’Europe” , m’a répondu que les vrais objectifs du MoDem étaient identiques à ceux de ses concurents :
M = Manipuler les électeurs
o = occulter le sytème mis en place par les banquiers privés
D = Défendre la BCE
e = étendre le pouvoir des banquiers privés
m = maintenir l’Europe dans le système usuraire
–> Poisson d’Avril !!!
Non les 12 engagements européens présentés par François Bayrou sont parfaits et ils sont vraiment différentes des 12 propositions présentées le 10 mai 2006 par José Manuel Barroso et Margot Wallström, ou des “12 projets pour 2020″ du Ministère des Affaires étrangères et européennes.
Quelques pseudo-citations puisque le 1er avril, c’est le jour des blagues :
Bernard Madoff plaidant coupable : “Les banquiers gouvernent le monde grâce à la dette qui correspond à l’argent créé à partir du néant. Ils ont besoin de gouverner le monde pour s’assurer qu’aucun pays ne faiblisse ou ne tente de les renverser. Aussi longtemps que les banques privées, au lieu des gouvernements, contrôleront la création de l’argent, la majorité des humains sera condamnée. Ces banquiers et leurs alliés ont tout acheté et tout le monde”
Nicolas Tsar Cosy, 1er empereur impopulaire, lors d’une réunion du “G20-1″ : “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [et après avoir enlevé sa montre et regardé la foule sur sa gauche :] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain”
Pierre Levée (conseiller économique) : “La jeunesse qui pourra résoudre la question monétaire fera plus pour le monde que toutes les armées de l’histoire” et cette jeunesse ne devra jamais oublier d’aider les PME!
Une ancienne lycéenne de la “Holton Arms School ” qui n’est pas devenue membre du “Center for Strategic and International Studies” : “Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut continuer à jamais (à l’infini) dans un monde fini est soit un fou, soit un avocat, soit un économiste.”
Un trotskyste de Neuilly-sur-Seine : ” Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.”
Un ancien consultant de l’ONU et du groupe des experts du PS : “Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d’un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n’y a pas de perdants.”
Un ministre d’état au développement durable lors d’un “Apéro-Débat” : Les banquiers détiennent la Terre. Si vous souhaitez rester leurs esclaves et payer le coût de votre propre esclavagisme, alors laissez les continuer à créer de l’argent. (hic)”
Juste une remarque sur le point 11 : n’est-ce pas un peu optimiste de dire que “la langue française est protégée”? Est-ce seulement la faute de notre gouvernement, qui a une part de responsabilité, si le français régresse à Bruxelles (au profit de l’anglais, pas du flamand !)? Concrètement, qu’est-ce que nos parlementaires ont fait en ce sens, et surtout que s’engagent-il à faire ?
Pour le point 4, il faut aller plus loin et proposer que tout traité et tout élargissement doit être décidé par un référundum européen (la moitié des pays +1 et 60% de la population doivent donner leur voix).
Oui pour l’ensemble mais l’environnement….
Le MODEM est-il pour le tout nucléaire, avec notre VRP en Chef, alors que de plus en plus de Pays européen sont en train de sortir du nucléaire (et de ces déchets et accidents potentiels) et de s’orienter vers les énergies renouvelables et ses économies ? Il me semblait qu’avec la présence de sincères écologistes, nous pourrions nous démarquer très sensiblement et du PS et de l’UMP. L’avenir de nos centaines de générations après nos petites existences vaut bien ce combat.
Ce projet humaniste me parle bien, une simple remarque : les valeurs de “l’humanisme européen” mériteraient d’être développées car elles sont fondatrices : les femmes, l’écologie, la place des religions, des citoyens….
merci et bravo pour les travaux accomplis
J’adhère à ces engagements et j’aimerai que nous,MoDem,les portions haut et fort à toute occasion et pas seulement par souci électoral.
Une remarque concernant l’engagement n° 3 : les règles fixées par l’Europe doivent être intelligentes et HONNÊTES, je veux dire ne pas cacher du protectionisme : décider que les bananes doivent être droites, et pourquoi pas rouges ?, est non seulement aussi stupide qu’envoyer des chasse-neiges au Sénégal mais un très sûr moyen de porter atteinte à l’économie des pays producteurs - je ne pense pas là à nos départements d’Outre-Mer ( autre problême sur lequel, nous français, sommes très discrets quand nous parlons de l’Europe…)-. L’engagement n°12 doit être réel et concret, pas seulement de bonnes intentions.
L’ensemble des propositions me semblent pertinentes; cependant j’aurais pour ma part souhaité un chapitre consacré à un grand projet Européen de développement économique basé sur le développement durable.
D’autre part, peux t on avoir plus de précision sur le projet d’umprunt Européen?
Puisque l’intérêt des commentaires réside dans le fait d’être critique et constructif, essayons de l’être. C’est volontairement que je n’ai pas lu les déjà très nombreux commentaires, aussi vous me pardonnerez d’éventuelles redites. Je parle ici des points 7 à 12, j’ai évoqué hier soir (billet du 31 mars à 22h16) les points 1 à 6.
Point 7 : “Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels”. Peut-être ne suis pas assez au courant de ce qui se fait ailleurs en Europe, mais je crains que ce point ne soit trop franco-français. D’autant plus que la proposition associée parle d’un “budget européen” sans préciser si c’est de celui consacré à la recherche. Oubli ou confusion ?
Point 8 : “L’Europe, zone de sécurité”. Il est évident qu’il faut au plus vite une justice transfrontalière, qui permette de poursuivre avec les mêmes prérogatives dans toute l’Union Européenne. Peut-être que le texte gagnerait à être plus agressif : “L’Europe toute entière contre les réseaux et les mafias” serait plus lisible, électoralement parlant.
Point 9 : “La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais”. Difficile là-aussi d’aller contre, c’est sans doute le point que j’ai le moins envie de critiquer. Même la sémantique me convient, c’est dire.
Point 10 : “Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.” C’est tout de même étrange de devoir inscrire ce point dans une campagne électorale, car à quoi sert de faire de la politique sans la volonté. La réponse est hélas toute trouvée : bénéficier des avantages, sans avoir les inconvénients. Pourquoi les décisions sont-elle devenues si opaques, sinon par le manque de volonté des politiques d’expliquer leur décision ? Alors oui, la volonté politique est le carburant du moteur européen. Je propose toutefois une simplification de la phrase , par exemple “Une volonté politique pour une Europe volontaire”.
Point 11 : Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit. C’est vrai qu’il est important de rassurer nos concitoyens, au moins sur la volonté du Modem en la matière. L’Europe doit préserver toutes les identités, nationales comme régionales. Et c’est par les résultats d’une bonne politique que chacun se sentira Européen. Comme ailleurs, je pense qu’on peut le dire en moins de mots : “L’Europe ne joue pas contre les identités, au contraire il les garantit”
Point 12 : L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté. C’est compliqué d’être critique avec un sujet pareil, mais vous aurez noté comme moi que le mot “Europe” ou “Européen” est absent de ce point. Et le lien avec l’immigration est - à mes yeux - franchement tiré par les cheveux lorsque je lis la proposition associée, qui réclame “la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l’argent de la corruption (…)”. Cela relève de la sphère financière, non pas de l’immigration. Il faut recentrer le débat, et parler uniquement des flux migratoires, des hommes et des femmes qui veulent venir en Europe. Immigration légale, immigration clandestine. Il y a la justice et la mise en place d’une justice et d’une économie pour lutter contre la corruption. Je propose donc : “L’Europe (dé)montre son humanité au travers de sa politique d’immigration”.
[...] commenté les 12 engagements du Modem en temps et en heure, mais je ne trouve pas inutile de rappeler ici ce que j’ai dit là-bas. [...]
Les propositions sont certes intéressantes mais elles restent de l’ordre des principes. Ainsi rédigées, tout le monde peut être d’accord qu’on soit chez les Verts, au PS, ou même à l’UMP. Elles ne sont pas assez concrètes pour convaincre de leur bien fondé et surtout de la possibilité d’être mise en pratique. Il me parait difficile d’aller défendre nos listes sur un marché avec 12 propositions ainsi rédigées.
Plus globalement, je suis profondément déçu de la tournure que prend cette campagne. A 2 mois du scrutin, nous ne sommes pas prêts : nous n’avons rien de véritablement concret à proposer. Pour des défenseurs de l’Europe, je trouve ca plus que limite. Et croire que 2 ou 3 semaines de campagne vont suffire, c’est se moquer du monde !
Je crois que nous nous dirigeons au contraire vers une abstention massive,pres de 70%… et un score à réviser par 2 ou 3 par rapport aux scores espérés..
Tout d’abord, j’adhère globalement à ce qui a été dit. Cependant, voici quelques points qui me semblent faibles et je rejoins en cela quelques contributions:
- au point 2 : “Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.” De mon point de vue,pas seulement au même niveau, mais ces 3 exigences sont les priorités de niveau supérieur et comme je l’ai compris les fondements de notre action. Faire en sorte de mieux vivre dans le monde, n’est-il pas l’ultime objectif ? La libre concurrence n’est pas une fin en soi: ce n’est qu’un moyen et le mode de fonctionnement du système économique actuel. L’économie comme,d’ailleurs le système financier doivent être au service des 3 premières exigences et non l’inverse.
- la question de l’environnement et de la santé n’est pas suffisamment mise en avant : ce sont des préoccupations majeures, partagées par une grande partie de nos concitoyens et sur laquelle François Bayrou a pris des engagements lors de la présidentielle. Ce devrait être traité comme un engagement spécifique, au même titre que l’humanisme.
Point 10 : excusez-moi mais je ne comprends pas comment cela pourrait fonctionner. S’il on peut penser qu’on devrait mieux fonctionner à 16, je ne vois pas les 11 autres états abandonner leurs prérogatives au profits de 16 autres (voir la position de la Pologne vis à vis du mini traité Européen).
Votre message n’est pas clair. Sans être un spécialiset, je m’étonne que rien n’a été dit sur le parlement européen a qui on devrait donner le pouvoir et qui permettrait de mieux fonctionner justement. Quels engagements prend-t-on à ce propos ?
Oui les élections européennes doivent être l’occasion de dire qui les citoyens veulent à la tête de la Commission. Bravo de porter ce projet qui remettra au cœur du projet européen le citoyen.
Certes, tout cela est très bien, parfois un peu idéologique et nous laissant sur notre faim en terme de réalisations effectives, de mise en place de moyens et de procédures, mais dans les sens des valeurs défendues par les démocrates en mouvement. Il reste que j’ai du mal à voir comment intégrer dans une même politique 27 pays qui n’ont pas le même niveau économique, social, législatif, statutaire…des disparités qui existent entre états mais aussi entre régions. 12 idées admirables… mais pourront-elles être réellement applicables tant que ces disparités resteront aussi fortes ?
il faut aussi parler des problèmes de défense ert de sécutité nationale dans cette campagne et enfin quand allons nous faire une grande “europe de la défense” des 27 pays composant celle ci actuellement?
et pas seulement des supplétifs des USA et de son machin l’OTAN comme l’aurait appelé le Général de Gaulle avant de quitter le commandemant intégré de cette institition en 1966. Quelle est la position officielle de notre MoDem dans ce fait accompli fait par le grand démocrate qui préside la france depuis 2007 et qui était l’ami des BUSCH les anciens Présidents républicains des USA et qui va certemant devenir un ami d’OBAMA dans quelques jours!
Marcel Trollé
simple militant du MoDem qui fait parti des petits d’en bas (ouvriers et employés)j’espère qu’il en a dans notre “parti”?
Amitiés à tous et à bientôt dans un parti véritablement “démocrate” lol
J’adhère pleinement à ces engagements que nous propose François BAYROU et qui confirment comme l’ensemble de ses prises de positions la justesse et la pertinence des objectifs et des principes de notre mouvement. Diverses réactions de démocrates montrent bien et rappellent qu’il existe encore des confusions dans les têtes de nombreux adhérents qui ont du mal à faire évoluer leur vision et leur conception de l’Europe qui ne saurait être définie par les valeurs chrétiennes quelle que soit l’importance symbolique de ces dernières pour la plupart des “indigènes” européens. Les valeurs de l’Europe puisent dans son histoire longue et notamment dans les sources de la démocratie constituées dans la Grèce classique,dans les fondements romains de l’Etat moderne, du service public et de l’ouverture de la cité à l’ensemble des peuples , dans la révolution communale et dans la découverte permanente des cultures universelles.
Il nous convaincre les citoyens européens lors de la prochaine consultation et montrer que notre mouvement qui est le plus européen des formations politiques, est le plus à même de fournir des éléments solides de réponse aux enjeux actuels. Notre mouvement est le plus à même de proposer une sortie de crise par la construction d’une démocratie renouvelée constituée dans la proximité, l’arrimage aux nécessités environnementales pour la définition de modèles économiques alternatifs et la redéfinition d’un contrat politique universel entre les peuples.
Cela impose une plus forte unité interne de notre mouvement par un dépassement des appartenances politiques antérieures “droitières” et du manque d’ouverture aux adhérents de certains de nos ténors, cadres et candidats.
Amitiés à tous pour le renforcement et l’enrichissement du mouvement démocrate.
Bravo,
Avec de telles valeurs, ce projet ne peut qu’aboutir.
Félicitations
MoDemement vôtre
Patrick
[...] Les 12 engagements européens du Mouvement Démocrate [...]
Ces propositiosn ont le mérite de parler à tous. je tiens malgré tout à insiter que nous avons à construire aussi une identité européenne. Si elle existe au sein de notre mouvement, elle est absente dans trop de lieu et relève bien peu d’intérêt pour beaucoup trop de citoyens. Nous devons changer l’école , étudier l’Europe en classe de collège 4 ème mme semble une abérration . on oublie que c’est par le biais de l’école obigatoire que la troisième république a forgé l’identité nationale et républicaine en france. L’Europe ne peut continuer de se cosntruire ave cla conscience que nosu sommes européens.
Puisque l’on nous demande notre avis, donnons le !
§1. la formulation suivante me semblerait plus claire : l’Europe est le seul exemple de peuples libres qui choisissent de se rapprocher…
il faut aussi insister sur le rôle et l’importance des services publics
§2. l’europe ce n’est pas seulement une économie, c’est D’ABORD UN PROJET DE SOCIETE, DES VALEURS HUMANISTES
Je pense qu’il faut placer l’exigence sociale, écologique et démocratique au premier plan
§3 peut on remplacer le terme compétition par économie ?
ET ajouter ” en matière de réglementation du travail”
§5. ajouter l’harmonisation sociale
§6 et §7 à regrouper en un seul §
Pourquoi cette expression “donner la victoire” ? contre qui ?
je pense que l’Europe ne doit pas se positionner comme un bloc affrontant d’autres blocs, mais comme une union humaniste contribuant à l’émergence d’un autre monde, solidaire et partagenat les richesses et la connaissance
§8 y ajouter le respect des libertés publiques
§9 terminer ce paragraphe en précisant “sans compromettre les perspectives de développement de l’agriculture dans les pays du sud”
§12 le lien entre l’immigration et les paradis fiscaux ne semble pas évident;
par ailleurs, il me parait nécessaire de préciser que s’il faut lutter contre les “passeurs”, il faut aussi porter un autre regard sur les “sans papiers”
qui, à bien des égards, sont des exemples de courage et de persévérance.
Par ailleurs, je pense que le volet “développement durable” n’est pas suffisamment développé. Quid des OGM, des choix énergétiques ?
Voilà les quelques remarques que je souhaitais exprimer par rapport à un texte, qui ne répond pas complètement à mes aspirations mais pourrait recueillir l’adhésion d’un grand nombre d’électeurs.
Entièrement d’accord avec ces propositions, entre autres sur l’exigence sociale, sur la recherche et sur l’aide au tiers-monde (l’Afrique en particulier).
Bonjour,
Voici mes réflexions sur quelque un des points rédigé par F. Bayrou.
Cela pourrait paraitre un peu prétentieux de vouloir corrigé F.B., mais ce n’est pas du tout mon but, mon but étant seulement de lui transmettre une perception d’un militant actif et d’un élu locale du mouvement.
En espérant que cela soit pris pour ce que c’est.
Point 2: Je crois qu’on peut même ce permettre de dire qu’il faille que nos exigences d’humanisme, d’équités sociales, de démocratie, et d’environnement sont au dessus de la concurrence. D’ailleurs au nom de la « sacro-sainte » concurrence la commission européenne à imposer des directives injuste provoquant plus de dérégulation et d’injustice (exemple de la directive MiFid qui entraîna une plus grande dérégulation des marchés financiers au profit des grande banque au détriment de leurs clients, l’exemple de l’internalisation des ordres aujourd’hui permise au banques est l’un des plus remarquable). Je pense que nous pouvons allé plus loin encore en érigeant nos principes au dessus du commerce.
Point 3: Je doute fortement de la possibilité d’obtenir de tous les partenaires mondiaux l’adoption de nos normes. Cette proposition me paraît très juste mais cependant trop idéaliste et non réalisable concrètement (enfin en apparence, peut être que je me trompe et que M. Bayrou sait comment obtenir de nos partenaires mondiaux se genre de concessions).
Point 5: Cela n’est possible qu’avec les états déjà très proche de nous aux niveaux sociales car la convergence fiscale doit s’accompagner nécessairement par une convergence salariales, juridique etc.… D’où l’idée dune Europe à plusieurs cercles pour que les pays qui veulent avancer ne soient pas bloqués par les pays qui sont trop frigide ou trop loin de nos normes sociales. Idem pour l’Europe de la Défense ou l’Europe écologique. Une Europe à plusieurs vitesses est possible et même essentiel à la réussite de la convergence européenne qui est un préalable à une Europe politique. Je ne veux pas d’une Europe qui exclut mais bien d’une Europe qui tire vers le haut tous les pays et qui intégrera petit à petit dans le cercle le plus intégré tous les pays qui se rapprocheront de nos normes sociales, fiscales, environnemental etc.…. Cela me paraît le long chemin fastidieux qu’il nous faut emprunté afin de bâtir une Europe politique forte et protectrice.
Point 6: Je suis gêné par le terme « … la mondialisation donnera la victoire…», cela me semble bien loin de nos idéaux de développement harmonieux des nations. Je dois être trop idéaliste.
Point 7: Une taxe de type Tobin est trop compliquée à mettre en place et surtout cela sera difficile d’obtenir cela de nos partenaires européens.
Point 10: Il faudrait même moins de pays que cela, car il existe encore trop de disparité à l’intérieur de la zone Euro. Cf. ma réponse au point 5. Par contre l’idée est vraiment intéressante et semble être la bonne voix pour sortir de l’impasse actuelle.
Pour le reste je trouve ce texte assez équilibré et bien dans l’esprit de notre mouvement.
Mes amitiés,
HH
Pour citer un exemple du point 4 :
En matière d’aquaculture, activité dont dépendra une large part de nos futures sources de protéines, les distorsions commerciales entre pays producteurs membres vont conduire à très court terme à la disparition de la production française.
En effet, le laxisme des autorités de contrôle de certains pays producteurs (pour ne pas appeler un chat, corruption), a permis l’apparition de la plus grave crise de surproduction que le secteur ait jamais connu. Amplifiée par la crise économique qui fragilise les entreprises au travers de toute l’union, cette crise risque de balayer la plupart des sociétés françaises, laissant alors la porte de notre marché intérieur ouverte à des produits d’importations avec les risques sanitaires que l’on connait (rappelez-vous la mélamine).
IL faut bien sûr de la concurrence, mais celle-ci doit être saine et se faire sur des bases égalitaires pour le bien de tous. Il en va dans ce secteur (comme dans d’autre) de l’avenir du contenu futur de nos assiettes.
Que j’aurais aimé que nous ayons pu présenter des engagements “européens” pour l’Europe; à savoir des engagements partagés avec d’autres membres de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux au Parlement Européen.
Pour le reste, je trouve ces engagements franco-démocrate encore bien timorrés. Si l’engagement européen du Modem est certe affiché, il ne l’est qu’en contrepoint; face à la crise, face à la concurrence et la compétion (déloyales?), face au dumping fiscal, face à l’immigration…
Je persiste et signe, je pense qu’une stratégie clairement pro fédérale serait plus profitable; d’un point de vue électoral, peut-être, mais d’un point de vue humaniste pour les citoyens européens et mondiaux de demain, sans aucuns doutes!
De même si le dernier de ces engagements affirme bien que le problème principal du monde tient dans l’inégalité entre les riches que nous sommes et les pauvres qui constituent les 8 ou 9/10 des habitants de la planète. Ce n’est pas que la nécessaire suppression des paradis fiscaux qui règlera le problème. Qui aura le courage de s’engager devant nos concitoyens français et européens pour clairement leur dire que nous devons être encore plus solidaire; en europe et dans le monde !
Bonjour,
Quelques remarques :
Point 3 : [...et l'Europe doit les aider à y parvenir.] Dans l’intervalle, l’Europe sera amenée à instaurer des taxes d’équité sociale et environnementale.
Nous ne règlerons pas le dumping social asiatique et ses conséquences graves en Europe ainsi que les dégradations environnementales dans la décennie ; en attendant nous devons trouver des incitations financières pour changer les modes de productions et protéger nos emplois.
Point 5 : [une harmonisation fiscale] et sociale [qui permette...]
Point 11, Ajout de : Nos identités ne sont pas exclusivement locales, régionales, nationales ou européennes, elles s’additionnent.
Bonne continuation à tous,
Le sentier humaniste devient chemin et bientôt une large route…devant nous
Philippe
Ces 12 engagements n’ont pas forcément de liens visibles entre-eux même si indépendamment, ce sont des engagements valables.
Il y a une vision qui permet de relier tous ces engagements, c’est le droit fondamental à la santé. En effet, la plupart des engagements cités sont des déterminants pour la santé au sens de la Charte d’Ottawa (1986) et des déclarations qui ont suivi. Cette démarche est très peu connue en France, et va dans le sens de l’humanisme mis en avant par François Bayrou.
Cela donne enfin un sens à l’économie, la finance, l’éducation, l’environnement, la paix, le développement durable, l’inclusion, l’Europe, l’agriculture…
Voir explications sur le site que j’ai commencé à construire.
Le titre de votre document est “notre engagement”, le texte dit “nous proposons”. Est-ce vraiment la même chose ?
Vous engagez-vous à ce que vos eurodéputés se consacrent entièrement à cette tâche sans autre mandat électoral ?
Quels engagements précis prennent-ils pour l’information et la consultation permanente de leurs électeurs ?
Quelles coopérations avec d’autres partis européens proposent-ils ?
Merci de considérer les idées émises par le site en lien. Elles ne sont commandées par personne et peuvent être utiles à tous.
Sur vos 12 points :
1 Des vœux intéressants mais comment allez-vous faire pour faire évoluer les concepts et pratiques des fonctionnaires de Bruxelles ?
2 Même remarque
3 Quelle genre de taxes aux frontières proposez-vous ? Comment affecterez-vous le produit de ces taxes ?
4 Pour mobiliser les peuples il faut des élections européennes, dans tous les pays simultanément avec des listes européennes. Arrêtez le jeu d’élections nationales sous couvert européen.
5 Comment vous y prendrez-vous ?
6 Comment ce budget sera-t-il affecté ? Grands programmes à la carte ? Décisions nationales ou bruxelloises ? …
7 Vous savez bien qu’il n’y a pas de budget européen digne de ce nom et que noter toujours le poids de la PAC n’est pas vraiment significatif. Si on mettait Ariane dans le budget européen il aurait une autre allure. Mais avec la Commission aux commandes l’Europe n’aurait jamais eu Ariane.
8 Un vrai problème mais avez-vous la bonne solution ?
9 Comment l’agriculture de proximité résistera-t-elle aux lobbies commerciaux ? Que ferez-vous pour modifier certaines habitudes de consommation de produits qui respectent mal l’exigence environnementale qui est d’ailleurs un concept flou ?
10 Comment cette avant-garde, indispensable, sera-t-elle compatible avec Bruxelles et les traités actuels ?
11 Comment voyez-vous l’Europe devenir garante d’une “identité basque” à cheval sur les Pyrénées ? Une identité insulaire corse ? Une identité irlandaise … ? Je partage l’objectif mais quid de concret ?
12 Y a-t-il encore un tiers-monde ? Je crains que ce concept, inventé par Alfred Sauvy en 1952, ne soit plus vraiment pertinent. Il y a des pays pauvres et exploités, surtout en Afrique, il y a des pays riches qui gaspillent, il y a des fléaux mondiaux comme la drogue. Il y a des exploiteurs variés et nombreux … Meme en quelques lignes il aurait fallu être moins schématique.
Pourquoi avoir mélangé Immigration et paradis fiscaux ? Parce que 13 aurait porté malheur ?
Au total je suis déçu …
Cela peut-il s’améliorer d’ici le mois de juin ?
Bon courage et bonne chance !
L.M.
Si j’approuve globalement ces 12 points le point 4 me fait un peu frémir car je ne crois pas très bon de sur informer les citoyens….. donc il faut des gens qui préparent les dossiers ( le parlement européen) des gens qui trient et valident les propositions ( le parlement européen et les conseils nationaux et régionaux) et enfin il faut des gens qui décident..le role des gouvernants.
Sans quoi nous parlerons beaucoup, débattrons beaucoup ( le mal français!) et n’avancerons pas …
Il faudrait pouvoir apporter des exemples concrets de ce qu’apporte l’Europe, aujourd’hui aux citoyens de notre pays : les succès emportés en matière de droits sociaux, les “nivellements par le haut” obtenus, … Le rôle pédagogique des élus européens est vital en la matière, si l’on veut éviter que les institutions européennes soient encore et toujours perçues comme une lourdeur technocratique inutile.
Je salue les propositions qui sont faites, mais je regrette que les aspects concrets ne soient pas développées (ex: doubler le budget de recherche, oui. Mais pour en faire quoi? Quel contrôle de son utilisation?).
Par ailleurs, alors qu’il constitue le fondement du discours du Modem, le volet social reste des plus évasifs et frileux qui soient… C’est pourtant là la préocuppation majeure des citoyens.
J’applaudis à ce texte avec toutefois la réserve suivante concernant l’article 1 : étant donné l’endettement déjà excessif de la France et de nombreux pays européens, en particulier ceux de l’Est, est-il raisonnable de le creuser encore avec un grand emprunt européen ? C’est pourquoi, plutôt que de remplir les caisses de l’Europe avec des fonds des rares pays encore capables de prêter de l’argent, comme la Chine, je propose la création d’une “banque verte” (ou d’un département de la banque européenne) financée par des prêteurs privés européens (et non pas des fonds publics ou étrangers) et destinée à des investissements dont on est quasiment certain qu’ils produiront des économies substantielles d’énergie et qu’ils pourront ainsi se financer par ces économies, sans apport initial, tout en rapportant un intérêt aux prêteurs. Ce principe fonctionne déjà pour les panneaux solaires photovoltaïques et pourrait être appliqué notamment au chauffage au bois.
Vous trouverez l’exposé sommaire de cette proposition (adaptée à la configuration jurassienne mais qui peut s’élargir au niveau national) sur mon blog (Michel Mac Dougall) hébergé sur le site http://www.mouvementdemocratedujura.fr/, article “Banque verte”.
Sur la base de ce principe de financement et de rentabilité d’un capital de préférence populaire, il est possible d’envisager également tous les investissements pour lesquels nous avons la quasi certitude qu’ils seront rentables sans passer par les Etats et donc l’impôt, mais en faisant au contraire de la participation à un effort collectif et à un projet de société un véritable placement.
Je réside en Espagne depuis 18 ans. Le Modem, a-t-il dans ce pays un parti “frère” pour qui voter aux prochaines élections européennes? Je suis d’accord avec 11 des 12 points. L’identité des régions, nº11, ne me parait pas un point aussi fondamental que les autres. Ici la politique régionaliste, autonomiste, séparatiste, indépendantiste, est un frein au développement de l’Espagne comme pays. Je préfére la régionalisation à la française à l’espagnole. 22 régions sont peut-être trop. pour quasiment la même surface, le pays ibérque en a 17. Nous avons 95 départements en métropole; il y a 52 provinces. On peut faire proposer un “remembrement” de la France.
[...] déjà tenues, dénonçant notamment le “modèle inégalitaire” de Nicolas Sarkozy, et douze engagements ont été pris, notamment d’“un grand emprunt européen, de 3 % du PIB”, pour [...]
le 4 avril 2009
Monsieur le président
-FELICITATIONS : vous voila plébiscité pour être le premier ministre d’un gouvernement de salut public.
- J’ai bien lu le texte soumis à discussion pour les élections européennes, j’y suis totalement favorable.
Toutefois, au chapitre 3, afin que la compétition en europe soit équitable, il faut rapidement harmoniser les salaires, les charges sociales et fiscales, il faudra aussi harmoniser les aides de toutes sortes et, en finir avec l’assistanat.
- il faut faire supporter à tous les contribuables (petits et grands) les impots et, notamment l’IRPP, fiscaliser les hauts salaires au delà de la tranche à 50% et, y incorporer tous les revenus(salaires,primes sur salaires, stocks options etc…salaires des grands patrons (sans plafond)salaires des grands sportifs, des élus etc…
- il faut interdire totalement les cumuls de mandats politiques
- il faut créer une taxe à l’importation (européenne) afin de ramener le PR du produit importé de l’extérieur (qu’il soit fabriqué par des entreprises décentralisées ou des entreprises étrangères)au PR connu de la production communautaire.
- le produit de cette taxe servira à aider les exportateurs, développera la consommation interne et par conséquent, créera des emplois.
- c’est certainement difficile mais pas impossible et, ô combien indispensable pour sauver la classe moyenne.
- j’attends des échos de ma proposition.
cordialement gilbert perrin
[...] : http://europe.lesdemocrates.fr/notre-engagement/ Author: admin Filed Under Category: Elections Article Tags: engagements, Europe Comments: [...]
Bonjour,
Je suis très surpris par un aspect de la campagne du MoDem. Détrompez-moi si je m’égare : il s’agit bien d’élections au Parlement Européen ? Il n’y a pas de groupe MoDem au Parlement Européen, mais un groupe ALDE (qu’il a contribué à former) et il y a bien une discipline de groupe parlementaire. C’est donc plutôt pour l’ALDE que nous voterons le 7 juin, pas vraiment pour le MoDem. Pourquoi faire de cette élection un enjeu national ? Finalement, sur ce point, le MoDem paraît se comporter comme la plupart des autres partis français… à l’exception des Verts.
Rassurez-nous : TOUS les engagements du MoDem coïncident avec le programme de l’ALDE et vice versa, n’est-ce pas ? Car si tel n’est pas le cas, le MoDem ne nous fait-il pas un peu prendre des vessies pour des lanternes ? Tenez, par exemple, que dit l’ALDE de M. Barroso, la même chose que le MoDem ?
Bien à vous
François Mennerat (Jura)
François Bayrou s’offre à la critique ! Traitement du point 12
“L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté. ”
Commentaire : Ce n’est pas le sous-développement qui provoque l’immigration c’est :
- d’une part le fait que les pays ” en développement ” n’ont pas fini leur transition démographique, ce qui génère des accroissements rapides de la population (doublement ou triplement quand dans le même temps la population française augmentait tranquillement de 10 à 20%…)
- d’autre part, la visibilité (télévision…), pour les peuples des pays ” en développement “, du différentiel de développement. Ce différentiel n’est pas seulement économique, il est aussi politique (déficit de démocratie et surtout d’état de droit) et morale (chape de plomb de la religion ou de la coutume sur des populations à qui on présente un mode de vie quasi libertaire…)
Tout compte fait, l’immigration n’est pas qu’une conséquence de la pauvreté, c’est aussi un moyen de lutte contre la pauvreté : la solidarité familiale entre l’immigré et sa famille resté au pays tisse une relation quotidienne entre la France et tout un monde…
“Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières.”
Commentaires : Ce n’est pas tout à fait cela : en effet, ce ne sont pas ceux qui ne ” peuvent plus ” vivre chez eux qui viennent, mais ceux qui ne ” veulent plus “. Ce ne sont pas les plus pauvres et les plus démunis et les plus arriérés, mais souvent au contraire les plus évolués. On n’est plus dans le cadre de l’immigration des années 50/60 où on allait chercher des paysans en Kabylie pour faire tourner les chaînes de montage, mais dans le cadre de véritables stratégies pour les peuples du Sud, d’accès au progrès (sous tous les angles du progrès : économique, politique et moral). C’est le meilleur de fratries de 8 à 12 personnes qui part, et qui doit prendre tous les risques pour arriver, tant on lui fera payer cher l’échec au pays…
Les condamner à prendre tous les risques pour passer nos frontières, parce que nous avons pris toutes les précautions pour qu’ils ne la passent pas est un scandale… mais aussi un échec politique pour le Nord vieillissant !
“Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens pourra répondre à ce drame.”
Commentaires : Tout à fait. Mais il faut noter que sur ces questions, les peuples européens ont des visions différentes. Il y a en effet d’une part, une notion d’identité nationale différente (droit du sang/du sol, communautarisme/universalisme), d’autre part un passé (passif) colonial différent avec le Sud. La question de l’immigration ne peut pas (encore moins dans un projet humaniste !) être réduite à une question économique. Nous devons vouloir que l’Europe passe d’un traitement économique à un traitement politique de la question…
L’unité européenne doit cependant se faire autour du mieux disant humaniste et non du plus disant sécuritaire !
” Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.”
Commentaires : Tout à fait. Mais il ne faut pas oublier que ce ne sont pas que des raisons économiques qui génèrent le sous-développement… et que le développement n’a pas que des aspects économiques.
Maintenant que Chinois et Indiens se développent et s’enrichissent, le relais doit passer, peut passer à l’Afrique : terre de vie et d’espoir !
“Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné.”
Commentaires : Tout à fait. Mais la hausse du prix de (toutes) les matières premières est une tendance forte. Mais la corruption n’est pas que le fait du Nord, elle est aussi ancrée dans une logique locale qui s’explique par la difficulté de faire distinguer la notion de personne morale de celle de personne physique (véritable fondement du capitalisme). La notion de tiers-monde, née à Bandoeng en 1955 est aujourd’hui dépassée (n’oublions pas que la Chine et l’Inde, comme le Brésil et l’Afrique du Sud font partie du Tiers-Monde au même titre que le Burkina Faso). Enfin, le terme de monde abandonné est méprisant.
Les griots africains feraient d’excellents coaches pour nos cadres supérieurs et dirigeants d’entreprise manageant au pire le nez dans le guidon. Soyons modestes et apprenons.
“Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire de qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.”
Commentaires : Tout à fait. Le fait que le meilleur ami de l’Afrique réside aujourd’hui à Pékin est rassurant. Ils savent faire mieux que nous.
Les séjours en Afrique seraient très formateurs pour nos cadres stressés.
“Pour cela la lutte contre les paradis fiscaux qui abrite l’argent de la corruption est un impératif.”
Commentaires : Il faut se poser la question de l’accumulation primitive de capital. La production de drogue, l’exportation de jeunes femmes pour la prostitution, (par exemple) sont évidemment moralement hautement condamnables, mais économiquement, ils permettent d’accumuler efficacement du capital. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas lutter contre les paradis fiscaux, mais que c’est une question relativement secondaire, du simple point de vue du développement… Cela veut dire aussi qu’obliger les pauvres à appliquer les lois des riches, c’est les condamner une deuxième fois.
D’ailleurs, le problème est réglé par le G20 non ?
“Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.”
Commentaires : tout ça pour ça ! Je ne crois pas qu’on enthousiasme ainsi l’immigré malien qui se planque pour éviter les contrôles de police !
L’Europe a déjà d’excellentes ambassades dans les pays du Sud, qui coordonnent d’excellentes actions. Mais la protection contre les fraudes est telle que ces actions sont trop souvent étouffées et inefficaces. Faisons en sorte qu’un Euro d’aide au Sud soit aussi efficace qu’un Yuan ou qu’un Dollar !
En fait il y a trois points à traiter, de manière distincte.
- D’une part la question des paradis fiscaux… qui est liée au maintien d’économies parallèles, de mafia, de corruption… Et qui est aujourd’hui traitée par les gouvernements comme un des éléments de lutte contre la crise économique actuelle (cf. G20). Ce point doit être inclus dans le point 3.
- La question du Sud en général et de l’Afrique en particulier. Il ne faut pas traiter cette question sous un angle misérabiliste. Bien au contraire, malgré la corruption, les Chinois et le Sida, l’Afrique est avant tout une terre d’espoir, en pleine transformation. C’est toujours au moment où les choses changent le plus qu’on ne les voit pas changer. Cela nécessite l’écriture du point 12A.
- La question de l’immigration. L’immigration n’est pas un problème pour le Sud, c’est pour lui une nécessité ou une stratégie ; mais c’est réellement un problème pour le Nord. Tout en étant également partiellement une solution pour le Nord. Il faut donc la poser en prenant en compte les deux points de vue. Et proposer des solutions humaines et originales. Cela nécessite l’écriture du point 12B.
Point 12A.
L’Europe a une responsabilité particulière, puisqu’au cours des siècles précédent, elle a colonisé le monde. Elle doit continuer de lutter contre les politiques de pillage des matières premières, de corruption des responsables politiques des pays du Sud, et une attitude de mépris culturel à l’égard de populations qu’elle a longtemps considérée comme inférieures. Masse informe et sous-développée au milieu du siècle dernier, en lutte pour sa libération politique et pour son développement économique, le Tiers-Monde a aujourd’hui disparu. Certains pays rejoignent le camp des grandes puissances mondiales, d’autres profitent de la hausse tendancielle du prix des matières premières, alors que certaines zones n’ont toujours pas décollé. L’Afrique est en phase de décollage politique et économique. L’Europe doit plus particulièrement valoriser la créativité de ses peuples, et encourager toutes les envies qui s’y manifestent d’une relation fraternelle avec des peuples dont pour la plupart ils ont adopté leur langue. La jeune Afrique est un horizon d’espoir pour la vieille Europe !
Point 12B
La pression migratoire est forte, et pèse prioritairement sur les anciennes puissances coloniales européennes. Ce point doit être traité par une politique européenne commune, fondée non pas sur une simple vision économique, mais également sur une vision politique incluse dans une stratégie d’accompagnement du progrès économique et social dans les pays du Sud, et une attitude humaniste, fondée sur la valorisation de cultures locales autrefois méprisées. S’il n’est pas possible d’accepter l’entrée de toutes les populations qui frappent à notre porte, il n’est pas non plus souhaitable, pour le respect que l’on doit aux autres et à soi-même, de traiter les migrants avec la brutalité avec laquelle nous les traitons. Il convient non pas de contrôler les frontières, mais d’organiser les flux. Ce n’est pas à 50 ans qu’on émigre, mais à 20 ans. Ce n’est pas une politique de l’immigration qu’il faut mener, mais une politique en direction de la jeunesse, de part et d’autre de la Méditerranée. L’Europe doit mettre en place des mesures permettant de donner du sens aux jeunes européens (service civil dans le sud) et de faire preuve d’ouverture pour les jeunes du Sud (en organiser l’accueil, faciliter les échanges, les jumelages, investir fortement dans l’éducation). Seule une vision fraternelle et humaniste permettra d’éviter la transformation de l’Europe en population rabougrie et vieillie, enfermée dans sa tour d’ivoire, assiégée par des hordes de jeunes bronzés sauvages…
Cela a beaucoup de valeur pour le parti DPE fondé par François Bayrou et ses amis.
N’oublions pas : L’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) est un groupe parlementaire qui rassemble deux partis politiques européens: le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) et le (PDE) Parti démocrate européen
De “toutes nos forces” pour cette élection.
Le texte est une bonne base que les très nombreuses réactions contribuent à enrichir.
Il serait souhaitable que nous nous appliquions à nous mêmes les principes de participation collective à l’expression politique que nous réclamons au niveau européen par exemple.
A savoir : F. Bayrou aurait dû nous adresser ce texte avant de l’exprimer publiquemenet et l’enrichir des diverses principales réactions apportées pour présenter publiquement un texte fort.
Pour ma part, à ce stade je rajouterai et indiquerai mon accord avec des remarques déjà faites sur :
- le manque concernant l’Energie et la nécessité de préparer un Plan européen permettant de sortir du nucléaire (dangereux, polluant et inefficace pour l’indépendance énergétique) et de développer les energies renouvelables ;
- le manque concernant l’interdiction des pratiques tauromachiques, qui entretiennent les pulsions agressives et l’esprit de lutte des individus transposées dans les rapports sociaux, au détriment des valeurs de coopération et de solidarité (les enfants qui assistent aux corridas ressortent en se montrant plus cruels avec les animaux de leur entourage…) ;
- le manque d’affirmation de la nécessité d’un protectionnisme partiel sur les seuls produits importés dont les conditions de production ne répondant pas à nos normes sociales et environnementales ;
- Le manque d’affirmation de la nécéssité d’une réglementation sur les revenus et prestations sociales : allocation universelle minimum décente (minimum 2/3 du revenu médian) distribuée aux parents sans emploi ou sous employés, à appliquer dans chaque pays selon les coûts de la vie, permettant à toute famille et aux enfants de ne pas vivre dans la misère et de subir justement les délocalisations destructrices d’emploi liées à la mondialisation économique ; revenu maximum plafonné (10 fois le revenu médian ?), en interdisant les revenus boursiers spéculatifs, pour les grands patrons et cadres (ainsi que aligement des salaires des employés d’institutions internationales sur les salaires nationaux) ;
- Le manque sur la nécessité de régularisation des organisations financières et du management des entreprises : empêcher les dirigeants d’entreprise, traders et autres opérateurs de miser sur le court- termisme en visant les spéculations financières avec des fonds ne leur appartenant pas pour qu’ils en tirent des bénéfices exclusifs demesurés.
Bien à vous,
J-B C
Je viens de terminer la lecture de toutes les réactions ci-dessus. Je partage un certain nombre d’observations, de remarques, donc inutile de reprendre tous les points traités. Je m’arrêterai sur deux points:
- Ponit 2 - l’observation d’Henri Marais devrait être retenue pour modifier le texte de ce point. La libre concurrence, on sait ce qu’elle apporte aux citoyens de l’Europe !
- Point 7 - Pour moi c’est impensable que l’on puisse proposer “un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen”. Lorsque l’on connaît les pratiques des institutions politiques en matière de gaspillage de l’argent public, il faut limiter, encadrer, vérouiller le budget Européen. Un exemple pour illustrer ma méfiance.
…” 47 millions d’euros. C’est la somme qu’ont couté, l’an dernier, les voyages pour les vacances de Noël offerts à des employés de la commission européenne. Un gaspillage dénoncé par un membre Autrichien du parlement, Hans-Peter Martin”…Fin de citation.( Le Cri du contribuable ).
Pas plus acceptable de dire, les budgets devront être en équilibre, car j’ai pû constater que l’on pouvait tranquillement budgéter toutes les dépenses souhaitées, et ensuite aligner les recettes sur les dépenses. Ce qui paraît légal n’est pas toujours moral, alors je dis stop à ces pratiques. Bien cordialement.
12 04 2009
je voudrais apporter mon point de vue sur certains des propos exprimés dans les articles ci-dessus
OUI, il ne faut pas avoir peur de parler de protectionisme sur l’importation de certains produits qui ne respectent pas nos normes sanitaires et financières. Dans un article du 4 Avril, il est d’ailleurs proposé qu’une taxe à l’importation soit ainsi créée….
OUI, il est très utile de présenter aux militants un texte (comme celui qui a été présenté et qui concerne le programme européen) ce texte préalable peut et doit etre amendé par les avis des militants ainsi qu’il ressort des articles ci-dessus et, pourquoi pas, le texte rectificatif présenté à ceux qui ont ainsi exprimé ces amendements afin qu’ils donnent leur aval après 2ème lecture.
A CE PROPOS, sur proposition de françois BAYROU, il y a quelques années il avait été confié à M. D’artigues la mise au point d’un comité FRANCE (qui je crois s’appelait comité PASQUIER ?) dont le rôle était plus ou moins de faire office de contrôle tout à fait indiqué dans ce cas. Ce comité n’a pas fonctionné pourquoi ? J’étais candidat à faire parti de ce comité !^
Il pourrait ainsi être constitué un comité pasquier EUROPE ?
Pour le reste, mon article de 4 Avril est explicite et en complément j’ajoute qu’il y a lieu de controler très efficacement l’utilisation des sommes versées tant aux institutions financières qui à ce jour ne jouent pas leur rôle et de certaines grosses entreprises qui ne le jouent pas non plus : double controle nécessaire (France et europe).
cordialement gilbert
Ces points me laissent perplexe. Je vous livre sans détour mes commentaires.
Les engagements sont en fait des déclarations de principes vagues et consensuels, isolés entre eux et d’importance très inégale (l’immigration et la politique des échanges face aux moyens d’informer les citoyens sur la politique de l’Union, …). Il ne se dégage pas une vision politique forte et cohérente de ces 12 points.
Des engagements contestables : mettre en place un emprunt européen alors que nous sommes en train de façonnner la prochaine crise, celle de l’endettement public, après celui de l’endettement privé ne semble pas des plus appropriés. La mesure de la crise n’est pas prise dans ses causes profondes : la difficile création de valeur ajoutée véritable et le faible niveau des salaires en Occident. Sur l’immigration, parler de co-développement (qui n’en parle pas?)doit être précisé (quel co-développement, les investissements directs à l’étranger?, la coopération?), et le co-développement ne répond pas aux besoins immédiats : quelle politique d’octroi des visas? quelle politique pour les réfugiés? Est-ce que l’immigration choisie a un sens?
Deux engagements méritent d’être mis en exergue et expliqués dans leur conséquences pour ne pas être taxés de protectionnistes (en particulier le 2e) : la politique fiscale commune et le respect des normes sociales et environnementales des produits à l’importation. Il faut effectivement rétablir des termes de l’échange équilibré….
Le Modem doit être moteur, il doit porter les décisions qui sont repoussées depuis 20 ans (voire 30), et proposer des politiques macro-économiques et sociales concrètes, fruit d’une expertise irréprochable. Le Modem doit être à la hauteur de cette attente.
Bien amicalement.
Oui le MODEM doit porter haut et fort l’idéal européen mais il me semble qu’il faut rendre plus percutante et plus concrète l’argumentation.
Point 1 l’union de l’Europe maintenant plus de doute possible:
Le rappel sur le rôle de l’Euro qui a protégé particulièrment la France de dévaluations que notre dette aurait entraînées à l’époque du franc est fondamental mais la suite manque de corps.
Ce point propose un grand emprunt européen de 3% du PIB, proposition intéressante, qui était plus indiscutable en janvier qu’aujourd’hui.( On sait que l’affectation de cet emprunt génèrerait de furieux débats). Il s’agit donc de la relance économique.
Il faudrait alors remettre cet élément dans un contexte économique plus large, intégrer le point 7 qui concerne non pas la recherche mais le budget global de l’Europe.
Il faut d’ailleurs noter quelque chose qui pourrait apparaître un peu comme une naïveté: Le Parlement européen vote les dépenses du budget européen; il n’a pas compétence pour les recettes. On ne voit pas comment le Parlement pourrait dans le système de codécision, même si Lisbonne est validé, décider du volume du budget européen. Une telle décision qui relève de l’autorité des Etats, ne peut qu’impliquer en premier chef le Conseil Européen.Dans la campagne nos adversaires risquent de nous renvoyer dans les cordes sur ce point.
Il serait plus naturel d’intégrer dans ce point 1 la lutte contre les paradis fiscaux cités en 12 de manière restrictive.
Et comment ne pas exprimer, compte tenu de l’actualité politique une position sur la nécessaire régulation de l’économie sauf à laisser entendre qu’on y a renoncé?
Comment ne pas faire échos ici aux propos permanents de François Bayrou sur la justice sociale et les inégalités?
Point 2: l’Europe n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes:
Certains ont fait remarquer justement qu’un projet de société, des valeurs humanistes,qui fixent les finalités, ça transcende la sphère économique et les impératifs du Marché qui fournissent les moyens.
Le MODEM devrait travailler à délimiter ce qui relève du Marché et à préciser ce qui relève de l’intérêt général et dans ce texte il devrait faire savoir que l’Europe invite aujourd’hui chaque Etat à définir ce qui doit être protégé des règles du Marché au nom des Missions d’Intérêt Général. C’est un gros argument pour l’Europe, un argument méconnu.
Je trouverais plus concret d’écrire en conformité avec les réflexions de notre commission sur l’Europe sociale et les interventions de François Bayrou
“Constamment dénoncée et à tous propos pour son ultra libéralisme par ceux qui ne veulent pas la construire, l’Europe ce n’est pas seulement, loin de là, la promotion du Marché et de la mise en concurrence portée par bien des Etats à travers les initiatives de Monsieur Barroso. L’Europe c’est d’abord la possibilité pour la France par exemple de protéger La Poste, la Santé, l’Education, l’Insertion, la Formation, le Logement Social,… des règles du Marché au nom de l’Intérêt Général, à condition que la France le veuille bien et qu’elle le dise clairement. Les élus du MODEM au Parlement Européen porteront cet engagement politique, plaçant ainsi l’exigence démocratique et sociale en finalité de leur action, conformément à l’idéal européen.” Si le MODEM est bien sur cette ligne, il doit être explicite.
3 La suggestion du point 3 sur les normes imposées à nos seules entreprises et agriculteurs renvoie à des négociations difficiles dans plusieurs instances internationales dont l’OMC et ne peut être isolée du point 12 sur la protection des marchés du Tiers-Monde. Cette suggestion a déjà été soulevée à plusieurs reprises sans succès au sein du Parlement Européen et ailleurs.Il en va de même pour la question fiscale soulevée au point 5 objet elle aussi de débats récurrents.
Ce sont deux questions essentielles.
Mais quel engagement prend ici le MODEM? Celui de réunir une majorité au Parlement Européen ou celui d’en parler une nouvelle fois?
OK pour le point 4 et pourquoi pas une chaîne européenne à l’instar de la chaîne parlementaire française.
Les articles 8, 9, 10, abordent trois politiques fondamentales: la sécurité de l’Europe, la PAC, les institutions.
On peut se demander s’ ils fixent bien l’axe essentiel sur lequel se construit notre argumentation. Ainsi le 10 qui pose en filigrane l’inertie générée par la règle de l’unanimité que le traité de Lisbonne devait faire légèrement reculer. A t on bien raison de mettre en avant l’avant garde zone euro (qui est concrètement essentielle, et en place, je l’admets,) quand on a annoncé que “l’Europe ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société”?
C’était un peu de grain à moudre transmis en toute amitié et en toute solidarité; mais nous devons être les avocats du diable
Bien cordialement
Roland Bourglan
Au point 4, “trois mois avant d’être prise”, au singulier, me paraît plus conforme aux règles du français.
Après relecture, je pense que ces 12 points peuvent être une base pour élaborer un véritable argumentaire de campagne. Ce futur message s’adressera à des électeurs qui veulent débattre, comprendre ce que le parlement européen peut leur apporter pour améliorer leur quotidien, et croire que l’Europe oeuvre pour leur avenir. Enfin, je ne peut concevoir que la Turquie fasse un jour partie de l’UE.
2 - “L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes”
Celui ci est le plus important car cette crise nous montre que l’Homme s’est d’étaché de ses valeurs Humanistes que les Français veulent retrouver.
Comme Henri le 31/03, j’ai réagi fortement sur le libellé de la proposition 2 : Les exigences sociales, démocratiques, écologiques sont des valeurs politiques fondamentales à mettre en avant, loin au dessus de la concurrence qui n’est qu’une règle du jeu pas toujours efficace. Du reste une intervenante propose de remplacer le terme Libéral de l’intitulé de notre groupe européen, et elle n’a pas tort.
Marc, le 31, met en avant une de mes vieilles marottes, à savoir le financement de la protection sociale par les consommateurs (TVA) plutôt que par les travailleurs, ce qui serait à la fois plus juste, et plus efficace, car contrairement au travail qui se délocalise, la consommation est surtout le fait de ceux qui bénéficieront de la protection sociale.
Je propose par ailleurs de faire avancer les institutions européennes en créant un service spécial destiné à mettre en forme pour le grand public (et pour les décideurs européens) les dossiers d’instruction des grandes décision, à animer la concertation qui en découlera, et à intégrer dans le schéma la partie objectivable des critiques et propositions que cela suscitera. La démocratie aujourd’hui ne peut plus se faire sans un support informatif fort capable de supporter l’analyse des risques, des attentes, et des façons de les manager.Cet outil manque cruellement.
[...] Le Mouvement Démocrate (MoDem) par la voix de François Bayrou c’est engagé par sa deuxième pro… à ce que l’Union Européenne ne soit pas seulement une économie mais également un projet de société, des valeurs humanistes et que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence. La clé est là. [...]
4 5 2009
bizarre ! aucune intervention n’apparait sur ce site depui le 23 Avril Pourquoi ?
NdM : il n’y en a pas eu d’autres depuis.
gilbert 4 5 2009
si, aucune intervention ne se fait plus sur ce site, n’est-il venu le temps ou une proposition de foi issue de la déclaration en 12 points, revue et corrigée par les interventions de la base soit transmise à la relecture définitive des militants avant transmission aux électeurs…
c’est ainsi que j’ai cru que se ferait la consultation du peuple.
amicalement
Après une première lecture rapide du programme du Mouvement Démocrate pour les Elections Européennes, je suis assez choqué de ne trouver, dans le chapitre “agriculture”, aucune mention de l’Agriculture Biologique, mais au contraire des références à une agriculture européenne “de qualité”, “respectueuse de l’environnement”, c’est à dire des concepts intéressants, mais vagues. Ceci me rappelle trop l’”Agriculture Raisonnée” française, dont tout me donne à penser qu’il s’agit simplement d’une opération marketing des firmes phytosanitaires et autres, membres fondateurs du réseau FARRE qui gère cette “agriculture raisonnée”. Rappelons pour la petite histoire qu’ils comptent parmi eux MONSANTO FRANCE… L’Agriculture Biologique est très clairement identifiée comme n’utilisant pas de produit chimique de synthèse, ce qui est beaucoup plus clair.
Est-il possible de rajouter cette référence ?
Merci de la réponse et à bientôt.
Je signe des deux mains à ces propositions simples et sensées.