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	<title>Les Candidats du Mouvement Démocrate aux élections européennes &#187; Ile de France</title>
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	<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 07:47:33 +0000</pubDate>
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		<title>Elections européennes : les 6 députés européens du Mouvement Démocrate</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 16:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Suite au scrutin du 7 juin 2009, retrouvez les 6 députés européens élus et réélus du Mouvement Démocrate :
Ile-de-France : Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez est parlementaire européenne depuis 1999. Elle a conduit la liste lors des élections européennes en 2004 dans la région Ile-de-France.
Au Parlement européen, elle siège à la commission culture et éducation ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite au scrutin du 7 juin 2009, retrouvez les 6 députés européens élus et réélus du Mouvement Démocrate :</p>
<p><strong>Ile-de-France : Marielle de Sarnez</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-809" title="Marielle de Sarnez" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/02/marielle-de-sarnez.jpg" alt="Marielle de Sarnez" width="159" height="241" />Marielle de Sarnez est parlementaire européenne depuis 1999. Elle a conduit la liste lors des élections européennes en 2004 dans la région Ile-de-France.</p>
<p>Au Parlement européen, elle siège à la commission culture et éducation ainsi qu’à la commission des Affaires étrangères. Elle est ainsi à l’initiative du programme Erasmus Mundus qui a permis dès la rentrée 2004, aux étudiants et aux enseignants-chercheurs européens d’effectuer une partie de leur cursus à l’intérieur de l’Europe.</p>
<p>Elle participe en 2004, aux côtés de François Bayrou, Francesco Rutelli et Romano Prodi, à la création d’un nouveau parti européen : le Parti démocrate européen ; elle en est aujourd’hui la secrétaire générale.</p>
<p>Elle est Conseillère de Paris, élue du XIVe arrondissement depuis 2001. Lors des élections municipales de mars 2008, elle portait les couleurs du Mouvement Démocrate à Paris.</p>
<p>Elle est 1<sup>ère</sup> vice-présidente du Mouvement Démocrate.</p>
<p> </p>
<p><span id="more-6402"></span></p>
<p><strong>Nord-Ouest : Corinne Lepage</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-848" title="Corinne Lepage" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/02/corinne-lepage.jpg" alt="Corinne Lepage" width="250" height="161" />Avocate depuis 1975, Corinne Lepage mène de front une vie professionnelle, une vie universitaire - elle enseigne notamment à Sciences Po - une vie associative - elle est membre de la CRII-GEN et de Transparency international - et une vie politique très active.</p>
<p>En 1989, elle devient adjointe au Maire de Cabourg dans le Calvados. En 1993, elle se présente aux élections législatives sur cette quatrième circonscription du Calvados.</p>
<p>Elle a été ministre de l’environnement entre 1995 et 1997 et candidate à l’élection présidentielle de 2002.</p>
<p>Elle préside CAP 21 depuis 1996.<br />
Elle est membre fondatrice du Mouvement Démocrate et Vice-présidente du Mouvement.</p>
<p> </p>
<p><strong>Ouest : Sylvie Goulard</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-1529" title="Sylvie Goulard" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/02/sylvie-goulard-1.jpg" alt="Sylvie Goulard" width="200" height="289" /><span style="font-weight: normal;">Sylvie Goulard enseigne au Collège d’Europe à Bruges.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"> </span><span style="font-weight: normal;">De 2001 à 2004, elle a été membre du Groupe des conseillers politiques du Président de la Commission européenne Romano Prodi pour lequel elle a notamment suivi la Convention européenne.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Depuis le 9 décembre 2006, elle est Présidente d’une association.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Elle est l’auteur de nombreux ouvrages et notamment “Le grand Turc et la République de Venise”, en 2004 et “l’Europe pour les Nuls” en 20</span><span style="font-weight: normal;">07.</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </p>
<p> </p>
<p>Sud-Ouest : Robert Rochefort</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-873" title="rrochefort1" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/02/rrochefort1-300x225.jpg" alt="rrochefort1" width="300" height="225" /><span style="font-weight: normal;">Diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"> </span><span style="font-weight: normal;">Directeur d’un centre de recherches.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Sociologue, spécialiste des modes de vie des Français.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Il est membre depuis mars 2006 du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre. Il est également membre de plusieurs comités et conseils dont le Conseil scientifique des statistiques du Haut Conseil à l’intégration et le Conseil d’éthique publicitaire du BVP et président de la formation Démographie, conditions de vie du Conseil national de l’information statistique.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Il tient une chronique dans le quotidien catholique La Croix et le magazine économique Challenges.<br />
Il intervient aussi souvent dans des émissions de débats tels C dans l’air sur France 5 ou Ripostes ou On refait le monde sur RTL.</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><strong>Sud-Est : Jean-Luc Bennahmias</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-891" title="Jean-Luc Bennahmias" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/03/jean-luc-bennahmias.jpg" alt="Jean-Luc Bennahmias" width="180" height="182" /><span style="font-weight: normal;">Journaliste, il a notamment travaillé à l’Evénement du jeudi.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"> </span><span style="font-weight: normal;">Secrétaire national des Verts de 1997-2001<br />
Membre du Conseil économique et social (CES) de 1999-2004.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">En juin 2004, il a été élu député européen, et Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Il participe à la création du Mouvement Démocrate en 2007, dont il est aujourd’hui vice-président.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">En mars 2008, il mène la liste du Mouvement Démocrate à Marseille lors des élections municipales.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Au Parlement européen, il siège notamment à la commission de l’emploi et des affaires sociales.</span></strong></p>
<p><strong> </p>
<p><strong>Est : </strong><strong>Nathalie Griesbeck </strong><span style="font-weight: normal;">(Jean-François Kahn démissionnaire)</span></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1137" title="Nathalie Griesbeck" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/02/nathalie-griesbeck-photo.jpg" alt="Nathalie Griesbeck" width="150" height="232" /><span style="font-weight: normal;">Maître de conférences en Droit Public à l’université de Metz.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Élue plus jeune conseillère municipale de Metz en 1983 ; elle sera adjointe au Maire de 1987 à 2004.<br />
Élue au Conseil général de Moselle depuis 1988.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Lors des élections européennes de 13 juin 2004, elle a conduit la liste UDF pour la circonscription interrégionale Est, et est élue parlementaire européenne.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Au sein du Parlement européen, elle est membre de la commission des budgets et siège également au sein de la commission des transports et du tourisme. Elle s’est vue notamment confier, en tant que rapporteur permanent, le dossier stratégique des fonds structurels européens.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">Elle est membre du Bureau exécutif du Mouvement Démocrate, en charge de la question de la parité.</span></p>
<p></strong> </p>
<p></strong> </p>
<p></strong></p>
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		<title>Marielle de Sarnez dans Les Echos : &#8220;Un plan de relance européen&#8221;</title>
		<link>http://europe.lesdemocrates.fr/marielle-de-sarnez-dans-les-echos-un-plan-de-relance-europeen/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 16:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

		<category><![CDATA[Interviews]]></category>

		<category><![CDATA[Marielle de Sarnez]]></category>

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		<description><![CDATA[Marielle de Sarnez a été invitée à présenter dans une rubrique du journal Les Echos du 5 juin intitulée &#8220;Leur priorité pour l&#8217;Europe après les élections&#8221;. Voici sa réponse.
&#8220;Malgré la force de la crise économique et sociale qui frappe l&#8217;Europe, malgré les destructions d&#8217;emplois et les prévisions de plusieurs millions de chômeurs supplémentaires, aucune réponse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/lesechos.png"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/lesechos.png" alt="Les Echos" title="Les Echos" width="183" height="47" class="alignleft size-full wp-image-6279" /></a>Marielle de Sarnez a été invitée à présenter dans une rubrique du journal Les Echos du 5 juin intitulée &#8220;Leur priorité pour l&#8217;Europe après les élections&#8221;. Voici sa réponse.</p>
<p>&#8220;Malgré la force de la crise économique et sociale qui frappe l&#8217;Europe, malgré les destructions d&#8217;emplois et les prévisions de plusieurs millions de chômeurs supplémentaires, aucune réponse commune n&#8217;a véritablement été esquissée, les efforts ont été dispersés et ont manqué de cohérence. Prendre la mesure de la crise, c&#8217;est décider de laisser de côté le chacun pour soi pour agir ensemble, c&#8217;est mettre sur la table un plan de relance européen pour soutenir les PME, accompagner ceux qui sont le plus frappés par la crise et préparer l&#8217;avenir en investissant dans une croissance durable. En même temps, il faut préparer l&#8217;après-crise. Nous avons en commun une monnaie, mais toujours pas de politique économique, budgétaire ou industrielle. Nous ne serons pas en capacité d&#8217;être initiateurs de croissance tant que nous n&#8217;avancerons pas vers plus d&#8217;intégration économique, tant que nous ne mettrons pas fin à la concurrence qui s&#8217;exerce entre Etats européens par une harmonisation fiscale au moins dans la zone euro, mais aussi par une harmonisation sociale vers le haut. Les peuples européens sont formés de citoyens. Si l&#8217;Europe sait leur parler, les entendre et agir pour eux, alors ils la soutiendront. Sinon, elle échouera. Tel est le sens de l&#8217;élection du 7 juin.&#8221;</p>
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		<title>Marielle de Sarnez dans La Croix : &#8220;Aimer l&#8217;Europe&#8221;</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 11:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Marielle de Sarnez signe une tribune dans le journal &#8220;La Croix&#8221; dans son édition du 4 juin sous le titre &#8220;Aimer l&#8217;Europe&#8221;.
Aimer l’Europe, c’est en parler avec tendresse et affection. L’Europe est un bien précieux, fragile aussi, à manier donc avec précaution. Une construction généreuse, issue de la seule volonté d’hommes qui ont vu que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/logo-la-croix.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/logo-la-croix.jpg" alt="logo La Croix" title="logo La Croix" width="200" height="45" class="alignleft size-full wp-image-4788" /></a>Marielle de Sarnez signe une tribune dans le journal &#8220;La Croix&#8221; dans son édition du 4 juin sous le titre &#8220;Aimer l&#8217;Europe&#8221;.<span id="more-6139"></span></p>
<p>Aimer l’Europe, c’est en parler avec tendresse et affection. L’Europe est un bien précieux, fragile aussi, à manier donc avec précaution. Une construction généreuse, issue de la seule volonté d’hommes qui ont vu que les peuples et les États européens seraient plus forts, mieux protégés, en partie contre eux mêmes, s’ils décidaient d’avoir un destin partagé. </p>
<p>Cette idée européenne a façonné les décennies de notre histoire récente. La réconciliation de la France et de l’Allemagne, la chute des dictatures espagnole, portugaise, grecque, l’effondrement du mur de Berlin ont marqué les étapes de cette étonnante aventure de liberté. </p>
<p><strong>L’idée européenne est encore plus nécessaire, encore plus pertinente, encore plus indispensable</strong>, et c’est ce qui fait sa force, qu’elle ne l’était lors de l’appel de Robert Schuman en 1950. Nous le voyons tous les jours : les grandes crises qui menacent notre avenir sont toutes planétaires. Crises financière, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise démographique, crise du développement, crise migratoire, crise des identités, et crise des valeurs. Face à ces crises, le seul moyen de faire entendre notre voix, c’est l’Europe.</p>
<p><strong>Aimer l’Europe c’est proposer qu’elle réponde aux aspirations des peuples</strong> qui la forment. Nous avons construit un grand marché, et permis la libre circulation des hommes, des biens, des capitaux et des services. Nous avons initié une monnaie commune et unique, l’Euro, qui nous a permis de résister, mieux que nous ne l’aurions fait séparément, à la tempête financière. C’est bien. Mais qui ne voit qu’il faut maintenant aller plus loin et construire une Europe plus attentive à nos concitoyens. Plus solidaire aussi. </p>
<p><strong>Aimer l’Europe, c’est vouloir le meilleur pour ceux qui la forment</strong>. C’est en finir avec la concurrence sauvage entre pays européens en imposant harmonisation fiscale et convergence sociale. C’est inventer un nouveau modèle de développement économique, social, durable, qui place l’être humain au centre de ses préoccupations. C’est être exemplaire dans la lutte contre les dérives financières en se dotant de règles de conduites et d’un calendrier précis. C’est changer les principes du commerce mondial  pour le rendre plus juste et plus équitable. C’est défendre les services publics. C’est prendre soin des biens communs de la planète dont nous ne sommes que dépositaires. </p>
<p><strong>Aimer l’Europe, c’est peser pour un nouvel équilibre du monde</strong>. Faire reculer les inégalités croissantes entre pays de plus en plus pauvres et pays de plus en plus riches. Penser un nouveau mode de développement pour l’Afrique, qui lui permette de parvenir à une autosuffisance alimentaire, et de faire bénéficier ses peuples de ses richesses minières, gazières, pétrolières. Défendre la primauté du droit sur celle de la force. Participer aux règlements de conflits qui sont une menace pour nos sociétés fragiles et inquiètes. </p>
<p><strong>Aimer l’Europe c’est exiger des chefs d’État et de Gouvernement une réponse commune à la crise économique et sociale</strong>, pour en diminuer les impacts, stopper la récession, retrouver une croissance équilibrée. Un plan de relance européen est nécessaire pour soutenir l’activité des PME, accompagner ceux qui sont le plus frappés par la crise, et préparer l’avenir en investissant dans les transports propres et la remise aux normes durable de tous les bâtiments publics européens.</p>
<p><strong>Aimer l’Europe, c’est arrêter d’en parler comme si c’était une question « hors sol »</strong> , une question qui relèverait de « Bruxelles », une question au fond  de « politique étrangère ». Nombreux sont ceux qui voudraient que l’on parle d’Europe sans parler de France, sans parler des Français. Ils se trompent. La seule façon de faire aimer l’Europe par nos concitoyens, c’est justement de parler de France et d’Europe en même temps. L’Europe, c’est nous. Et c’est parce qu’on l’a trop souvent ignoré qu’une fracture s’est creusée entre les Français et l’idée européenne. Aimer l’Europe c’est renouer avec une intimité, un enracinement, qui n’auraient jamais dû être mis à mal.</p>
<p><strong>Aimer l’Europe, c’est retrouver les valeurs qui fondent son projet</strong>.  Là est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l’Homme au centre de toutes les politiques, réunit les peuples au lieu de les opposer. Un projet qui met au même rang le faible et le fort, tous deux soumis au même droit, et relevant de la même dignité humaine. C’est un bien précieux qu’il convient plus que jamais de défendre, de porter… et d’aimer.</p>
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		<title>Marielle de Sarnez : &#8220;Voter pour ne pas se résigner&#8221;</title>
		<link>http://europe.lesdemocrates.fr/marielle-de-sarnez-voter-pour-ne-pas-se-resigner/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 11:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Marielle de Sarnez a signé une tribune dans le journal &#8220;La Tribune&#8221; dans son édition du jeudi 4 juin sous le titre &#8220;Voter pour ne pas se résigner&#8221;.

Il faut voter, sinon ce sont les autres qui votent à votre place. Cinq ans, c’est la durée de vie du Parlement européen. Dans ces cinq années, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/logo_latribune_fr.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4568" title="logo_latribune" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/logo_latribune_fr.jpg" alt="logo_latribune" width="200" height="67" /></a>Marielle de Sarnez a signé une tribune dans le journal &#8220;La Tribune&#8221; dans son édition du jeudi 4 juin sous le titre &#8220;Voter pour ne pas se résigner&#8221;.<span id="more-6136"></span><br />
<br/><br/><br />
<strong>Il faut voter, sinon ce sont les autres qui votent à votre place.</strong> Cinq ans, c’est la durée de vie du Parlement européen. Dans ces cinq années, le vote des députés à Strasbourg sera exigé pour la plupart des grandes décisions qui organisent notre avenir. La seule question est de savoir si ces élus seront ceux que vous aurez choisis, portant vos attentes, vos questions, vos espoirs, ou s’ils seront désignés par d’autres. Si ce sont vos élus, les décisions de l’Europe ressembleront à ce que vous souhaitez. Sinon, elles iront dans un autre sens. Le spectacle est souvent triste en France : des listes composées de parlementaires qui vont à Strasbourg comme en punition, ou qui représentent des régions dans lesquelles ils ne voulaient pas se présenter, ou qui annoncent à voix basse qu’en fait ils ambitionnent d’autres fonctions. L’Europe est maintenant affaire de citoyens. Pour les représenter, il faut choisir de vrais députés européens, engagés à 100%, heureux de leur future mission et déterminés à renforcer le poids des citoyens dans les grands choix qui vont engager leur avenir.</p>
<p><strong>Il faut voter pour que l’Europe existe, qu’elle ait une volonté et qu’elle la défende.</strong> L’Europe doit être notre relais chaque fois que les problèmes sont planétaires. Relèvent de problèmes planétaires la crise économique, la guerre des monnaies, la défense d’un modèle de société juste et solidaire, la défense de notre patrimoine naturel et environnemental, la biodiversité, le développement de l’Afrique abandonnée, le commerce international, l’équilibre du monde. Si l’Europe a une volonté et qu’elle l’exprime, et qu’elle se bat, l’avenir changera. Sinon, les décisions seront prises sans nous, entre géants, la Chine et les Etats-Unis en premier, et elles n’iront pas dans le sens que nous souhaitons.</p>
<p><strong>Il faut voter pour que l’Europe agisse vraiment.</strong> Jusqu’à maintenant, face à la crise, on a choisi le chacun pour soi. Et même, le chacun pour soi pour peu de chose. Seuls ou isolés, nos pays ne sont pas en capacité de faire face à la récession qui frappe durement le monde et le continent européen. Les destructions d’emploi se multiplient, les prévisions en Europe se chiffrent à plusieurs millions de chômeurs supplémentaires, et la pauvreté augmente. Plus que jamais nos concitoyens ont besoin de sentir que l’Europe est à leur côté, attentive, sécurisante et protectrice. Voter, c’est l’occasion d’exiger que les moyens changent, par exemple avec un emprunt européen, et un plan d’action commun en direction des équipements publics, des PME, de la croissance qui respecte nos obligations environnementales, et de ceux qui sont le plus touchés par la crise. Des mesures simples, visibles, pour démontrer que lorsque l’Europe s’unit, elle peut changer le cours des choses.</p>
<p><strong>Il faut voter pour défendre l’idée d’un modèle européen original.</strong> L’Europe a une responsabilité particulière : faire émerger un nouveau modèle fondé sur la lutte contre les inégalités, un niveau élevé de protection sociale pour tous, un maillage des services publics, une plus grande intégration économique et sociale de l’Union européenne, une régulation exemplaire, un commerce international plus équitable, et la recherche d’un monde plus équilibré. Un modèle durable à tous les sens du terme, privilégiant le long terme sur le court terme dans le champ économique et financier, et assurant la solidarité entre générations, en particulier pour la gestion des biens communs de la planète. Il ne peut y avoir de progrès économique sans progrès social, sans progrès durable. Définir et promouvoir ce nouveau modèle européen est vital.</p>
<p><strong>Il faut voter pour réconcilier les Français avec l’idée européenne.</strong> Un certain nombre de bons apôtres prétendent qu’il faudrait séparer le vote européen et la politique française. Comme si l’Europe était une affaire de politique étrangère, une affaire de « Bruxelles », une affaire d’initiés et non pas une affaire de peuple. Or c’est la même question, celle de notre avenir, celle de nos valeurs de société, qui est en jeu. Et les acteurs sont les mêmes puisque les gouvernants nationaux, les gouvernants français, sont en même temps des décideurs européens. La France, c’est en Europe. La France, c’est l’Europe. Nous sommes, en même temps, citoyens français et citoyens européens. Le destin de la France et de l’Europe sont les deux faces d’une même médaille. Il n’y a rien de plus urgent que de le comprendre et de le revendiquer.</p>
<p><strong>Il faut voter pour le retour d’un certain idéalisme en politique.</strong> La politique européenne, et la politique française, sont constamment marquées de résignation et d’absence d’idéal. Or l’Europe ne s’est faite que parce que des générations courageuses ont vaincu, au nom d’un idéal, des obstacles qui paraissaient infranchissables : les rancoeurs, la haine, la ruine au sein de notre continent. Personne n’y croyait : ils l’ont fait. Pour imposer une paix durable entre les pays européens, ils ont formé entre les peuples un lien indéfectible, une communauté de destin, soudée, forte et solidaire. Ils l’ont fait au nom des valeurs morales et spirituelles qui sont le patrimoine commun des Européens, et autour d’une valeur fondamentale : la reconnaissance de la dignité humaine. Il est temps de reprendre cet élan, cette inspiration, cet idéal pour la France et pour l’Europe, en acceptant de vouloir grand, de rêver s’il le faut, de chercher non pas le médiocre, mais le meilleur, le plus digne, le plus haut.</p>
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		<title>A la Mutualité, François Bayrou fête l&#8217;Europe</title>
		<link>http://europe.lesdemocrates.fr/a-la-mutualite-francois-bayrou-denonce-les-coups-sondagiers/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 09:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

		<category><![CDATA[Évènements]]></category>

		<category><![CDATA[fête de l'Europe]]></category>

		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>

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		<description><![CDATA[

François Bayrou a rappelé mercredi 3 juin son engagement européen et a dénoncé les &#8220;coups sondagiers&#8221; en promettant des révélations sur &#8220;la manipulation de l&#8217;opinion&#8221;. Devant plus de 2.000 personnes réunies dans la salle de la Mutualité, François Bayrou et les têtes de liste du Mouvement Démocrate ont tenu un un meeting de campagne du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/mutualite.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6147" title="Mutualité" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/mutualite.jpg" alt="Mutualité" width="240" height="160" /></a><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/bayrou-fete-europe-paris.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6148" title="Fête de l'Europe à Paris" src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/bayrou-fete-europe-paris.jpg" alt="Fête de l'Europe à Paris" width="240" height="180" /></a><br />
<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br />
François Bayrou a rappelé mercredi 3 juin son engagement européen et a dénoncé les &#8220;coups sondagiers&#8221; en promettant des révélations sur &#8220;la manipulation de l&#8217;opinion&#8221;. Devant plus de 2.000 personnes réunies dans la salle de la Mutualité, François Bayrou et les têtes de liste du Mouvement Démocrate ont tenu un un meeting de campagne du Mouvement Démocrate avant le scrutin du 7 juin.<span id="more-6103"></span></p>
<p><strong>Discours de clôture de François Bayrou</strong></p>
<p>&#8220;Vous, vous avez très chaud… Et moi je suis très fier ! Je suis très fier parce que ce que tout le monde voit apparaître, dans le paysage politique français, une famille politique nouvelle, unie, déterminée, volontaire, impossible à faire dévier de sa route.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Cela, c&#8217;est votre œuvre, cela a porté des fruits magnifiques. Ce sont les listes que nous avons rencontrées ce soir, vues ce soir dans la personne de leurs leaders, mais je n&#8217;oublie pas les responsables qui sont au premier rang et qui sont aussi sur ces listes. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je veux citer Bruno Joncour, le maire de Saint-Brieuc, </span><span style="font-size: 11pt;">Chérifa Adaissi</span><span style="font-size: 11pt;">… Je prends au hasard, et je ne vois plus les autres, parce que j&#8217;ai un mur de photographes devant moi… Gilles Artigues… Pardon à ceux que j&#8217;aurais oubliés, mais je veux vous demander d&#8217;applaudir les femmes et les hommes qui sont nos piliers. Je veux vous demander d&#8217;applaudir Jacqueline Gourault, sénateur du Loir-et-Cher, Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine, Jean-Jacques Jégou, sénateur du Val-de-Marne… Voyez cette famille politique…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Pour moi, c&#8217;est l&#8217;oeuvre d&#8217;une vie. Engagé, très, très jeune dans le parti de Robert Schuman, et ce n&#8217;était pas par hasard -nous parlons du Parlement européen- j&#8217;ai été alors que le chiffre de mes années commençait encore par un 2, le très jeune et très reconnaissant et, si j&#8217;ose dire, très affectueux collaborateur de Pierre Pflimlin, Président du Parlement européen, maire de Strasbourg.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;ai rencontré Pierre Pflimlin, lors de la première élection du Parlement européen, au suffrage universel, en 1979, il y a exactement 30 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;étais le jeune responsable, comme il y en a quelques uns parmi vous, de la campagne électorale -j&#8217;avais à l&#8217;époque pas encore 28 ans- dans les Pyrénées-Atlantiques qui sont un département assez lointain, mais assez intéressant, là-bas à 800 km de Paris, au pied des Pyrénées et au bord de l&#8217;océan.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">On avait, à l&#8217;époque, des moyens considérables, et j&#8217;avais inondé la ville de Pau pour préparer une réunion publique dans laquelle on m&#8217;avait proposé la présence de quelqu&#8217;un qui faisait de la politique, à l&#8217;époque, qui s&#8217;appelait Jacques Blanc -je ne sais pas si cela rappelle des souvenirs à quelques-uns d&#8217;entre vous- et d&#8217;un monsieur dont je croyais honnêtement, non seulement qu&#8217;il avait quitté la politique, mais dont je croyais qu&#8217;il n&#8217;était plus au nombre des vivants. Il s&#8217;appelait Pierre Pflimlin. On est en 1979. Il avait été le dernier Président du Conseil de la 4<sup>ème</sup> République. C&#8217;est lui qui a donné les clés de la République au général de Gaulle. C&#8217;est un homme immense d&#8217;intelligence, de volonté, de structure personnelle et c&#8217;était de surcroît un immense orateur, ce que je ne savais pas, dans la bêtise de mes 20 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Les spécialistes du Parlement européen disaient que c’était le plus grand orateur du Parlement européen en allemand. En français, ils évoquaient une compétition entre Pierre Pfilmin et Jean Lecanuet qui était son successeur à la présidence de cette famille politique à l&#8217;époque, et j&#8217;y ai pensé quand nous étions à Rouen ensemble hier, Corinne… 179 000 invitations, et 219 personnes présentes dans la salle !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est pour cela que, quand on me dit que les élections au Parlement européen ne font pas recette, je me souviens&#8230; Pierre Pflimlin avait un truc. Il commençait toujours ses discours à voix basse pour que tout le monde se taise. Par exemple, les cliquetis des photographes étaient alors obligés de disparaître. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il a fait, ce soir-là, lui dont je n&#8217;imaginais pas qu&#8217;il était encore dans l&#8217;actualité politique et même dans l&#8217;actualité tout court, un extraordinaire discours dont je me souviens jusqu&#8217;à l&#8217;ultime mot, et je vais vous dire l&#8217;ultime mot. Il a raconté ce que l&#8217;Europe avait été ce que l&#8217;Europe devait être, et il a fini par cette phrase qui ne s&#8217;est jamais effacée de mon esprit et de notre amitié : &#8220;…<em>Et que l&#8217;Europe redevienne ce qu&#8217;elle n&#8217;aurait jamais dû cesser d&#8217;être, je veux dire la lumière du monde</em>&#8220;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Cet homme que j&#8217;accueillais, qui était splendide, debout, malgré les vicissitudes de la vie politique, je ne savais pas encore que, quelques mois après, devenu Président du Parlement européen, il m&#8217;appellerait auprès de lui pour être son protégé, son conseiller&#8230; conseiller si peu ! son ami en tout cas. J&#8217;ai fait ma vie avec eux. J&#8217;ai fait ma vie dans leur famille et dans leur amitié.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">D&#8217;ailleurs j&#8217;ai donné ma vie, pas depuis aujourd&#8217;hui, pas ces quinze derniers jours, pas ces cinq dernières années, ce n&#8217;est pas affaire de lustres… (un lustre c’est cinq ans&#8230; je dis cela pour les jeunes à qui cela évitera de chercher dans le dictionnaire…) j&#8217;ai donné ma vie à cette idée. Tous ceux qui ont entouré ma jeunesse m&#8217;ont conduit sur ce chemin. Je n&#8217;avais pas besoin que l&#8217;on m&#8217;y conduise. Vous savez ce que sont les vocations. Les vocations viennent de sources. Ce sont des sources profondes qui se forment en vous.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Mon coeur a battu lorsque j&#8217;ai lu, tout jeune, l&#8217;admirable discours de Victor Hugo dans lequel il dit : &#8220;<em>Le jour viendra où les nations d&#8217;Europe se réuniront sans rien perdre de leur histoire et de leur identité et qu&#8217;elles formeront une puissance qui dialoguera avec l&#8217;autre puissance de l&#8217;autre côté de l&#8217;océan</em>&#8221; et il appelait à la formation des États-Unis d&#8217;Europe. Je vous jure que j&#8217;ai pleuré autour de cette idée. Bien sûr, cela n&#8217;a pas pris la forme que nous croyions à l&#8217;époque, mais l&#8217;inspiration est la même. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je vous jure que j&#8217;ai été ému, au-delà de l&#8217;habitude, lorsque j&#8217;ai lu le discours de Winston Churchill, après la guerre de 40, au Congrès européen, où il annonce la naissance de ce que nous avons formé ensemble. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je vais tous les ans sur la tombe de Robert Schuman. Cette année le président UMP du Conseil général -je ne dis pas cela pour faire la moindre insinuation, je dis cela simplement par information- a voulu m&#8217;empêcher d&#8217;aller sur la tombe de Robert Schuman, le 9 mai de cette année. Alors j&#8217;ai dit que j&#8217;irai quand même et qu&#8217;il n&#8217;avait qu&#8217;à envoyer les CRS pour m&#8217;empêcher d&#8217;accéder à la tombe de Robert Schuman et que l&#8217;on verrait ce qu&#8217;il en était.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Ce sont les miens, c&#8217;est notre combat naturellement, mais pardon de le dire, pour une fois, et à la première personne du singulier, c&#8217;est <em>ma</em> vie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Alors, quand, ce matin, en entrant sous ma douche&#8230; Parce qu&#8217;il faut que je vous confie un secret, c’est sous la douche que j&#8217;écoute la radio. Cela me permet de faire baisser la température qui monte éventuellement, à l&#8217;écoute des épithètes, des mots doux, des injures divers et variés dont nous sommes et dont je suis accablé depuis des semaines et des mois, et croyez-moi, ce n&#8217;est pas fini…<span> </span>Ce matin, en entrant sous ma douche, tout d&#8217;un coup, le présentateur ou la présentatrice du journal a indiqué qu&#8217;elle allait rendre compte du discours de François Fillon, hier soir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est comme pour Pierre Pflimlin dans mon jeune temps, je croyais que François Fillon avait disparu ! Je ne lui en faisais pas grief, après tout, selon Nicolas Sarkozy l&#8217;État marche très bien ainsi, mais il y avait si longtemps je n&#8217;avais pas entendu François Fillon dire quelque chose, quoi que ce soit sur quelque sujet que ce soit, que j&#8217;ai tendu l&#8217;oreille avec intérêt et bienveillance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je connais François Fillon depuis longtemps. Je vais vous en administrer la preuve dans une seconde. Je l&#8217;avais recruté pour les rénovateurs en 1989. Cela fait vingt ans. Vous voyez donc que j&#8217;avais une petite idée de ce qu’était ce garçon, à cette époque.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai dû le qualifier pour mon livre. Je lui ai consacré deux lignes. Je dois dire la vérité, j&#8217;ai cherché ce que je pouvais bien dire de lui. Finalement, j&#8217;ai trouvé, c&#8217;était assez sympathique, j&#8217;ai dit qu&#8217;il était bien peigné&#8230; Ce matin, avec le cheveu hirsute qui me caractérise, tout d&#8217;un coup j&#8217;ai entendu que l&#8217;essentiel du discours de François Fillon, hier soir à Clermont-Ferrand où il avait mobilisé le banc et l&#8217;arrière banc de leurs troupes, ayant lamentablement raté le <em>meeting</em> de Lille la semaine précédente, était consacré à ma modeste -comme chacun sait- personne !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Vous voyez que je lis ce qu&#8217;ils écrivent et, moi-même, je finis par me laisser imbiber par tout cela. J&#8217;ai entendu ce garçon que j&#8217;ai donc connu jeune, dont j&#8217;admire les traits et la coiffure ordonnée, me faire, à moi, grief de ne pas m&#8217;occuper d&#8217;Europe, de ne pas aimer l&#8217;Europe, de ne pas cultiver l&#8217;idée européenne, et donc il a appelé à voter pour l&#8217;UMP.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;ai fouillé dans mes souvenirs et je me suis rappelé de ceci : </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Chaque fois qu&#8217;il y a eu un combat pour la construction de l&#8217;Europe, sans aucune exception, cette famille politique a été pour. J&#8217;ai été, dès que j&#8217;ai eu l&#8217;âge de raison, dans ces combats :</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, lorsqu&#8217;il s&#8217;est agit de l&#8217;appel du 9 mai 1950.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, lorsqu&#8217;il s&#8217;est agi du rêve de construire une armée européenne. Cela s&#8217;appelait la CED.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, lorsque rattrapant l&#8217;échec de la  CED, il a fallu écrire et bâtir le traité de Rome.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, quand il a fallu faire le marché commun.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, quand, plus tard, on a connu le besoin de faire naître l&#8217;acte unique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, au moment du référendum qui créait la monnaie européenne, le référendum de Maastricht.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 11pt;">Nous avons été là, lors du dernier référendum constitutionnel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Il n&#8217;est pas un combat européen que nous ayons manqué, depuis que l&#8217;idée européenne s&#8217;est avancée sur la scène du monde, pas un combat !</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je suis au regret de dire à François Fillon, toute plaisanterie mise à part, que lui et les siens ont toujours et sans exception, sauf dans les derniers temps, les derniers mètres, été contre cette affaire-là !</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Je me souviens à quel point François Fillon a fait campagne contre le référendum de Maastricht pour le non à Maastricht dont il était un des porte-parole !</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Et ce sont ceux-là qui veulent nous donner des leçons d&#8217;Europe, à nous qui avons, brique à brique, pas à pas, effort après effort, assumé la construction européenne, ses combats et ses conséquences.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Chaque fois qu&#8217;il a fallu être pour, nous étions en première ligne, et eux ils étaient contre, chaque fois et sans aucune exception.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je ne leur en fais pas le reproche. En histoire, tout le monde peut se tromper, les uns un peu moins que les autres, et c&#8217;est notre fierté, mais tout le monde peut se tromper. </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">En tout cas, je n&#8217;accepterai pas que ceux qui se sont trompés avec une régularité d&#8217;horloge suisse viennent nous expliquer à nous qui avons été de tous les combats qu&#8217;ils sont en train de récupérer l&#8217;héritage et de nous en spolier. </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je vous le dis, nous avons construit l&#8217;Europe sans eux, souvent, contre eux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Et nous assumerons l&#8217;Europe aujourd&#8217;hui, s&#8217;il le faut sans eux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Et en particulier nous assumerons le changement nécessaire de l&#8217;Europe sans eux, et même s&#8217;ils le refusent, contre eux.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Parce que je considère qu&#8217;il faut, qu&#8217;il est nécessaire et qu&#8217;il est urgent que l&#8217;Europe change et que ce soit nous qui le disions, nous qui avons eu cette vocation de porter dans sa réalité, l&#8217;idée la plus idéaliste hors des circuits habituels, hors des canons habituels. Tous les réalistes de l&#8217;univers étaient contre, quelque fois même des grands.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Si l&#8217;on regardait la liste de ceux qui ont voté non au traité de Rome, on aurait probablement quelques surprises, parce qu&#8217;on y trouverait de très grands noms et que j&#8217;admire pour ma part.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Tous les réalistes étaient contre… Pierre Mendès France puisque c&#8217;est de lui dont il s&#8217;agit, à qui je viens de faire allusion, homme que j&#8217;admire profondément. En 1957 est monté à la tribune pour voter contre le traité de Rome avec un certain nombre de gaullistes de l&#8217;époque, pas le premier d&#8217;entre eux, et je dirai pourquoi, pour expliquer que la France n&#8217;aurait pas la capacité de supporter la concurrence de ses voisins notamment Allemands, que nous n&#8217;aurions pas cette force et qu&#8217;il fallait donc refuser la concurrence et laisser les frontières fermées.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il y a une merveilleuse histoire parce que, quand quelques mois après, le général de Gaulle est revenu au pouvoir, ses conseillers qui étaient, bien sûr, comme ils avaient été anti-CED, &#8220;anti marché commun&#8221;, lui ont apporté à signer la note qui lui demandait de récuser le traité de Rome et d&#8217;en sortir, avec cette argumentation selon laquelle nous n&#8217;aurions pas « la force »…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Le général de Gaulle, visionnaire, a pris son stylo et en marge de la note, a marqué : &#8220;Non, nous sommes forts, mais ils ne le savent pas&#8221;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Nous avons conduit ce chemin, nous avons réalisé ce rêve. Mais aujourd&#8217;hui je voudrais vous mettre en garde sur ce sujet : je suis persuadé que nous avons, devant nous, l&#8217;impératif de changer peut-être pas seulement le fonctionnement, mais la nature de l&#8217;Union européenne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je veux vous dire cela parce que, depuis des jours et des jours et des semaines, comme Sylvie (Goulard) le rappelait avec humour, quand les micros se tendent vers nous, c&#8217;est : &#8220;Mais pourquoi y a-t-il autant d&#8217;abstentions ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Mes amis, il y a autant d&#8217;abstentions ou risque d&#8217;autant d&#8217;abstentions, et nous nous battrons &#8220;mordicus&#8221; en cette campagne qui commence aujourd&#8217;hui… (J&#8217;ouvre une parenthèse : beaucoup d&#8217;entre vous croient et un certain nombre de têtes de liste ont exprimé, entre les lignes, que la campagne s&#8217;achève. Je vous donne ma conviction profonde : elle a commencé aujourd&#8217;hui, dans la rue, dans la sensibilité des citoyens. Pour la première fois, aujourd&#8217;hui, on m&#8217;a arrêté dans la rue, plusieurs concitoyens et même des dizaines de concitoyens, des jeunes femmes&#8230; Excusez-moi, c&#8217;est là moitié de l&#8217;humanité, même un peu plus ! Et, quant à moi, je considère que c&#8217;est la moitié la plus intéressante de l&#8217;humanité ! Vous m&#8217;avez cherché, vous m&#8217;avez trouvé ! C&#8217;est ce que dit Alain Minc… Et donc elles m&#8217;ont arrêté pour dire : &#8220;Monsieur Bayrou, on est avec vous, pour les élections de dimanche.&#8221; C&#8217;est la première fois. D&#8217;habitude, on me dit : &#8220;Monsieur Bayrou, on est avec vous&#8230;.&#8221; Tout court&#8230; ! Pour les élections de dimanche… J&#8217;y ai vu un signe très encourageant !)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Mais cette menace d&#8217;abstention, cette épée de Damoclès de l&#8217;abstention est importante. Elle est lourde et que veut-elle dire ? Elle veut dire que les citoyens ne ressentent pas que l&#8217;Europe est leur affaire. Ils n&#8217;ont pas, à tort bien sûr, le sentiment que ce soit une élection à eux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je ne dis même pas pour eux, à eux, parce qu&#8217;on s&#8217;est ingénié, depuis des années. Et je le dis avec amitié à ceux qui ont porté les responsabilités européennes, qui ont fait cela souvent de bonne foi, depuis 1950, parce qu&#8217;ils considéraient -et entre nous Jean Monnet le premier- que c&#8217;était tellement difficile qu&#8217;il fallait que ce fût assumé par une petite élite de personnes éclairées et connaissant les rouages subtils qui permettaient à la diplomatie de faire de l&#8217;histoire. C&#8217;est cela qu&#8217;ils avaient en tête.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Bien sûr que c&#8217;était immensément difficile de réunir en une aventure commune la France et l&#8217;Allemagne qui venaient de se faire trois guerres en un siècle, tuant des millions de leurs enfants. Je rappelais, hier soir à Lille, que sur le monument aux morts de mon village, le petit village de Bordères dans les Pyrénées-Atlantiques, de 350 habitants en août 1914, il y a 36 noms sur le monument aux morts, 36 garçons dans la force de l&#8217;âge, autrement dit presque tous les garçons.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;ai connu et aimé une femme qui m&#8217;a servi de grand-mère, parce que je n&#8217;en ai pas eu. La vie a voulu que je n&#8217;en ai pas. Elle était couturière. La pauvre était boiteuse. Elle avait dû être une très jolie fille dans sa jeunesse. En tout cas, quand j&#8217;étais enfant, je trouvais qu&#8217;elle était une très jolie fille. Le 1<sup>er</sup> août 1914, elle est fiancée avec un garçon du village, il est tué à la guerre à Verdun, deux ans après. Alors, elle pleure beaucoup, puis elle se fiance avec son frère. Il est lui aussi tué à la guerre en 1918, à Verdun. Eh bien, il n’y a tellement plus de garçons dans le village, qu&#8217;elle finira quinze  ans après, par épouser le père de ces deux garçons, devenu veuf.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est plein de tragédies comme cela la guerre, vous savez. Ce n&#8217;est pas des petites choses limitées aux livres d&#8217;histoire, hélas ! Cela fait beaucoup, beaucoup de malheurs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Et ils savaient bien qu&#8217;après s&#8217;être tués, des millions de garçons, pour saigner l&#8217;autre peuple, les guerres étaient allées plus loin puisqu&#8217;elles avaient, par la Shoah, tué une certaine idée de l&#8217;homme, qu&#8217;elles étaient allées jusqu&#8217;à tuer une certaine conception de l&#8217;humanité, gazée et brûlée. Alors, ils savaient qu&#8217;il y avait beaucoup de haine et beaucoup de rancoeurs. Et ils ont, de bonne volonté, décidé que cela se ferait entre une petite communauté d&#8217;hommes, quelquefois de femmes -à cette époque c&#8217;était plutôt masculin- une petite communauté d&#8217;hommes qui passeraient par-dessus les obstacles historiques. Et c&#8217;est resté cette culture selon laquelle « il fallait faire l&#8217;Europe, mais il existe aussi un risque que les peuples ne le comprennent pas ». Et cela s&#8217;est renforcé depuis le rejet du référendum constitutionnel en 2005.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je voudrais leur dire, avec amitié, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de raisons, nous qui avons mené le même combat, que nous n&#8217;exprimions pas de l&#8217;amitié et de la reconnaissance à leur endroit, et vous dire ceci : je crois qu&#8217;il serait extraordinairement dangereux pour l&#8217;idée européenne de continuer en pensant que l&#8217;Europe doit être l&#8217;affaire des initiés. Il est temps pour nous qu&#8217;elle devienne l&#8217;affaire des citoyens…</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 11pt;">(Applaudissements…)</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">… Parce que, si comme nous le croyons, et nous le croyons tous dans cette salle, sans exception… Si l&#8217;on veut chercher dans le paysage politique français un mouvement politique dont tous les membres sans exception croient à la validité, à la légitimité, au caractère enthousiasmant de cette entreprise européenne, on aura beaucoup de mal à le trouver. Il n&#8217;y a qu&#8217;ici qu&#8217;on le pourra… Si, comme nous le croyons, l&#8217;Europe est cruciale pour tous les sujets qui dépassent le cadre national, désormais, comme vous le savez, il y a deux ordres de décisions qui vont commander notre avenir, pas seulement de citoyens, notre avenir de jeune fille, de jeune garçon, de famille, d&#8217;emploi, d&#8217;étude, de personnes âgées.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-size: 11pt;">Le destin de l’Europe est étroitement lié au destin de la France</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il y a des décisions nationales. On en connaît un certain nombre. Elles touchent l&#8217;éducation, l&#8217;hôpital, la justice et Dieu sait qu&#8217;en ce moment, ces décisions sont problématiques et Dieu sait qu&#8217;elles sont inquiétantes, Dieu sait que les raisons qui, parfois, les inspirent sont les plus mauvaises des raisons.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Tiens&#8230; Un message personnel, cette fois, à Monsieur Xavier Bertrand, sûrement qualité manoeuvrière, je ne dis pas le contraire… Monsieur Xavier Bertrand nous a accusés de conduire une campagne électorale entièrement fondée sur nos intérêts partisans !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Comme vous le savez, il y a eu récemment une campagne lancée par le gouvernement pour traiter -c&#8217;était urgent dans ces quinze derniers jours- des questions de sécurité, ceci sans aucun lien naturellement avec les élections qui venaient ! </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Vous avez bien compris qu&#8217;il faudrait être vraiment de mauvaise foi… J&#8217;en vois, ici ou là, quelques-uns qui pourraient être soupçonnés de cette perversion… Mais il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour le penser. En tout cas, j&#8217;étais dans cet état d&#8217;esprit bienveillant, quand j&#8217;ai vu qu&#8217;on recommençait, dans la bouche du Président de la République qui, en tant que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité des Français depuis 7 ans, à nous expliquer que « plus une cage d&#8217;escalier ne serait désormais dans les cités abandonnée aux voyous »… &#8220;Voyous&#8221; c&#8217;est l&#8217;expression qu&#8217;ils affectionnent&#8230; C&#8217;est la première phrase qu&#8217;il a prononcée en étant nommé au ministère de l&#8217;intérieur, il y a sept ans. J&#8217;ai le regret de leur dire qu&#8217;il n&#8217;y a jamais eu autant de voyous comme ils disent, dans les cages d&#8217;escalier des cités…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Mais ce n&#8217;est pas pour cela que j&#8217;évoquais Xavier Bertrand. Je l&#8217;évoquais parce que c&#8217;est un garçon qui est sûrement, enfin très&#8230; Comment je pourrais dire&#8230; Futé ! (François Fillon a eu, sur lui, une phrase définitive -voyez que je dis du bien de François Fillon, avec régularité aussi ! Quand Xavier Bertrand a révélé qu&#8217;il était franc-maçon, François Fillon a dit : &#8220;Maçon, cela ne m&#8217;a pas étonné, mais franc, alors&#8230; Cela m&#8217;en a bouché un coin !&#8221;).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Xavier Bertrand est habituellement futé, mais j&#8217;ai trouvé que sa réponse était un peu courte. Interrogé sur l&#8217;opportunité, je cite, de « lancer une campagne sur la sécurité », il a répondu : &#8220;Eh bien, nous avons tout de même le droit de mobiliser notre électorat.&#8221; Je ne déforme ni ne transforme, je cite le&#8230; Comment cela s&#8217;appelle&#8230; Le premier secrétaire, secrétaire général, je ne sais pas quoi, de l&#8217;UMP. Je ferme la parenthèse. On n&#8217;en était plus là.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Donc, il y a des décisions nationales et, ces décisions nationales, il est légitime que nous y réfléchissions.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Excusez-moi de vous le dire, mais tout le monde scrute ce qui se passe en Italie. Croyez-vous que les Italiens vont voter pour les élections européennes sans que pas un seul d&#8217;entre eux ne réfléchisse au destin de leur pays mené par Berlusconi ? Je garantis qu&#8217;il est juste et légitime qu&#8217;au moment de déposer leur bulletin dans l&#8217;urne les électeurs italiens se demandent ce que leur pays va devenir, conduit par une personnalité aussi controversée -je dis les choses avec prudence- excepté dans les milieux féminins jeunes, que celle de Monsieur Berlusconi. Je ferme la parenthèse.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je me suis battu toute ma vie avec les mêmes que j&#8217;évoquais à l&#8217;instant, pour que personne ne sépare le destin européen de notre pays, de la réalité de la France. Je me suis battu toute ma vie pour que l&#8217;on considère, y compris dans nos rangs, que nous avions deux patries : la patrie française et la patrie européenne, et pour que l&#8217;on ne distingue pas le destin de ces deux patries, que c&#8217;était tout nous, tout notre avenir, toute notre identité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Qui veut prétendre parler d&#8217;Europe à des jeunes Français s&#8217;ils ne parlent pas de formation universitaire ? Qui veut prétendre parler d&#8217;apprentissage sans qu&#8217;un jour l’on songe à faire renaître un tour d&#8217;Europe des apprentis pour qu&#8217;ils apprennent à connaître, comme le faisaient les étudiants du Moyen Âge, les tours et les pratiques, les cultures artisanales des autres pays européens ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Qui veut prétendre parler d&#8217;étudiants et d&#8217;études si l&#8217;on ne parle pas d’Erasmus ? Et c&#8217;est Marielle qui était le rapporteur du texte Erasmus Mundo au Parlement européen !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-size: 11pt;">Ce que l’Europe décide est préalablement validé par la France</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Nous assumons nos deux patries. Nous les considérons comme indissociables, d&#8217;abord parce que nous savons bien, institutionnellement, que l&#8217;un des principaux décideurs, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;élaborer et de prononcer des décisions européennes, autour de la table, c&#8217;est évidemment le président de la République française ou les représentants des gouvernements français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Le président de la République française n&#8217;est pas seulement président interne de la politique intérieure française, le président de la République française est le représentant de notre pays autour de la table du Conseil européen. On ne peut pas distinguer l&#8217;un et l&#8217;autre et nous assumons la nécessité de réfléchir à ces deux visages que prendra la représentation de la France avec des parlementaires européens, en réfléchissant aussi à la manière dont se conduisent et dont travaillent les gouvernements et, le premier décideur d&#8217;entre eux, le président de la  République française. Pour nous, c&#8217;est la même chose.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Vous croyez que l&#8217;on peut se tourner vers les laitiers aujourd&#8217;hui ? Les producteurs de lait qui sont dans un tel désarroi parce qu&#8217;un producteur de lait, même quand il vend à perte de 30 % chacun des litres de lait qu&#8217;il produit, ne peut pas s&#8217;arrêter de produire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Dans une usine, vous pouvez suspendre la production, vous pouvez mettre les ouvriers en chômage technique, il y a même des aides pour cela. Mais les vaches !&#8230; il faut qu&#8217;elles mangent tous les matins et tous les soirs et beaucoup entre temps et il faut les traire le matin et le soir, il faut être là pour faire naître les petits veaux. Je sais de quoi je parle, je l&#8217;ai fait pendant des années. Eh bien, les vaches, vous ne pouvez pas les arrêter, pas les mettre au chômage technique, vous ne pouvez par les suspendre, vous ne pouvez pas demander une aide à l&#8217;ANPE pour inscrire les vaches sur le rôle du chômage technique, c&#8217;est impossible. Si les vaches ont besoin de manger, si on a besoin de les traire, de s&#8217;en occuper, il faut le personnel pour faire cela.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Chaque jour que vous vendez un litre de lait à 30 % à perte, vous vous enfoncez un peu plus dans la faillite et dans le risque de la disparition complète du peu que vous avez et de la totalité de votre exploitation. C&#8217;est cela la réalité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Et vous croyez que l&#8217;on peut s&#8217;adresser aux laitiers en leur disant : &#8220;Mesdames et Messieurs, nous allons distinguer les questions européennes des questions nationales, nous ne parlerons pas des questions nationales&#8221; ? Mais les laitiers vous regardent comme des martiens parce qu&#8217;ils savent très bien que la situation dans laquelle ils ont été plongés vient de deux décisions consécutives.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">La première est une décision prise à Bruxelles avec l&#8217;accord du gouvernement français qui est la décision de relâcher les quotas laitiers,</span></strong><span style="font-size: 11pt;"> ce qui a fait progresser la production et s&#8217;effondrer les prix. <strong>Le gouvernement français a donné son assentiment et a renoncé à s&#8217;opposer à cette mesure.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">La deuxième est une décision qui paraît Bruxelloise, mais qui est totalement parisienne ou française : on a décidé d&#8217;interdire ce travail qui était habituellement fait par les producteurs laitiers et les industriels laitiers, qui consistait chaque année à fixer un prix de référence pour le lait,</span></strong><span style="font-size: 11pt;"> ce qui mettait les industriels en sécurité parce que cela évitait les hausses trop importantes et qui mettait les producteurs en sécurité parce que cela évitait les baisses trop importantes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">On était, à ce moment-là, en pleine obsession du pouvoir d&#8217;achat que Nicolas Sarkozy devait « aller chercher avec les dents »&#8230; Pour faire s&#8217;effondrer les prix, on a interdit la fixation des prix de référence entre producteurs et industriels.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Voilà la situation que nous avons aujourd&#8217;hui.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">La vérité est que toute situation un peu complexe qui concerne les citoyens et leurs familles implique à la fois des décisions nationales et des décisions européennes</span></strong><span style="font-size: 11pt;">.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Nous avons donc l&#8217;intention, sans nous laisser dévier de notre route une seule seconde, de traiter des deux à la fois parce que le destin des Français dépend bel et bien des deux à la fois.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je vais même aller un peu plus loin. Je vais sortir de la technique européenne pour entrer dans quelque chose de plus intuitif qui est l&#8217;histoire européenne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-size: 11pt;">La France</span></em></strong><strong><em><span style="font-size: 11pt;"> a toujours été l’inspiratrice de l’Europe. Si l’inspiration de la France est en panne, l’Europe aussi tombe en panne..</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je veux vous dire ceci : il y a un mystère dans la construction européenne et ce mystère est pour nous, Français, une charge et une chance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est que tous les pas décisifs de la construction européenne ont été faits à l&#8217;initiative de la France. C&#8217;est comme cela. C&#8217;est notre vocation historique.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est nous avec les Allemands, avec les Italiens, c&#8217;est Schuman avec Adenauer et de Gaspery, avec le Bénélux, mais sur l&#8217;idée, sur l&#8217;initiative de la France, qui avons pensé ce que pourrait être le caractère unique, dans l&#8217;histoire des hommes, de cette construction sans précédent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je vais vous dire ceci et à quoi je vous demande de réfléchir : en raison de ce lien d&#8217;inspiration qui existe entre la France et l&#8217;Europe, chaque fois que la  France va mal, l&#8217;Europe va mal. Chaque fois que la France boîte, l&#8217;Europe claudique. Chaque fois que la  France est en panne, l&#8217;Europe n&#8217;avance plus et c&#8217;est après tout ce que nous avons sous les yeux depuis des mois. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Chaque fois que la France n&#8217;a pas une idée claire de son destin, du projet de société qu&#8217;elle se propose, qu&#8217;elle propose aux autres européens, avec les égards qui sont dûs aux différences de sociétés, de civilisations et qu&#8217;au travers de l&#8217;Europe, d&#8217;une certaine manière, elle propose au monde, alors la  France nage en plein brouillard. Et ce n&#8217;est pas une surprise de voir la panne d&#8217;inspiration qui est, depuis des années, celle de l&#8217;Union européenne, cette panne d&#8217;inspiration, elle est hélas constatable d&#8217;abord sur notre sol français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">En voulant renouveler l&#8217;inspiration de la France, nous renouvelons l&#8217;inspiration de l&#8217;Europe.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je le dis, il faut que l&#8217;Europe change et que nous assumions ce changement comme il faut que la France change et que nous assumions ce changement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je parlait des laitiers à l&#8217;instant, mais croyez-vous que l&#8217;on puisse se tourner vers aucune des autres catégories de la nation en difficulté, en inquiétude et leur expliquer que, ma foi, on parlera de leur problème dans trois ans ? Que d&#8217;ici 2012, pas question de traiter des inquiétudes, des angoisses, des difficultés du pays, des familles, des jeunes, des personnes plus âgées, de ceux qui voient le chômage des jeunes croître comme il n&#8217;a jamais crû ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Vous les rencontrez au coin de la rue, ces filles et ces garçons qui sont bac+5, bac+6 et qui ne trouvent plus rien puisque le chômage des jeunes a doublé sur les derniers mois de cette année et vous voulez leur expliquer que ce problème-là qui est le problème de leur vie, eh bien&#8230; ce n&#8217;est pas le moment d&#8217;en parler puisqu&#8217;en ce moment on parlerait des élections européennes ? Et aux enseignants et aux étudiants qui ont le sentiment que leur année est perdue, soit qu&#8217;ils n&#8217;aient pas pu suivre les cours, soit que le mouvement dans lequel ils étaient engagés se soit retrouvé dans une impasse -le gouvernement ayant laissé pourrir la situation exprès-<span> </span>vous voulez leur dire que l&#8217;on en parlera dans trois ans ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Tout cela pour dire que nous n&#8217;avons qu&#8217;un seul destin, notre vie est unique, notre vie personnelle et notre vie de citoyens sont des vies uniques.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Il faut que nous prenions en main, comme citoyen, la totalité de ce destin et donc il faut que chacun des citoyens ait le sentiment qu&#8217;il peut, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, peser sur le destin européen.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">N&#8217;êtes-vous pas extraordinairement choqués, Marielle l&#8217;a souvent dit dans ses émissions tous ces temps-ci, de ceci : on va voter le 7 juin. Il y aura, dans les semaines suivantes, une commission censée être l&#8217;inspiration de l&#8217;Europe. On va nommer ceux qui en auront la charge et le premier d&#8217;entre eux, le Président de la Commission. Y a-t-il eu, dans un seul pays, un seul débat sur ce que serait l&#8217;orientation de la politique suivie par la  Commission européenne ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Est-ce que quelqu&#8217;un quelque part, en dehors de nous, a proposé une candidature pour la présidence de la Commission européenne que les citoyens auraient pu choisir pour peser, avoir leur mot à dire sur le destin de ce grand ensemble ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Rien. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Les gouvernements leur expliquent ceci très simplement. C&#8217;est : Votez et nous déciderons après. Circulez, votez, y&#8217;a rien à voir. C&#8217;est nous les patrons, vous êtes d&#8217;aimables électeurs, mais pas des décideurs. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Vous rendez-vous compte, mes chers amis, en y réfléchissant une seconde, à quel point cette exclusion des citoyens du destin européen est attentatoire aux valeurs les plus précieuses nous avons, nous, Français, apportées dans l&#8217;histoire ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Est-ce que l&#8217;un d&#8217;entre vous, l&#8217;un d&#8217;entre ceux-là, a déjà réfléchi à ceci : la révolution française de 1789 se résume à un transfert de souveraineté : la souveraineté des monarques vers la souveraineté du peuple. C&#8217;est pour cela que, dans notre Constitution, il y est écrit : « <em>La souveraineté appartient au peuple »</em>. Phrase centrale de la Constitution.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;affirme que, désormais, et c&#8217;est ce que nous voulons, la souveraineté en Europe appartiendra au peuple. C&#8217;est le combat qu&#8217;il faut mener et c&#8217;est de cela qu&#8217;il faut exiger la construction.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il y a un deuxième point sur lequel il est nécessaire, si vous le voulez bien, que l&#8217;Europe change et sur le changement européen, je m&#8217;arrêterai sur ce point.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il est nécessaire que l&#8217;Europe change dans l&#8217;esprit des citoyens parce que, jusqu&#8217;à maintenant, les citoyens ont l&#8217;impression que l&#8217;Europe, c&#8217;est l&#8217;affaire des puissants, c&#8217;est l&#8217;affaire des gros, et ce n&#8217;est pas l&#8217;affaire des petits.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Ils ont l&#8217;impression que leur vie à eux, quand ils ne sont pas investis dans ces réseaux de puissance, n&#8217;est pas prise en compte par l&#8217;Union européenne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">S&#8217;il y a un choix que nous devons faire et réfléchir à toutes ses implications, c&#8217;est <strong>que l&#8217;Europe soit désormais non plus seulement l&#8217;affaire des gros, mais l&#8217;affaire des petits, l&#8217;affaire des familles, l&#8217;affaire des travailleurs, l&#8217;affaire des salariés, l&#8217;affaire des artisans, l&#8217;affaire des artistes parce que je n&#8217;oublie pas l&#8217;importance de la création.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">C&#8217;est un changement d&#8217;éclairage de l&#8217;Europe et cela veut dire évidemment que, de ce point de vue-là, la vie des gens est davantage prise en compte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Sylvie Goulard m&#8217;a appris quelque chose que j&#8217;avais oublié dans les innombrables périples que nous avons faits ensemble. Elle m&#8217;a appris quelque chose dont nous ferions bien de nous souvenir : <strong>dans le traité de Rome, il y a un but qui est explicitement fixé et auquel personne ne songe jamais plus, c&#8217;est le plein emploi pour les Européens.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je voudrais que les politiques européennes soient aussi décidées dans ce sens du plein emploi. Nous sommes décidés à assumer la nécessité de changement de l&#8217;Europe comme nous sommes décidés à assumer la nécessité du changement de la France.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">La campagne commence aujourd&#8217;hui. Alors, je vous préviens, parce qu&#8217;elle va durer, parce que ne croyez pas que, trois jours, ce soit si bref. C&#8217;est comme les pièces en 1 acte par rapport aux pièces en 5 actes. On croit que c&#8217;est plus court, on se trompe ! La totalité de l&#8217;action dramatique se déroule de la même manière, que la pièce soit en un acte ou en cinq actes. C&#8217;est simplement plus ramassé. Ce n&#8217;est pas moins violent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">On va avoir, dans cette campagne, tous les épisodes, tous les coups de théâtre que l&#8217;on a connus dans les campagnes plus longues.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Cela va commencer dès demain matin parce que j&#8217;ai retrouvé avec plaisir quelque chose que j&#8217;avais oublié, les &#8220;coups sondagiers&#8221;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;ai vécu cela, oh ! Je ne veux pas dire avec délectation la campagne présidentielle, car j&#8217;étais à l&#8217;époque encore un peu jeune, encore un peu émotif. Je me disais, vraiment, quand même, ce n&#8217;est pas possible, comment est-il possible que nous nous trompions à ce point dans notre contact avec les Français ?&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Je voudrais vous rappeler, au cas où vous l&#8217;auriez oublié, que, la veille du scrutin, je dis bien la veille du scrutin, des sondeurs ont annoncé aux Français que Le Pen serait en tête devant moi et cela a fait des dégâts considérables.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Le lendemain, il se trouve que j&#8217;ai fait 19 % que Le Pen en a fait 10.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">J&#8217;ai fait à peu près le double de ses voix et personne ne s&#8217;est excusé, personne n&#8217;a posé la moindre question.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Alors il y a des coups comme cela qui sont en route, dont je vous annonce à l&#8217;avance qu&#8217;il ont étéje crois -si je me trompe on le verra bien- conçus non pas pour rendre compte du mouvement des électeurs, mais pour susciter un mouvement des électeurs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Si je ne me trompe pas, nous aurons la réponse dimanche et, si je ne me trompe pas, cette réponse sera sans ambiguïté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Les Français ont compris depuis longtemps qu&#8217;il n&#8217;y avait, dans la vie politique française, qu&#8217;une force qui avait la volonté, la détermination, l&#8217;organisation, le socle inébranlable nécessaire pour imposer le changement à un monde politique qui n&#8217;en voulait pas, que cette force c&#8217;était vous, le Mouvement Démocrate français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Si les électeurs nous font confiance, et me font confiance, c&#8217;est parce qu&#8217;ils savent que nous ne nous laissons détourner en rien de la ligne que nous nous sommes fixée et que nous avons choisi, une fois pour toutes, de faire en sorte que ces pouvoir qui détourne ntla France de son chemin, nous leur dirions un jour : &#8220;Il est temps de changer de voix, de changer de ligne et de changer de gouvernement.&#8221;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Ils savent très bien que, à l&#8217;opposition, au PS, nous adressons un message sans ambiguïté et que ce message est, lui aussi, un message de changement. C&#8217;est pour cela que les électeurs nous font confiance et, comme ils nous font confiance, je crois que le résultat des urnes -je peux me tromper- sera sans ambiguïté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Si tel est le cas, je vous donne rendez vous la semaine prochaine, pour demander une explication que les électeurs français demandent ou exigent depuis longtemps. Ils voudraient bien comprendre ce qui se cache derrière le jeu des sondages et des sondeurs.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 11pt;">Les Français ont compris, depuis longtemps, qu&#8217;il y avait des méthodes et des instruments qui permettaient non pas de rendre compte des évolutions du pays, mais de manipuler, de provoquer, de chercher à contraindre les évolutions du pays.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Il y a des personnes, je parle en connaissance de cause, qui possèdent des instituts de sondages. Il y en a qui gouvernent les institutions de sondages par les marchés qu&#8217;ils leur donnent. Il y a des personnes qui se font les chefs d&#8217;orchestre des sondages. Les Français l&#8217;on discerné depuis longtemps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Si le résultat des urnes est ce que je crois, si c&#8217;est nous qui avons la confiance des Français, et pas d&#8217;autres, ces sondages utilisés dans cette affaire pour essayer de dévier le résultat de cette élection, si je ne me trompe pas, je vous donne rendez vous la semaine prochaine avec des faits, des noms, des dates, pour que l&#8217;on sache comment cela marche, en France, la manipulation de l&#8217;opinion.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 11pt;">(Applaudissements…)</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Ce sera, ma foi, un dévoilement démocratique dont les Français bénéficieront, ce sera une prime démocratique qu&#8217;ils pourront espérer, après avoir exprimé le choix de vote qui sera le leur ; une raison de plus, en plus du message européen, en plus du message national, de choisir sur la table de vote le bulletin qui permet de donner un petit électrochoc aux uns –oh, électrochoc, le terme est peut-être un peu sévère- un petit coup de clôture électrique… (c&#8217;est l&#8217;éleveur qui parle) ! à usage interne, un grand espoir à usage européen et une clarification nécessaire sur la manière dont certains veulent faire, depuis des années, fonctionner la démocratie française, <strong>bulletin orange sur la table</strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt;">Merci à tous.&#8221;</span></p>
<p><a href="tp://www.flickr.com/photos/mouvementdemocrate-europeennes2009/sets/72157619145202501">Retrouvez ici l&#8217;album photo de la Fête de l&#8217;Europe à Paris</a></p>
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		<title>Bernard Lehideux invité à débattre par Notre Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 21:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déplacements des candidats]]></category>

		<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

		<category><![CDATA[Bernard Lehideux]]></category>

		<category><![CDATA[débat]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre Europe, 3 juin 2009. Bernard Lehideux était invité à débattre avec une centaine de personnes par Notre Europe, Europanova, le Mouvement européen France et France 24 dans le cadre du projet Votons l&#8217;Europe, le 3 juin. Etaient également invités Pierre Lequiller (UMP), Harlem Désir (PS), Annemie Neyts (ELDR) et Philippe Lamberts (Verts Belge).
Interrogé sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-3.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-3.jpg" alt="Rencontre organisée par Notre Europe" title="Rencontre organisée par Notre Europe" width="250" height="166" class="alignleft size-full wp-image-6242" /></a>Notre Europe, 3 juin 2009. Bernard Lehideux était invité à débattre avec une centaine de personnes par Notre Europe, Europanova, le Mouvement européen France et France 24 dans le cadre du projet Votons l&#8217;Europe, le 3 juin. Etaient également invités Pierre Lequiller (UMP), Harlem Désir (PS), Annemie Neyts (ELDR) et Philippe Lamberts (Verts Belge).<span id="more-6200"></span></p>
<p>Interrogé sur l’abstention, Bernard Lehideux a tout d’abord regretté que la campagne électorale soit mise en place sans débat d’idées, alors même qu’au Mouvement Démocrate une réflexion de fond au sein de groupes de travail s’est mise en place depuis plus de 6 mois. Pour lui, sans phrase assassine les journalistes ne sont pas intéressés. Le débat sur l’abstention aurait du se poser il y a 5 ans, mais à force d’attaquer Bruxelles, le gouvernement n’est plus crédible lorsqu’il demande aux citoyens d’aller voter. Pour le Parti Démocrate Européen, le progrès économique ne sert à rien s’il n’est pas accompagné par un progrès social. Le PDE souhaite la mise en place d’une politique de défense, une Europe avec une voix européenne et de vrais débats démocratiques.</p>
<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-1.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-1.jpg" alt="Rencontre organisée par Notre Europe" title="Rencontre organisée par Notre Europe" width="250" height="166" class="alignleft size-full wp-image-6243" /></a>A la question des enjeux pour les citoyens et plus particulièrement sur le président de la Commission européenne, Bernard Lehideux a défendu le soutien du PDE à Guy Verhofstadt. Sa personnalité et son positionnement seraient de nature à réunir une majorité. Il a su diriger une coalition pendant de nombreuses années, il a su rassembler et diriger. Il est indispensable que le Parlement européen puisse dire que les choix faits par les Etats membres à huis clos, ne le satisfont pas. Les députés du MoDem n’avaient pas soutenu la candidature de Barroso il y a 5 ans, lui préférant Bronislaw Geremek. Il faut à l’Europe un leader politique avec de l’imagination et de la volonté.</p>
<p>Interrogé sur la stratégie de Lisbonne et le budget européen, Bernard Lehideux a estimé que les Etats membres n’avaient rien fait pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie de Lisbonne, en rejetant la faute sur le Parlement européen ou la Commission. L’échec était inévitable sans politique commune de recherche ou sans politique industrielle commune. Il est ensuite revenu sur la proposition du MoDem d’un emprunt européen pour financer le plan de relance.</p>
<p>Bernard Lehideux a regretté le faible budget de l’Union européenne. Il a appelé les Etats membres à cesser de vouloir définir de nouvelles politiques avant de définir leur budget. Il a rappelé que le Parlement ne cessait de demander plus d’argent, que les projets et les politiques étaient prêts. Le MoDem propose par exemple une taxe carbonne mais également une taxe sur les transactions financières, sans pour autant augmenter la pression fiscale nationale.</p>
<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-2.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/notre-europe-2.jpg" alt="Rencontre organisée par Notre Europe" title="Rencontre organisée par Notre Europe" width="250" height="166" class="alignleft size-full wp-image-6245" /></a>Interrogé sur la nécessité pour un parti d’appartenir à un groupe, Bernard Lehideux est revenu sur le départ de la délégation UDF du groupe PPE, en expliquant que l’arrivée des conservateurs britanniques et des Italiens du parti de Berlusconi avait changé l’équilibre de ce groupe en 2004. Il a également expliqué la nécessité d’appartenir à un groupe pour peser au sein du Parlement. Sans cette affiliation, les députés ne pouvaient pas obtenir de temps de parole ou encore de rapport. Il a enfin fait remarquer qu’il était le coordinateur pour la commission emploi et affaires sociale au sein du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux. Ce qui tend à montrer que les Démocrates sont bien représentés au sein du groupe et que assez souvent sa position était suivie.</p>
<p>Voir le site de <a href="http://www.notre-europe.eu/fr/axes/democratie-en-action/projets/projet/elections-europeennes/">Notre Europe</a> avec une page spécialement dédiée aux élections européennes. (Merci à Notre Europe de nous avoir fourni les photos)</p>
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		<title>Fadila Mehal à Créteil samedi 30 mai pour un pique-nique démocrate</title>
		<link>http://europe.lesdemocrates.fr/fadila-mehal-a-creteil-samedi-30-mai-pour-un-pique-nique-democrate/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 17:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

		<category><![CDATA[Créteil]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 30 mai dernier, sous un beau soleil, Jérôme Piton et Madeleine Masengu (élus du groupe MoDem) et la Section de Créteil avaient organisé un pique-nique festif autour de Fadila Mehal, 3è de la liste MoDem en Ile de France pour les élections européennes qui se dérouleront le dimanche 7 juin prochain.


Plus d’une cinquantaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 30 mai dernier, sous un beau soleil, Jérôme Piton et Madeleine Masengu (élus du groupe MoDem) et la Section de Créteil avaient organisé un pique-nique festif autour de Fadila Mehal, 3è de la liste MoDem en Ile de France pour les élections européennes qui se dérouleront le dimanche 7 juin prochain.</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/k74GBaanGXQ&#038;hl=fr&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/k74GBaanGXQ&#038;hl=fr&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br />
<span id="more-6154"></span></p>
<p>Plus d’une cinquantaine de personnes venues notamment de toutes les sections du Val de Marne sont venues partager leur repas et passer un agréable moment ensemble.</p>
<p>La huitième circonscription du Val de Marne avait amené avec elle son exposition itinérante sur l’Europe. Preuve qu’avec peu de matériel et beaucoup d’ingéniosité, il est possible de faire des animations attractives et d’information sur les marchés auprès de la population.</p>
<p>Ce pique-nique a été l’occasion pour les nouveaux adhérents de la Section et les sympathisants de rencontrer aussi bien les membres des autres sections présentes que de  s’entretenir avec Fadila de la campagne en cours.</p>
<p>La détente était de la fête : une ballade en zodiac sur la Marne pour certains, des parties de volant et de foot pour les enfants.</p>
<p>La présence de Fadila a été l’occasion d’engager la conversation de manière informelle autour des tables de pique nique sur tout les sujets de préoccupations des militants ainsi que sur les remontées de terrain de cette campagne.</p>
<p>M. Jean-Jacques Jégou, Sénateur-Maire et Président du MoDem du Val de Marne, nous a rejoints pour conclure cette journée qui s’est avérée être un excellent moyen de lancer le dernier rush avant l’élection du 7 Juin.</p>
<p>Nous nous sommes séparés avec la ferme certitude de défendre des valeurs communes qui seront fidèlement portées à Bruxelles et Strasbourg par des  élus conscients de leur rôle et de leurs devoirs.</p>
<p>Nous tenons à remercier Fadila Mehal, Jean-Jacques Jégou, et l’ensemble des militants  des Sections du MoDem du Val de Marne lesquels, malgré le lourd travail de terrain qu’ils devaient assurer ont pris le temps de venir partager ce moment de fête et ont contribué à  son succès.</p>
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		<title>Marielle de Sarnez à la Mutualité à Paris</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 17:43:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déplacements des candidats]]></category>

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		<category><![CDATA[Évènements]]></category>

		<category><![CDATA[fête de l'Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Discours de Marielle de Sarnez lors de la Fête de l&#8217;Europe à Paris uqi avait lieu mercredi 3 juin à la Mutualité.

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Discours de Marielle de Sarnez lors de la Fête de l&#8217;Europe à Paris uqi avait lieu mercredi 3 juin à la Mutualité.</p>
<p><object width="480" height="291" data="http://www.dailymotion.com/swf/x9i2pz_marielle-de-sarnez-meeting-paris-03_news&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash"><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9i2pz_marielle-de-sarnez-meeting-paris-03_news&amp;related=0" /></object></p>
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		<title>Marielle de Sarnez : Barroso &#8220;s’est plus comporté comme un secrétaire du Conseil que comme un président de la Commission&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 17:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

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		<description><![CDATA[Marielle de Sarnez a été interrogée par le journal d&#8217;annonces légales &#8220;Echo d&#8217;Île-de-France&#8220;. Elle déclare notamment à propos de José Manuel Barroso qu&#8217;il &#8220;s’est plus comporté comme un secrétaire du Conseil que comme un président de la Commission&#8221;.
Marielle de Sarnez, quelle est la spécificité du MoDem pour les européennes ? 
Notre histoire avec l’Europe est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/logo-echo-idf.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/logo-echo-idf.jpg" alt="logo-echo-idf" title="logo-echo-idf" width="150" height="58" class="alignleft size-full wp-image-6144" /></a>Marielle de Sarnez a été interrogée par le journal d&#8217;annonces légales &#8220;<a href="http://www.echoidf.fr/">Echo d&#8217;Île-de-France</a>&#8220;. Elle déclare notamment à propos de José Manuel Barroso qu&#8217;il &#8220;s’est plus comporté comme un secrétaire du Conseil que comme un président de la Commission&#8221;.<span id="more-6143"></span></p>
<p><strong>Marielle de Sarnez, quelle est la spécificité du MoDem pour les européennes ? </strong><br />
Notre histoire avec l’Europe est très profonde et c’est probablement parce que nous sommes très européens que nous avons envie que cette Europe change. Nous avons fait l’Europe du marché, de la libre circulation des hommes, des services et des capitaux. Et nous voyons bien que désormais l’Europe doit être plus attentive aux citoyens, plus proche et plus solidaire, et ce d’autant plus dans cette période. Toutes les crises que nous traversons sont planétaires. Qu’elles soient financières, économiques, environnementales, démographiques ou sociales. Et cette dernière va faire beaucoup de dégâts avec des millions de chômeurs supplémentaires sur tout le continent. Or, la seule réponse efficace à toutes ces crises ne peut être qu’européenne. </p>
<p><strong>Quelles réformes majeures porterez-vous au Parlement ? </strong><br />
Nous avons besoin d’un plan de relance commun et ce, d’autant plus, qu’il y a de forts risques que la crise perdure. Le chacun pour soi des plans nationaux n’est bien évidemment pas à la hauteur des difficultés que nous rencontrons. Ce plan doit aller vers trois directions. D’abord un soutien aux PME européennes. On a en effet le sentiment que les pouvoirs publics ont davantage agi pour les « gros » (les banques par exemple) que pour les « petits ». Il faut corriger cela. Ensuite, il est nécessaire de préparer l’avenir en investissant sur  la remise aux normes des bâtiments publics en Europe ou encore sur le développement de transports propres. Enfin, l’Europe doit soutenir les personnes les plus touchées par la crise, des plus fragiles aux classes moyennes. Finalement, la vraie question lors de ces élections du 7 juin sera celle du modèle de société que nous souhaitons, du projet européen que nous voulons construire. Je suis convaincue qu’il y a un nouveau modèle européen à fonder. Je veux porter et défendre le fait qu’il ne peut pas y avoir de progrès économique sans progrès social. L’Europe a fait le marché, s’est dotée d’une monnaie unique, elle doit maintenant aller beaucoup plus loin. Pour créer de la croissance, nous devons accélérer notre intégration économique avec une meilleure coordination budgétaire et une politique industrielle européenne. Nous avons également besoin d’une harmonisation fiscale pour éviter la concurrence sauvage entre les états membres et les risques de délocalisations. Et d’un plan de convergence sociale pour harmoniser vers le haut nos systèmes de protection.</p>
<p><strong>Convergence sociale vers le haut, relance économique commune, c’est très proche de ce que propose Harlem Désir…</strong><br />
Ce sont d’abord nos propositions. Mais, plus nous serons nombreux à défendre sur tous les bancs au sein du prochain Parlement européen la nécessité d’une Europe plus solidaire, mieux ça sera. </p>
<p><strong>Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas eu de plan de relance européen ? </strong><br />
La Commission a manqué de volonté et d’initiatives. Et puis, il y a cette certitude qu’ont les chefs d’Etat qu’il est préférable de faire les choses dans leurs propres pays où ils ont la main et peuvent tirer la couverture à eux. Il y a un manque d’esprit collectif alors qu’il faut bien évidemment mutualiser nos efforts. </p>
<p><strong>Des militants se sont plaints que vos candidats aient été désignés. Que leur répondez-vous ? </strong><br />
Ce n’est pas exact. Nous avons adopté une procédure parfaitement transparente et conforme à nos statuts. Il y a eu un appel à candidatures clos en décembre 2008, et une consultation en février 2009 où 13 255 militants ont voté.</p>
<p><strong>Croyez-vous à une disparition des paradis fiscaux ? </strong><br />
Je la souhaite. Il y a deux sortes de paradis fiscaux : ceux qui ne pratiquent pas la transparence des groupes bancaires, ce à quoi les Américains se sont attaqués à travers l’affaire USB, et les autres  qui pratiquent le blanchiment d’argent, ce qui est encore plus dangereux. Je suis pour mettre fin aux paradis fiscaux avec une décision simple qu’on pourrait prendre demain matin qui serait d’interdire aux banques installées dans l’Union européenne d’avoir affaire avec eux sous peine de leur retirer leur accréditation. Mais, pour le moment, n’y a pas la volonté politique de prendre cette mesure. Lors du G20, les dirigeants nous ont dit que cette question était en voie de règlement. C’est faux. Ils nous ont aussi fait croire que pour la première fois il y aurait une liste de ces paradis, mais celle-ci existait depuis 10 ans… Il y a une contradiction entre le discours et les actes. Et cela n’est pas bon.  </p>
<p><strong>La Commission veut proposer un texte très favorable sur les hedge fund… </strong><br />
J’espère qu’elle va le remiser. </p>
<p><strong>Avec la crise, craignez-vous une montée du racisme en Italie, Espagne, Royaume-Uni et vous attendez vous à de réelles surprises ? </strong><br />
On assiste à une montée des extrêmes en Grande-Bretagne. On voit aussi qu’en Italie toute la campagne tourne autour du thème de l’immigration avec la création d’un délit d’immigration et une surenchère entre Berlusconi et la Ligue du Nord. La seule manière de lutter contre la montée du racisme, c’est de conduire une politique d’immigration raisonnable et équilibrée, et de le faire au niveau européen.</p>
<p><strong>Le Parlement peut-il en sortir changé ? </strong><br />
Je ne le crois pas. Les 3 grands groupes devraient demeurer à peu près à l’identique même s’il y aura peut-être un changement au sein du PPE car les conservateurs britanniques devraient le quitter.   </p>
<p><strong>La nomination de Rachida Dati est-elle un signe de mépris pour l’Europe ? </strong><br />
Nicolas Sarkozy lui a offert ce qu’il appelle un lot de consolation. On a le sentiment qu’elle va à Strasbourg à reculons, contrainte et forcée. Franchement, ce n’est pas la meilleure façon de défendre et de faire aimer l’idée européenne par les Français. </p>
<p><strong>Daniel Conh Bendit notait que les parlementaires français étaient moins assidus au Parlement européen que leurs collègues allemands… </strong><br />
Venant de lui qui n’a jamais mis les pieds en commission c’est assez amusant ! Avec un taux de présence de 85%, les élus français au Parlement européen sont plutôt dans la moyenne et font, pour la très grande majorité d’entre eux, un bon travail. </p>
<p><strong>Faut-il remplacer Barroso et pourquoi ? </strong><br />
Oui, parce qu’il a été un mauvais président. Je n’avais d’ailleurs pas voté pour lui il y 5 ans. Il a été dépendant des chefs d’Etat et de gouvernement et s’est plus comporté comme un secrétaire du Conseil que comme un président de la Commission alors que celle-ci a un devoir d’initiative, et plus encore en temps de crise.  Il n’a fait aucune proposition ni de plan de relance européen ni de grands travaux, ce qu’aurait certainement fait Jacques Delors s’il avait été là. </p>
<p><strong>Quelles avancées peut-on espérer après ces élections ? </strong><br />
Le nouveau Parlement aura énormément de pouvoirs. Pas une décision sur les grands sujets ne pourra se faire sans lui, sans qu’il donne son aval. Prenons la directive Bolkenstein. Toutes les instances avaient donné leur accord, mais l’opinion publique s’est saisie de cette question et c’est le Parlement européen qui a vidé le texte de sa substance. Le Parlement doit être la caisse de résonnance des opinions. </p>
<p><strong>La loi Hadopi est-elle conforme au droit européen ? </strong><br />
Non. Quand les Etats auront cédé sur le paquet télécom à l’issue du bras de fer engagé entre le Parlement et le Conseil, le droit communautaire devra s’appliquer au droit français. </p>
<p><strong>Comment les Européens voient-ils Sarkozy ? </strong><br />
Ils ont le sentiment qu’il y a beaucoup de discours, beaucoup d’effets d’annonce, mais qui sont malheureusement peu suivis d’effets. </p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur sa politique ? </strong><br />
Il a été élu sur la rupture et a commencé de détricoter le modèle social français. Il a eu cette phrase terrible quand il a affirmé que « l’égalitarisme était contraire à la liberté et à la responsabilité. » Je pense exactement le contraire : il n’y a rien de plus urgent que de lutter contre la montée croissante des inégalités. Et puis, tout n’est pas marchand. Sur l’université, l’hôpital, la recherche, l’école, nous avons besoin d’un autre discours que celui de la rentabilité, du management. Ce que nous devons transmettre  à nos enfants, ce sont d’abord des valeurs de savoir, de connaissance, d’éthique, et de civisme. </p>
<p><strong>Quelle est la position du MoDem sur le Grand Paris ? </strong><br />
Nous sommes favorables à cette idée. Il y a des politiques qui seraient mieux gérées si elles l’étaient en commun : je pense au logement, aux transports, à l’emploi et à l’environnement. Mais il est important qu’il y ait une solidarité entre les territoires, ce qui posera à terme la question de la taxe professionnelle mais aussi des moyens à affecter aux territoires franciliens plus lointains. </p>
<p><strong>Avez-vous été surprise que Nicolas Sarkozy n’évoque pas la gouvernance de l’IDF ? </strong><br />
Au fond, il a calé sur cette difficulté qui n’est pas mince. Nous mêmes défendons depuis longtemps cette idée de fusion entre région et département. Mais cela ne peut se faire que dans le cadre d’une démarche concertée.</p>
<p><strong>Le syndicat mixte constitue-t-il une démarche pertinente ? </strong><br />
Nous avons besoin de coopération et c’est vrai que Paris a très peu d’intercommunalités. Aucun des grands problèmes de notre région ne peut être réglé avec le chacun pour soi. Commençons donc par expérimenter quelques politiques communes.</p>
<p><strong>Pour les régionales, chercherez-vous des alliances pour un contrat de gouvernement ? </strong><br />
De grâce, une élection après l’autre.</p>
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		<title>Marielle de Sarnez : &#8220;L&#8217;UMP ressort le chiffon rouge : Turquie, insécurité et immigration&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 09:25:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Démocrate</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le Bondy Blog a interviewé Marielle de Sarnez et Fadila Mehal, numéro 1 et 3 de la liste en Ile-de-France. Tous les sujets sont ainsi abordés : abstention, Turquie, conflit israelo-palestinien, Parlement européen, etc. Marielle de Sarnez déclare notamment : &#8220;L&#8217;UMP ressort le chiffon rouge : Turquie, insécurité et immigration&#8221;
Que pensez-vous de l&#8217;impact de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/marielle-de-sarnez-sur-le-bondy-blog.jpg"><img src="http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/06/marielle-de-sarnez-sur-le-bondy-blog.jpg" alt="Marielle de Sarnez sur le BondyBlog" title="Marielle de Sarnez sur le BondyBlog" width="150" height="158" class="alignleft size-full wp-image-6005" /></a>Le Bondy Blog a interviewé Marielle de Sarnez et Fadila Mehal, numéro 1 et 3 de la liste en Ile-de-France. Tous les sujets sont ainsi abordés : abstention, Turquie, conflit israelo-palestinien, Parlement européen, etc. Marielle de Sarnez déclare notamment : &#8220;L&#8217;UMP ressort le chiffon rouge : Turquie, insécurité et immigration&#8221;<span id="more-6004"></span></p>
<p><strong>Que pensez-vous de l&#8217;impact de cette campagne auprès de l&#8217;opinion ?</strong></p>
<p>Marielle de Sarnez. Tous les jours, on nous prédit une abstention énorme. J&#8217;espère que la réalité démentira les sondages. Et en même temps, c&#8217;est vrai qu&#8217;il s&#8217;est installé selon moi une forme de malentendu entre les Français et l&#8217;idée européenne. Alors Aujourd&#8217;hui, on le voit bien, il n&#8217;y a plus de débat car plus personne ne dit qu&#8217;il faut quitter l&#8217;Europe. Cette question est réglée. Personne ne souhaite non plus quitter l&#8217;euro. Toutes ces questions qui faisaient l&#8217;objet de débats lourds et forts au moment des élections et surtout du référendum de 2005 ont disparu. Au fond tout le monde considère que l&#8217;Europe est incontournable mais on n&#8217;a pas réussi à donner aux citoyens l&#8217;idée qu&#8217;ils pouvaient peser sur l&#8217;Europe, sur les politiques de l&#8217;Europe et la réalité européenne, d&#8217;où mon engagement.</p>
<p><strong>Est-ce qu&#8217;il ne manque pas une figure nationale qui incarnerait l&#8217;idée européenne ?</strong></p>
<p>MDS. Il y avait de grands dirigeants européens, Giscard, Kohl&#8230; . C&#8217;est vrai que Chirac et Sarkozy sont des Européens plus de raison que de conviction. Et puis c&#8217;est vrai que le fonctionnement de l&#8217;Europe avec ses trois institutions le Conseil, le parlement, la commission est un fonctionnement qui peut apparaître compliqué. Troisième raison, c&#8217;est que l&#8217;Europe s&#8217;est beaucoup occupée au fond du marché, de la libre circulation des biens, des services et des hommes. Je crois que le grand défi c&#8217;est que l&#8217;Europe soit plus attentive aux Européens.</p>
<p><strong>On nous dit que l&#8217;Europe est importante. Mais concrètement pourquoi elle est si importante que cela ?</strong></p>
<p>MDS. C&#8217;est savoir qu&#8217;au fond, en dehors de l&#8217;Europe il n&#8217;y a pas d&#8217;autre cadre possible pour notre pays. Le destin et l&#8217;avenir de la France sont intimement liés à celui de l&#8217;Europe ; ce sont les deux revers d&#8217;une même médaille. Au fond tous les défis qui sont devant nous sont d&#8217;ordre planétaire : la crise financière, les questions environnementales, démographiques&#8230; Si l&#8217;on souhaite peser, me semble-t-il, il s&#8217;agit là de mon intime conviction, on ne peut le faire que sur le plan européen.</p>
<p><strong>S&#8217;agissant de l&#8217;importance de l&#8217;Europe, on a l&#8217;impression que ce discours est sans cesse répété pendant les élections mais que le reste du temps&#8230;</strong></p>
<p>MDS. Nous, au Modem, on parle de l&#8217;Europe tout le temps et pour moi l&#8217;Europe c&#8217;est l&#8217;horizon et le cadre de l&#8217;action de la France mais c&#8217;est vrai que l&#8217;Europe est une question dont on parle uniquement tous les 5 ans à l&#8217;occasion des élections européennes. Et on a même entendu durant cette campagne et ça avait pour moi un côté surréaliste, des commentaires sur Bayrou lui reprochant de parler de la France durant la campagne européenne. Il y a plein de gens qui aimeraient que l&#8217;Europe soit une affaire d&#8217;experts, une affaire d&#8217;entre soi pour garder ces questions dans le huis clos des initiés et des savants.</p>
<p><strong>Qui souhaite laisser ces questions aux mains d&#8217;experts ?</strong></p>
<p>MDS. J&#8217;ai entendu plein de gens me dire : « L&#8217;Europe c&#8217;est un sujet tellement important que franchement Marielle c&#8217;est mieux que les peuples ne s&#8217;en occupent pas. » D&#8217;ailleurs, ce sont ceux qui ne souhaitent jamais de référendum. C&#8217;est vrai que les gens se demandent comment ils peuvent peser car l&#8217;Europe prend des orientations et des décisions lourdes. Les gens se demandent comment ils donnent leurs avis. Qui décide de ces orientations ? Je souhaite que les citoyens réinvestissent ces questions.</p>
<p>Fadila Mehal. Par rapport à notre conviction, il ne vous aura pas échappé que notre slogan c&#8217;est « Nous l&#8217;Europe ». Pourquoi ? Parce que je pense qu&#8217;avec notre parti, il y a une filiation directe avec ceux qui ont pensé l&#8217;Europe, comme Schuman ou Monnet. Nous sommes les héritiers de ces personnes. Nous pensons qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;horizon « indépassable » hormis celui de l&#8217;Europe. Les enjeux sont planétaires, le périmètre pour faire le poids par rapport aux grands pays émergents, par rapport à la Chine par exemple.</p>
<p><strong>Comment concrètement vous avez agi sur le terrain ces dernières années ? Si un jeune de Bondy ou d&#8217;Ile-de-France souhaite venir vous voir, peut-il le faire ?</strong></p>
<p>MDS. Oui bien sûr, il m&#8217;envoie un mail, il vient me voir évidemment. J&#8217;ai reçu beaucoup de jeunes au parlement pendant 5 ans, des groupes scolaires, des étudiants. Toutefois, je ne peux pas non plus recevoir des milliers de personnes. C&#8217;est vrai que nous, on a de la chance d&#8217;être dans un parti politique. Il y a des adhérents, des gens qui bossent dans le parti, qui font le lien et qui font remonter les sujets, les projets, les questions et qui nous permettent d&#8217;être en contact avec les gens. A Bondy par exemple il y a des adhérents du Modem. Durant cette campagne on aura fait partout en Ile-de-France 300 cafés débats. Alors cela ne se sait pas parce que les grands médias, ça ne les intéresse pas&#8230; Sur des thèmes, de vrais sujets de fond à chaque fois.</p>
<p><strong>Fadila Mehal, vous êtes numéro 3 sur la liste du Modem en Ile-de-France. Il y a donc des chances que vous soyez élue ? Vous allez changer quoi vous au parlement européen ?</strong></p>
<p>FM. J&#8217;espère bien être élue. Comme disait Marielle, je pense qu&#8217;il faut une représentation plus diverse. C&#8217;est vrai que ma diversité me vient aussi de mon origine mais aussi de ma compétence. Je suis très engagée dans le domaine associatif et plus particulièrement sur la question des médias. Le lien avec la Méditerranée me paraît également très important depuis la création de l&#8217;Union Pour la Méditerranée. Même si ce processus est aujourd&#8217;hui complètement arrêté à cause du conflit au Moyen-Orient, je pense qu&#8217;il y a lieu de prendre des initiatives dans ce sens. Et puis, il y a la question plus large de l&#8217;Afrique. Dans notre programme c&#8217;est un point qui me paraît très fort. C&#8217;est quand même une réflexion plus globale sur les déséquilibres du monde et comment on peut faire sortir un continent qui est en train de plonger dans la dictature et la misère. Il y a également la question de certaines règles de l&#8217;OMC qui paupérisent davantage ce continent. Voilà les axes sur lesquels j&#8217;aimerai travailler.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce qui a motivé cet engagement européen ?</strong></p>
<p>FM. On parle de l&#8217;Europe comme si elle était une planète étrangère. On peut s&#8217;intéresser à la politique interne de l&#8217;Europe et comment la France transpose et met en oeuvre les politiques européennes. Pourquoi je m&#8217;intéresse à l&#8217;Europe ? Il y avait une opportunité d&#8217;élargir les points de vue et que notre parti a souhaité être représentatif de cette diversité. J&#8217;ai trouvé que c&#8217;était une opportunité formidable d&#8217;élargir le champ d&#8217;horizon et être candidate aux europénnes. C&#8217;est une question qui est à mon sens assez symptomatique. Par exemple, on ne pose jamais ce genre de question à des hommes. Jamais on ne leur demande pourquoi ils souhaitent être députés. Souvent on me demande : « Mais pourquoi vous vous êtes engagée en politique ? » Et pourquoi vous voulez élargir vos horizons ? J&#8217;ai toujours l&#8217;impression que les femmes sont dans une démarche d&#8217;égalité mais sous conditions. C&#8217;est à dire que l&#8217;on veut bien que vous soyez conseillère municipale mais vous devez vous occuper d&#8217;éducation, d&#8217;intégration, de diversité, de culture. Il y a toujours une condition au préalable comme si les femmes devaient à chaque fois se justifier. </p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce que deux futures députés européennes pourraient faire contre le chômage des jeunes ?</strong></p>
<p>MDS. La crise touche en priorité les jeunes et d&#8217;abord les jeunes des quartiers avec des taux de chômage qui explosent littéralement. On nous a promis que tout allait être réglé mais rien n&#8217;est fait. On nous a raconté des blagues. Alors qu&#8217;est-ce que fera l&#8217;Europe ? D&#8217;abord la France doit agir. Elle pourrait faire les choses dans les quartiers qu&#8217;elle ne fait pas. On pourrait par exemple avoir le même taux d&#8217;encadrement des jeunes des collèges, des lycées dans les quartiers que dans les établissements de centre ville. Je suis persuadée et convaincue et je vais faire une étude sur la question, que le coût d&#8217;un jeune dans un lycée de centre ville à Paris et celui d&#8217;un lycée à Bondy doit être du simple au double entre la suppression des options, le taux d&#8217;encadrement de l&#8217;état délabré des locaux, je suis persuadée que nous n&#8217;avons pas d&#8217;égalité réelle. La France peut déjà faire son job à savoir offrir à tous les jeunes la même égalité de traitement à l&#8217;école.</p>
<p><strong>Et l&#8217;Europe pourrait imposer à la France de faire cela alors ?</strong></p>
<p>MDS. Il faut arrêter de faire croire aux jeunes que ceux qui réussissent c&#8217;est ceux qui entrent dans les grandes écoles. C&#8217;est le côté élitiste de la France. C&#8217;est bien que l&#8217;on ait des grandes écoles. Mais il faut dire aux jeunes que l&#8217;on peut réussir aussi en allant à l&#8217;université, en faisant des CAP, des études d&#8217;ingénieurs. Bref il y a des milliers de façons de réussir. Je dis cela parce que je trouve qu&#8217;en France on se trompe de combat sur cette question. Il faut donc une égalité des chances, égalité des formations, le fait de pouvoir favoriser la création d&#8217;emploi et aider les PME. On accorde 10 milliards d&#8217;euros au secteur automobile sans condition. On leur dit voilà l&#8217;argent et après plus rien. On ne leur demande même pas de faire des véhicules électriques, des voitures propres, de développer de nouveaux moteurs, rien! Idem pour les banques. J&#8217;ai le sentiment qu&#8217;on n’aide pas assez les gens de la vie réelle. Deuxième chose : depuis 9 mois on n’a pas aligné un plan de relance européen. J&#8217;aimerai que la France et l&#8217;Europe prennent cela en compte et je demande un plan de relance européen.</p>
<p><strong>Justement, les gens se disent : les Etats européens eux-mêmes n&#8217;ont pas été capables de mettre en place un plan de relance global alors qu&#8217;on nous demande de croire en une Europe dans laquelle les Etats eux-mêmes ne croient pas…</strong></p>
<p>MDS. Je dis simplement que j&#8217;en veux aux 27 chefs d&#8217;Etat et de gouvernement d&#8217;avoir loupé cette chance historique. J&#8217;espère qu&#8217;on va les obliger à le faire au lendemain des élections. C&#8217;est à dire, les obliger à se mettre ensemble autour d&#8217;une table et arrêter le chacun pour soi et qu&#8217;ils comprennent qu&#8217;il y a un intérêt général et collectif qui dépasse leurs intérêts particuliers.</p>
<p><strong>S&#8217;il y avait une vraie campagne en Europe peut-être qu&#8217;on y arriverait&#8230;</strong></p>
<p>MDS. Et bien écoutez, nous le plan de relance européen est un des premiers engagements que l&#8217;on porte et qui doit avoir 3 directions : soutenir les PME/TPE tous ceux qui font la création d&#8217;emploi pas seulement les grands groupes. On a des milliards qui coulent à flot pour les uns et on n’a rien pour les autres. Deuxièmement, pour soutenir les gens qui sont en difficulté : les jeunes, les chômeurs, les salariés qui vont perdre considérablement de leur pouvoir d&#8217;achat. Il y a par exemple un Fonds européen d&#8217;ajustement. S&#8217;ils avaient simplement décidé de multiplier par 10 son contenu et bien cela aurait été un geste symbolique en disant : « Eh bien vous voyez l&#8217;Europe est à vos côtés. » Simplement au fond ça ne les intéressait pas. Enfin, je pense que c&#8217;est l&#8217;occasion pour faire ce que j&#8217;appelle des grands travaux en Europe, une idée qu&#8217;avait Jacques Delors il y a très longtemps et qui est toujours d&#8217;actualité aujourd&#8217;hui. Ce serait par exemple de décider que l&#8217;on mette aux normes durables tous les bâtiments publics européens. C&#8217;est des ambitions comme cela dont l&#8217;Europe a besoin.</p>
<p><strong>Que pensez-vous de la liste antisioniste de Dieudonné pour les Européennes, qui peut dans une certaine mesure, séduire certains jeunes des quartiers ?</strong></p>
<p>MDS. Pour moi, la première responsabilité des hommes politiques c&#8217;est plutôt d&#8217;apaiser, c&#8217;est plutôt d&#8217;essayer en tous les cas de ne pas jouer l&#8217;exacerbation des uns contre les autres. Les problèmes sont complexes et ceux du Proche-Orient sont très compliqués. C&#8217;est quelqu&#8217;un qui se présente aux élections. Alors on peut dire que c&#8217;est un amuseur qui se présente aux élections. Mais se présenter aux élections, c&#8217;est faire de la politique. Il se présente, donc il a forcément un engagement, il pense des choses. Dans nos sociétés très fragiles, la première responsabilité de ceux qui se présentent aux élections c&#8217;est de ne pas rajouter de l&#8217;huile sur le feu et c&#8217;est plutôt d&#8217;essayer d&#8217;apaiser les choses.</p>
<p><strong>Quand François Bayrou publie un pamphlet à l&#8217;égard de Nicolas Sarkozy, est ce que l&#8217;on peut dire qu&#8217;il apaise les choses ?</strong></p>
<p>MDS. On ne continue pas l&#8217;interview si vous faîtes des comparaisons comme ça. C&#8217;est pas bien.</p>
<p><strong>Vous parliez d&#8217;apaisement…</strong></p>
<p>MDS. Je parlais du Proche-Orient, vous ne pouvez pas tout amalgamer. Vous ne pouvez pas tout mettre au même niveau. Vous devez hiérarchisez les choses. Vous ne pouvez pas dire des phrases comme cela. On parle de choses qui sont profondément différentes. Le terroriste Carlos a dit ce matin qu&#8217;il soutenait Dieudonné. Vous trouvez cela bien ? Moi je ne trouve pas cela bien. Cela ne vous interpelle pas ? Moi cela m&#8217;interpelle. Il faut vraiment pas mettre cela sur le même niveau.</p>
<p>FM. Je pense que c&#8217;est très important ce que vous dîtes parce que j&#8217;ai été confrontée à des réactions extrêmement vives lors de café démocrates dans les quartiers. Je crois que ce que disait Marielle est très vrai. Il y a un vrai terreau et il y a de vraies questions. Il pose de vraies questions mais il a de mauvaises réponses. Sa réponse est de nous resservir le truc du bouc-émissaire.</p>
<p>MDS. Il monte surtout les communautés les unes contre les autres.</p>
<p>FM. Toute ma campagne je l&#8217;ai axée sur l&#8217;Europe car ce qui est formidable avec l&#8217;Europe c&#8217;est la transposition du droit et que l&#8217;Europe est un vecteur de consolidation du droit. Et dans la République française, le problème c&#8217;est que l&#8217;on est pas passé de l&#8217;égalité formelle à l&#8217;égalité réelle. Nous sommes les premiers à avoir demandé la mise en place d&#8217;un observatoire et au delà d&#8217;un vrai plan d&#8217;action pour lutter contre les discriminations. </p>
<p>FM. A partir de ce thème des discriminations, Dieudonné développe un discours antisémite. J&#8217;ai entendu beaucoup de jeunes reprendre son discours. Et ce qui les intéressait dans ce discours, c&#8217;est leur situation personnelle et la question du Moyen-Orient. Je suis comme Marielle, je trouve que c&#8217;est une responsabilité terrible.</p>
<p>MDS. C&#8217;est même au-delà de cela. Au fond, l&#8217;Etat a failli. C&#8217;est bien au delà des partis politiques. L&#8217;Etat a successivement failli depuis plusieurs décennies. C&#8217;est cela que l&#8217;on ramasse aujourd&#8217;hui.</p>
<p>FM. Je tiens quand même à apporter des réflexions et surtout des témoignages que j&#8217;ai vécus. Parmi les jeunes des cités sensibles, il y a une écoute et je dirai une attention très particulière par rapport à François Bayrou. Ce sont vraiment des choses que j&#8217;ai constatées. Beaucoup de personnes notamment de la jeune génération, ont beaucoup d&#8217;empathie pour François Bayrou parce qu&#8217;il a eu un discours de rassembleur aux présidentielles. Et je pense qu&#8217;il a actuellement une capacité à répondre à ces défis. Je ne suis pas si pessimiste que cela.</p>
<p><strong>Récemment dans un entretien au Nouvel observateur Martine Aubry a déclaré qu&#8217;elle n&#8217;était pas pour l&#8217;entrée de la Turquie mais pour poursuivre les négociations. C&#8217;était un petit peu confus. Quelle est la position du Modem sur la question de l&#8217;entrée de la Turquie ?</strong></p>
<p>MDS. Le parti socialiste de tout temps a été pour l&#8217;entrée de la Turquie en Europe et en ce moment Martine Aubry est en train d&#8217;essayer de se positionner de manière confuse en disant : « On est pour la poursuite des négociations d&#8217;adhésion mais pas pour tout de suite&#8221;. Elle s&#8217;emmêle les pinceaux. Nous, nous sommes au fond pour une Europe politique forte avec un premier cercle qui pèse. Après si on est trente on peut avoir un deuxième cercle. Nous sommes pour une Union européenne qui pèse et qui doit avoir des frontières. Et donc pour nous la Turquie n&#8217;a pas vocation à être dans l&#8217;Union européenne. Après on peut imaginer, comme le pensait Mitterrand, une Europe à deux cercles avec un premier cercle dense et politique, uni et puis un deuxième cercle. Ce qui me choque aujourd&#8217;hui dans la campagne c&#8217;est au fond l&#8217;utilisation que font le gouvernement et l&#8217;UMP de la Turquie. C&#8217;est à dire qu&#8217;ils essaient de mettre la question de la Turquie dans la campagne, d&#8217;agiter le chiffon rouge et de pointer du doigt la Turquie. Je trouve cela dégueulasse. D&#8217;abord, c&#8217;est absolument gratuit parce que ce n&#8217;est pas une question qui va être abordée dans les 5 années qui viennent au Parlement européen. Donc faire croire aux gens qu&#8217;il pourrait y avoir une accélération du processus est mensonger.</p>
<p><strong>C&#8217;est pourtant ce que veut la Suède qui prendra la présidence tournante de l&#8217;Union européenne le 1er juillet 2009. Son ministre des affaires étrangères l&#8217;a d&#8217;ailleurs déclaré récemment…</strong></p>
<p>MDS. J&#8217;en suis convaincue. Même si le processus se poursuivait l&#8217;adhésion ne se fera pas avant 10 ou 15 ans. Donc c&#8217;est absolument dégueulasse de faire croire aux Français que c&#8217;est aujourd&#8217;hui que cela se joue.</p>
<p><strong>Pourquoi ne pas le dire ?</strong></p>
<p>MDS. Quand on m&#8217;invite dans les médias, je le dis. Vous savez dans nos cafés démocrates, on a pendant deux heures des questions réponses avec le public. Et bien je n&#8217;ai pas eu une question sur la Turquie depuis le début de la campagne. L&#8217;UMP essaye de la mettre dans la campagne de façon politisée. Mais il faudra que l&#8217;on ait de bonnes relations avec elle, moi je n&#8217;ai pas envie d&#8217;un choc des civilisations.</p>
<p><strong>Est-ce que ce n&#8217;est pas déjà trop tard parce que l&#8217;on a fait des promesses à la Turquie ? C&#8217;est le premier pays avec qui l&#8217;on a fait un accord d&#8217;association et elle est candidate depuis 1987.</strong></p>
<p>MDS. J&#8217;essaye de nuancer parce que ce sont des choses compliquées. Oui, c&#8217;est vrai que cela a démarré depuis longtemps, c&#8217;est vrai que de la part des gouvernements, il y a double langage et vachement d&#8217;hypocrisie, c&#8217;est vrai que lorsque Sarkozy dit &#8220;je suis hostile&#8221; depuis qu&#8217;il est président il n&#8217;a jamais mis de véto. C&#8217;est du pipeau bingo absolu ! Moi, je ne vais pas en faire un truc incontournable dans la campagne. Je vous dis qu&#8217;a priori si on veut une Union européenne forte, il faut bien un moment qu&#8217;elle ait des frontières et que dans ce premier cercle, je ne vois pas à terme la Turquie. Maintenant on verra de quoi sera fait l&#8217;avenir.</p>
<p><strong>On voit que le thème de l&#8217;insécurité revient&#8230;</strong></p>
<p>MDS. Oui, bah voilà ,Turquie, insécurité et j&#8217;attends immigration. Je trouve cela dégueulasse. Xavier Bertrand a mangé le morceau totalement, il a dit : « C&#8217;est fait pour mobiliser notre électorat. » C&#8217;est terrible.</p>
<p><strong>Comment se situe la France en Europe, comment est-elle perçue ?</strong></p>
<p>MDS. La France est perçue comme une nation arrogante, pensant en général qu&#8217;elle a raison sur tout, seule contre les autres et comme faisant aussi beaucoup d&#8217;effets de manche ! Moi je ne crois pas qu&#8217;on aura à nouveau de la croissance en Europe si on ne fait pas de l&#8217;intégration économique. Parce que faire une monnaie sans aller plus loin, dans la politique agricole commune, dans la politique industrielle, ça ne sert à rien. Il faut faire une harmonisation fiscale pour éviter une concurrence sauvage entre états européens. Il faut également une harmonisation sociale. On sait bien que tous les Etats ne sont pas au même niveau de protection sociale mais il faut tout faire monter vers le haut. Nous on dit plan de convergence sociale à 10 ans : se dire que dans 10 ans tous les pays européens sont au niveau social sur le plus haut revenu, pas par le bas, par le haut évidemment. Il faut que l&#8217;Europe soit exemplaire en matière de régulation financière parce que si l&#8217;Europe ne le fait pas ce ne sera pas fait au plan planétaire.</p>
<p><strong>Et sur les politiques d’immigration ?</strong></p>
<p>MDS. Il faut qu&#8217;on ait une politique d&#8217;immigration qui soit plutôt européenne que nationale. Je ne crois pas au fond à des politiques nationales d&#8217;immigration pour éviter que ces questions soient utilisées à des visées électorales. Je préfèrerai que ce soit l&#8217;Europe qui gère cette question, qui n&#8217;est pas facile mais l&#8217;immigration il faut la réguler de façon humaine. Ca c&#8217;est un point aussi important pour moi.</p>
<p><strong>Vous êtes une des seules personnes à avoir été chef de cabinet, de François Bayrou au ministère de l&#8217;Education nationale, à ne pas avoir fait l&#8217;ENA. Pensez-vous qu&#8217;il faille supprimer l&#8217;ENA ?</strong></p>
<p>MDS. Je pense qu&#8217;il faut complètement transformer la formation de ce qu&#8217;on appelle les élites en France. Je pense qu&#8217;il y a une chose tragique dans la société française, c&#8217;est que tous les mômes qui réussissent leur concours à 20 ans, c&#8217;est bloquant pour la société. Au fond, je pense qu&#8217;il faut aussi donner de l&#8217;importance à l&#8217;expérience des gens, à valoriser le parcours de ceux qui ont de l&#8217;expérience. Je pense qu&#8217;il faut complètement transformer tout cela.</p>
<p>Lire l&#8217;interview sur le site du <a href="http://20minutes.bondyblog.fr/news/200906030001/marielle-de-sarnez-l-ump-ressort-le-chiffon-rouge-turquie-insecurite-et-immigration">BondyBlog</a></p>
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