Les Candidats du Mouvement Démocrate aux élections européennes

L'essentiel en quelques mots
Synthèse des contributions

Bernard Lehideux invité à débattre par Notre Europe

Rencontre organisée par Notre EuropeNotre Europe, 3 juin 2009. Bernard Lehideux était invité à débattre avec une centaine de personnes par Notre Europe, Europanova, le Mouvement européen France et France 24 dans le cadre du projet Votons l’Europe, le 3 juin. Etaient également invités Pierre Lequiller (UMP), Harlem Désir (PS), Annemie Neyts (ELDR) et Philippe Lamberts (Verts Belge).

Interrogé sur l’abstention, Bernard Lehideux a tout d’abord regretté que la campagne électorale soit mise en place sans débat d’idées, alors même qu’au Mouvement Démocrate une réflexion de fond au sein de groupes de travail s’est mise en place depuis plus de 6 mois. Pour lui, sans phrase assassine les journalistes ne sont pas intéressés. Le débat sur l’abstention aurait du se poser il y a 5 ans, mais à force d’attaquer Bruxelles, le gouvernement n’est plus crédible lorsqu’il demande aux citoyens d’aller voter. Pour le Parti Démocrate Européen, le progrès économique ne sert à rien s’il n’est pas accompagné par un progrès social. Le PDE souhaite la mise en place d’une politique de défense, une Europe avec une voix européenne et de vrais débats démocratiques.

Rencontre organisée par Notre EuropeA la question des enjeux pour les citoyens et plus particulièrement sur le président de la Commission européenne, Bernard Lehideux a défendu le soutien du PDE à Guy Verhofstadt. Sa personnalité et son positionnement seraient de nature à réunir une majorité. Il a su diriger une coalition pendant de nombreuses années, il a su rassembler et diriger. Il est indispensable que le Parlement européen puisse dire que les choix faits par les Etats membres à huis clos, ne le satisfont pas. Les députés du MoDem n’avaient pas soutenu la candidature de Barroso il y a 5 ans, lui préférant Bronislaw Geremek. Il faut à l’Europe un leader politique avec de l’imagination et de la volonté.

Interrogé sur la stratégie de Lisbonne et le budget européen, Bernard Lehideux a estimé que les Etats membres n’avaient rien fait pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie de Lisbonne, en rejetant la faute sur le Parlement européen ou la Commission. L’échec était inévitable sans politique commune de recherche ou sans politique industrielle commune. Il est ensuite revenu sur la proposition du MoDem d’un emprunt européen pour financer le plan de relance.

Bernard Lehideux a regretté le faible budget de l’Union européenne. Il a appelé les Etats membres à cesser de vouloir définir de nouvelles politiques avant de définir leur budget. Il a rappelé que le Parlement ne cessait de demander plus d’argent, que les projets et les politiques étaient prêts. Le MoDem propose par exemple une taxe carbonne mais également une taxe sur les transactions financières, sans pour autant augmenter la pression fiscale nationale.

Rencontre organisée par Notre EuropeInterrogé sur la nécessité pour un parti d’appartenir à un groupe, Bernard Lehideux est revenu sur le départ de la délégation UDF du groupe PPE, en expliquant que l’arrivée des conservateurs britanniques et des Italiens du parti de Berlusconi avait changé l’équilibre de ce groupe en 2004. Il a également expliqué la nécessité d’appartenir à un groupe pour peser au sein du Parlement. Sans cette affiliation, les députés ne pouvaient pas obtenir de temps de parole ou encore de rapport. Il a enfin fait remarquer qu’il était le coordinateur pour la commission emploi et affaires sociale au sein du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux. Ce qui tend à montrer que les Démocrates sont bien représentés au sein du groupe et que assez souvent sa position était suivie.

Voir le site de Notre Europe avec une page spécialement dédiée aux élections européennes. (Merci à Notre Europe de nous avoir fourni les photos)


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